EDF
Les services publics à la française, EDF un monstre au pied d'argile, voilà l'image que les institutionnels ont de cette entreprise... Une dette colossale, des centrales nucléaires vieillissantes et dont le démantelement n'est pas provisionné, des syndicats sur puissant, des retraites non provisionnées... En fait, cette entreprise, qui parait belle ne l'est plus... le risque est dangereux, on le voit bien les institutionnels ne se sont pas précipités pour acheter alors que pour GDF ou France Telecom, si... Mais voila nos chers banquiers ont tout fait pour faire miroiter des gains aux petits actionnaires, certains y ont crus et ont achetés pour faire des plus values rapides, acheter et vendre le même jour, mais voila cette fois cela n'a pas marché, pire, l'action a dévissée ce qui est d'après mes souvenirs la première fois pour une privatisation, et l'état comme les institutionnels sont venus au secour d'EDF une fois de plus, pour ne pas que cela tourne au fiasco, car lors des prochaines privatisations, les gens ne se précipiteront surement pas aussi vite...
Pourtant l'ex COB avait mis les actionnaires en garde dans leur publicités d'introduction, et les institutionnels ne se précipitaient pas, les gens auraient dû se méfier, des procès en perspective lol, mais l'état dans l'histoire n'a pas perdu car à 32/33 euros l'action s'est une bonne affaire, pour ... EDF seulement.
22/11/05 - 14:53
Mais n'y a-t-il pas quelque responsabilité du gouvernement que tu soutiens à vouloir ouvrir à tout prix le capital d'EDF au privé, alors qu'il savait pertinemment que les conditions n'éyaient pas bonnes ? L'endettement d'EDF est en grande partie due aux acquisitions d'entreprises à l'étranger, dans l'Union européenne, là où l'on a ouvert les marchés. Ce qui a limité les capacités d'investissement de l'entreprise, qui aura effectivement à faire face au vieillissement de ses sites de production. Je ne suis pas convaincu de l'utilité d'une ouverture à la concurrence de certains services d'intérêt général, en particulier de celui de l'électricité, prévu par les traités de l'Acte unique, de Maastricht et d'Amsterdam. Elle demeure un parti pris idéologique, dans la mesure où toutes les expériences faites en Europe ont conduit assez rapidement à une concentration, donc à des situations de quasi-monopole de fait (notamment en Allemagne et au Royaume-Uni), qui se traduisent par une hausse du prix de l'électricité et une inhibition de l'innovation (cf. aussi la situation californienne).
herminien2