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11/05/2005

11/05/05 - 09:40

Préférence sexuelle: de l'importance du biologique

En présence d'une substance dérivée d'une hormone sexuelle mâle, le cerveau des homosexuels réagit apparemment de la même façon que ceux des femmes: si elle devait se confirmer, cette découverte d'une équipe suédoise fournirait une nouvelle preuve des différences physiologiques existant au sein du même sexe selon la préférence sexuelle.

Ces travaux sont publiés mardi dans les Annales de l'Académie nationale des sciences.

Les chercheurs conduits par Ivanka Savic, de l'Institut Karolinska de Stockholm, ont fait sentir à des hétérosexuels des deux sexes et à des homosexuels masculins des substances dérivées d'hormones mâle et femelle. Ces substances sont des phéromones, des molécules connues pour déclencher des réactions sexuelles ou de défense chez de nombreux animaux.

La question de savoir si les humains répondent aux phéromones a été longtemps débattue, bien que les chercheurs américains en 2000 aient annoncé avoir localisé un gène qui, selon eux, prouve que le récepteur aux phéromones se trouve dans le nez.

Selon les résultats de l'étude suédoise, quand les sujets étaient soumis à l'odeur d'une substance dérivée de la testostérone, l'hormone mâle, on observait chez les homosexuels masculins et chez les femmes hétérosexuelles, l'activation de certaines régions cérébrales impliquées dans l'activité sexuelle, un phénomène qu'on n'observait pas chez les hétérosexuels masculins.

Mais quand on faisait renifler à ces mêmes personnes des odeurs de cèdre ou de lavande, leur cerveau ne s'activait plus que dans les zones olfactives, celles réservées aux odeurs.

Selon Sandra Witelson, spécialiste d'anatomie cérébrale et de préférence sexuelle à l'école de médecine Michael DeGroote de l'Université McMaster en Ontario au Canada, ces résultats montrent que le biologique joue un rôle dans la préférence sexuelle.

L'étude suédoise ne tranche pas toutefois le débat de savoir si ces réactions sont innées (dès la naissance) ou acquises en fonction de l'expérience de l'individu. Le système nerveux, le cerveau en particulier, est en effet particulièrement malléable au vécu.

commentaires

11/05/05 - 11:18

Je vais l'envoyez à ma mère !! hihi

11/05/05 - 14:48

Et pour les bi comment ça se passe ? Régulièrement des "scientifiques" non dénués d'idées pas très avouables qui n'ont pas grand chose à faire cherchent à nous mettre dans une case mais je pense qu'il ne faut pas s'y attarder . C'est de l'intox .

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