J'écoute : Le ronronnement de la clim
Je regarde : la photo de mon Homme
Je lis : Assimil -> Anglais, il faut que je me perfectionne
Je mange : un prince
Je bois : un marco polo de chez mariages frères
Je cite : Tout vient à point à qui sait attendre

27/02/2007

27/02/07 - 10:36

Les Galeries Lafayette

Aujourd’hui, je m’en vais vous parler d’une situation cocasse, même si elle est depuis toujours l’apanage du PS, il s’agit des espèces de luttes internes, de grincements de dents de froncement des sourcils.

Sous le couvert de l’anonymat le retour des « éléphants » ne serait pas reçu de façon aussi positive par tous.

Enfin, je dis des éléphants, étonnamment, 2 échappent à la critique, ce sont DSK pour ses compétences économiques et pour l’intérêt qu’il peut susciter auprès d’un électorat plus centriste, et l’autre, c’est Laurent Fabius qui lui au contraire rallierait plutôt à la gauche du PS et dispose aussi d’une image d’analyse, notamment auprès de ceux qui ont voté non au TCE.

Beaucoup aimeraient d’ailleurs que ces 2 là soient plus proches, beaucoup plus proches, et plus présents, beaucoup plus présents aux côtés de Marie-Ségolène, un des obstacles à cela est la place prépondérante prise par Julien Dray à l’égard duquel ils n’ont, ni l’un ni l’autre beaucoup d’estime et c’est peu de le dire, tout comme d’ailleurs François Hollande.

En coulisse, on parle beaucoup, à voix basse, à mots couverts, mais sans aucune complaisance du retour de Lionel Jospin qui traîne comme un boulet son échec du 1er tour de 2002, d’Emmanuelli que son air sévère et ses déboires judiciaires plombent jusque dans les rangs de son propre parti, et surtout de la Dame du Nord mère des 35 heures, femme sans charme, sans charisme et qui, au-delà de la mesure déjà constable pour beaucoup a laisser l’image de la méthode dictatoriale dans laquelle elle s’était enfermée.

Et puis last but not least, celui qui a rejoint la matriarche depuis l’origine, Jack Lang, certains lui reprochent de trop en faire, de jouer la groupie, il se murmure même qu’on lui aurait demandé de redevenir un peu plus politique et un peu moins féministe ce qui est un comble lorsque l’on connaît le personnage.

Comme quoi, il n’y a pas qu’aux Galeries Lafayette qu’il se passe toujours quelque chose, au grand magasin de la rue de Solferino aussi.

26/02/2007

26/02/07 - 13:55

Nos sous-marins nucléaires

Ci-joint la liste de nos 10 sous-marins nucléaires

6 SNA (Sous-marin nucléaire d'attaque)
- Le SNA Saphir (S 602)
- Le SNA Casabianca (S 603)
- Le SNA Émeraude (S 604)
- Le SNA Améthyste (S 605)
- Le SNA Perle (S 606)
- Le SNA Rubis (S 601)

4 SNLE (Sous-marin nucléaire lanceur d'enfin)
- Le SNLE L'Inflexible (S615)
- Le SNLE Le Triomphant (S616)
- Le SNLE Le Téméraire (S617)
- Le SNLE Le Vigilant (S618)

Au moins tout le monde saura dorénavant le nombre de Sous-marin nucléaire dont dispose la France.

Je fais cet article par rapport à l'interview de ce matin de M. Sarkozy sur RMC Info/BFM TV, ou M. Bourdin a posé comme question à M. Sarkozy le nombre de sous-martin d'attaque dont la France disposait.
M. Sarkozy a répondu 4, et M. Bourdin lui a répondut non 5.

Hors, avant de poser des questions, messieurs les journalistes pensaient à vérifier vos sources et vos réponses.
Et à être plus clair dans vos questions, d'ou une réponse approximative sur le nombre de sous-marin nucléaire. On pouvait répondre, 4, 6 ou 10 suivants quel type d'engin on retenait, tous les sous-marins à propulsion nucléaire, tous les sous-marins d'attaque ou ceux lanceur d'engin.

M. Sarkozy pensait aussi à prendre un moment de réflexion pour répondre, cela vous évitera de répondre trop rapidement, et de vous trompez entre les SNLE et les SNA.

