Qu'en pensez vous ...
bonjour
je reviens sur la mort du gendarme Raphaël Clin .... j'ai reçu un texte que je vous retransmet car je trouve qu'il résume bien la situation actuelle... malheureusement aujourd'hui même la compassion fait des choix.... nos politiques savent faire ses choix en sélectionnant bien les prises de position qui leur apporteront des voix.... et oui quel intérêt avaient ils à aller (comme ils l'ont fait pour le jeune Illan) plubliquement ou non , apporter leur soutien a l'épouse du Gendarme Raphaël CLin.... aucun... ce n'était pas médiatique ...
je vous laisse méditer sur le texte qui suit:
Ilan Halimi et Raphaël Clin sont morts pour rien. Mais si l'un bénéficie désormais de la compassion nationale, l'autre n'a même pas droit de citer sur les antennes ou si peu.
L'un était jeune, aimait les jolies filles et la téléphonie, l'autre était sportif, aimait sa femme et la Gendarmerie. L'un a été torturé sauvagement pendant trois semaines dans un appartement HLM de Bagneux, l'autre a agonisé plusieurs heures sur une route piratée des Caraïbes.
> > Tous deux ont été victimes de barbares sans pitié ni humanité. Antisémites peut-être, racistes sûrement et assassins au bout du chemin. Et la seule différence entre ces nouveaux scories du genre humain est sans doute que les uns ont pris une part active au drame alors que les autres ont attendu, voire souhaité, qu'il se produise. Dans un cas, ils ont tué et torturé volontairement, dans l'autre, ils ont assisté au « spectacle » et l'ont même encouragé. Qu'importe la couleur de leur peau ou leur « alibi » communautaire.
Mais, ce soir, alors que Dominique de Villepin et Jacques Chirac se rendront en délégation à la grande synagogue de la Victoire à Paris pour entourer la famille Halimi, Stéphanie Clin pleurera toute seule à Saint-Martin Marigot, avec sa fillette de 4 ans, la mort de son mari de 31 ans. Comme si l'indignation collective pouvait encore être sélective devant tant de sauvagerie. Et comme si l'on pouvait mettre en balance d'un côté le poids de l'intolérable antisémitisme primaire à Paris et, de l'autre, la légèreté du racisme « ordinaire » outre-mer.
Cette dernière banalisation n'est pas acceptable. Comme il n'est pas acceptable qu'il ait fallu neuf jours à notre Ministre de la Défense pour s'indigner publiquement, par un communiqué de presse, de la mort et des conditions de l'agonie de ce gendarme de la brigade de Marigot. Et comme il est inquiétant qu'il ait fallu toute l'émotion et les protestations d'une jeune veuve pour que la France métropolitaine puisse enfin apprendre, pour les plus attentifs, que Raphaël Clin était mort pour rien, sous les injures et les applaudissements d'une quarantaine de nos concitoyens des Caraïbes.
On savait déjà que racisme et barbarie étaient de toutes les couleurs et de tous les pays. On ignorait encore qu'ils pouvaient être distingués ou étouffés dans la même patrie, par crainte ou par... « diplomatie ».
22/03/06 - 15:46
Tu pompes tes textes chez le FN directement maintenant ?
furyo