M. Bourdin, je sais que vous êtes en général mieux informé, vérifiez à 2 fois vos informations, pour ne pas vous ridiculiser de cette façon en voulant piéger un candidat.

23/02/2007

23/02/07 - 09:47

Les éléphants ressuscités

Ca y est Marie-Ségolène Royal vient de nous dévoiler sa nouvelle équipe de campagne...
Pour ma part, je m'attendais à tout, sauf à cela... eh oui, elle qui nous faisait une campagne sur le renouveau et la rupture avec les éléphants, quelle ne fut pas ma surprise ce matin que d'entendre que dans le nouveau staff de Marie-Ségolène, nous retrouvions tous les mammouths du PS, Laurent Fabius(l'anti-libéral, Dominique Strauss-Kahn(le libéral), Pierre Mauroy(l'ancêtre), Lionel Jospin (si si), Martine Aubry (de mieux en mieux) et Bernard Kouchner (le trublion), et d'autres que j'ai oubliés.
Nous voici donc avec une belle brochette, pour ma part, je serais militant et/ou adhérent du PS, je me sentirais cocu ce matin, car en désignant Marie-Ségolène Royal face à Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn.
Les militants et/ou adhérents avaient dit non aux anciens ténors du PS, (Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn) , ils avaient souhaités du changement, ce qu'ils ont eu durant peu de temps, vu la chute dans les sondages, on est revenu aux vieilles habitudes et on a fait appel aux anciens pilliers du parti.

Moralité, le navire Royal tangue et on rappelle les vieux briscards de la politique pour sauver le navire...

Mais attention, Messieurs les éléphants du PS, lorsqu'un bateau sombre, on dit toujours, les femmes et les enfants d'abord, les hommes après... Vous risquez de sombrer plus vite qu'elle...

22/02/2007

22/02/07 - 17:00

Petit cadeau



Je viens de me faire plaisir, et de m'offrir un bien joli stylo...

Un magnifique stylo Meisterstück* de chez MontBlanc*, certes je n'ai pas pris le stylo plume ce coup-ci, juste le roller ball, le stylo plume sera pour la prochaine fois.



Et bien entendu, l'étui MontBlanc* pour recevoir mon roller ball, et d'ici quelque temps, le stylo plume qui va avec.




*Marque et modèle déposés

21/02/2007

21/02/07 - 11:08

Info ou Intox



Hier soir, en écoutant l'émission de Marc-Olivier Fogiel, j'ai appris, que M. Lepen serait atteint d'un cancer?

Info ou intox?

Cela expliquerait peut être, ses moments de trou lors de son émission de TF1 et la baisse de sa hargne et de ses dérapages ?

21/02/07 - 10:56

M.J.S. (Mouvement de la jeunesse socialiste)

Hier soir, je regardais l'émissions C dans l'air sur France5, et qu'elle ne fut pas ma suprise de voir lors d'un reportage, qui était consacré à la prestation de Marie-Ségolène Royal, vu de chez les militants, ceux des MJS, et voilà qu'un de ses braves jeunes, peut être un peu trop pour avoir une culture politique suffisante, qui était heureux d'entendre sa pretresse, nous dire que si elle était élu, tous les ministres (femmes et enfants inclus) ne seraient plus logés au frais de l'état, et voilà que ce brave jeune homme en va de sa petite phrase assassine, et oui, il n'y a que la droite pour bénéficier de ses avantages, et de nous parler de se regretter M. Gaymard. Il faudrait lui expliquer à ce petit militant du PS, que tous les ex-ministres socialistes vivaient eux aussi au frais de l'état dans les appartements mis à leur disposition, que leur ex-président (M. François Mitterand) avait fait logé et protégé pendant des années sa maitresse et sa fille illégitime. Et un autre militant, nous parlant des 4 000€ de frais de restauration du couple Chirac, mais je crois avoir lu récemment dans la presse, que la cours de compte épinglé, la municipalité de Gauche de Paris, au sujet de ses frais de représentation, qui était quelque peu elevée, et surtout qui manquait beaucoup de jutification, et ou il apparaissait quelque copinage... tout comme pour le président socialiste de la région Ile de France, condamné récemment...

Avant de dire que tout est bien et parfait, il faudrait apprendre à tourner 7 fois sa langues dans sa bouche, messieurs de la jeunesse socialiste.

Mais avant que l'on ne m'attaque là dessus, la droite n'a pas été exemplaire là dessus, et je le regrette.
J'espère que mon candidat, M. Nicolas Sarkozy, mettra en place s'il est élu, le fait que seul les ministres ayant un besoin réél d'un appartement de fonction en ait un (Comme celui de la défense, de l'intérieur, des affaires étrangères...)

21/02/07 - 10:49

Soulagement

A la vue des échos de la presse depuis 2 jours, suite à l'audition de Marie-Ségolène Royal sur TF1 et sa résurrection dans les sondages. Nous n'avions plus le droit aux petites affaires internes au PS, cela nous manquait.

Après, les différentes petites bourdes, de notre chere candidate, les petites phrases assassines de son porte-parole, les petites phrases mal calculées de son cher ex compagnon, et aussi toutes les petites vacheries que seul le PS s'est faire... Revoici l'épisode M. Besson, après avoir démissioner à grand bruit de son poste de secrétaire national à l'Economie du PS, le voilà qu iaujourd'hui, quitte carément le PS, et rend comme on dit sa carte.

Je commencais à croire que le PS avait changé, et que la pseudo belle prestation de Marie-Ségolène allait ressouder les rangs, mais que nenni, 2 jours de calme et de nouveau la tempête...

J'adore la campagne présidentielle, heureusement que le PS est là, sinon, on finirait par croire que nous sommes dans une campagne en vue d'une éléction cruciale pour notre pays, alors que nous avons plus le droit au coup bas interne du PS. Que ne ferait on pas pour faire parler de soi.

20/02/2007

20/02/07 - 17:04

Augmentation



Ma première mesure si je suis élue, pour relancer la consommation des ménages, je double la prime de rentrée scolaire, elle serait maintenant d'environ 500€ par enfant...

La FNAC va de ce fait, comme tous les ans, augmenter de façon plus que significative son CA de fin aout/ début septembre dans le matériel télé/hi-fi/vidéo, grâce à Marie-Ségolène Royal...

Mais ce qu'elle ne nous a pas dis, c'est que les cons qui vont payés, ce sont nous.

20/02/07 - 17:00

Les français ne sont pas des veaux*



Ce matin, les médias dans leur ensemble trouvaient et pensaient que Marie-Ségolène Royal avait fait une bonne prestation, hors, cet après-midi, premier sondage, 65% des français interrogés n'ont pas été convaincus par les propos de Marie-Ségolène Royal.

*dixit le général de Gaulle

15/02/2007

15/02/07 - 10:05

La fuite des cerveaux... (rire)

Voilà après Johnny Hallyday, qui quitte la France pour aller s'installer en Suisse, voir en Belgique et pourquoi pas à Monaco, pour fuir notre cher fiscalité...
Mais quelle horreur, lui Johnny un soutien de Nicolas Sarkozy, il n'en fallait pas plus pour la gauche et les médias de crier au scandale....
Mais on oubliait tous ceux qui était déjà parti, et pour certains revenus...

Et là depuis le début de la semaine, qu'entends-je, un dénommé Renaud, grand soutien de la gauche, qui nous annonce son départ pour le Royaume Uni, mais bien entendu pas pour fuir le fisc, quelle connerie ou mensonge, lui qui dans les années 80 critiquait le système de Margareth Tatcher, mais aujourd'hui, il y va pour profiter des bienfaits de la politique de la dame de fer...

Nos chers journalistes, et socialistes, vont ils lui faire le même procès qu'ils ont fait à Johnny ?

13/02/2007

13/02/07 - 15:53

Les revenus du couple Sarkozy

http://www.lexpress.fr/info/france/dossier/presidentielle/dossier.asp?ida=455034&p=2

11541*12 indemnités de ministre de l'intérieur
3498*12 indemnités de président du conseil général des hauts de seine

Soit 138492 + 41976 = 180 468€

Ce qui représente, 3 fois moins que le couple Hollande/Royal

13/02/07 - 15:48

Revenus du couple Hollande/Royal

Les revenus du couple Hollande-Royal : Base baréme finances publiques année 2005, donc ajouter inflationsalaires mensuels à x 12deputé Hollande6769

député Royal

6769

présidence région Royal

5227

maire de Tulle(moins de 15.000 habitants) Hollande

2343

total pour le couple 21.108 euros mois soit par an 253.296 euros

si vs ne le croyez pas allez sur site

http://www.politique.com/dossiers/france/articles/finances-publiques/remunerations-hommes-politiques-2005.htm

en sus

2 indemnités de résidence de 157 euros mois = 314 euros, non imposable

2 indemnités de fonction de 1353 euos mois soit 3021 euros, non imposable

2 indemnités pour frais de mandat de 6112 euros mois soit 12.549 euros

non imposable

soit pour toutes ces indemnités un total de 15.884 x 12 soit190.000 euros par an pour les deux

ceci pour les faux frais

et encore en sus pour payer leurs collaborateurs de 1 à 5 collaborateurs

8.553 euros mois x 12 =102.636 euros par an

+ forfait téléphonne, reduction SNCF etc

aprés 15 ans droit à une retraite pour chacun de plus de 2200 euros

plus ils restent députés plus cela monte

au total le couple Royal/Hollande nous coute 605.932 euros par an , sans compter les charges sociales????

soit en francs plus de 3.974.000 francs

avec un revenu mensuel pour un couple, hors indemnités, de plus de 21.000 euros,

ce n est pas étre un français AISE, mais plutot un PRIVILEGIE

Si ce n’est pas ROYAL !!!

Bonne journée quand même, info à diffuser au maxi, bien sûr !!

On a oublié la mutuelle des parlementaires où les remboursements dentaires sont plus de 20 fois supérieurs aux nôtres, cela leur permet d’avoir des palais en or massif !!!

12/02/2007

12/02/07 - 12:36

Nostalgie quand tu nous tiens

La campagne est bien lancée, cette fois nous pouvons en être sûrs.
Maintenant, deux choix de société vont s'imposer à nous.
D'un côté, un programme (ou catalogue des 100 idées façon Mitterrand années 1980)qui va faire stagner la France en ne réglant en rien les problèmes majeurs de société. Qu'avait fait F. Mitterand de ses fameuses 100 idées ? Et qu'est-il advenu de la France qui n'a cessé de dégringolé sur le plan mondial ? De plus, on a pu voir ce que le "social" a opéré. Moins d'emplois, plus d'immigration incontrôlée, un apauvrissement du pays, une augmentation du nombre de fonctionnaires. Etes-vous bien sûrs d'en redemander ?

D'un autre côté, un VRAI programme pour la France pour nous sortir de cette torpeur maladive. Produire des richesses en tirant la France vers le haut avec une immigration contrôlée, une diminution du nombre de fonctionnaires, l'envie de créer des entreprises et donc des emplois, de se battre afin que personne ne soit en reste.

Mme Royal semble ignorer que le monde depuis 20 ans a considérablement changé (la mondialisation, les pays émergents ...), elle est restée dans sa bulle, ne songeant qu'à sa propre image.
Et elle va cocufier tous ces pauvres jeunes de 2007 comme l'ont été ceux de 1981 et 1988. C'est à craindre.

12/02/07 - 12:04

Titanic



Cette image me fait penser au film Titanic... elle risque de sombrer comme lui...

Car pour ma part, j'ai écouté avec attention son discours, et je n'ai pas été convaincu, les larmes de crocodile, c'est pas mon truc...

Son programme, nous en avons un avant-goût, et cela me fait peur, et il est plutôt voire très démagogique... le SMIC à 1500€, elle ne sait pas compter, dans 5ans, avec les hausses actuelles, il sera mécaniquement à 1445.14 € brut, donc, quelle avancée...

Je pense mais c'est mon avis, qui est certes partisan, vu mes idées, mais je n'aimerais pas être socialiste à l'heure actuelle, car vu son programme, plutot démagogique et n'ayant pas beaucoup de nouveautés, retour des emplois jeunes (nouveau nom) retour de la police de proximité (nouveau nom) SMIC à 1500€ (augmentation mécanique) et qui dit SMIC à 1500€ dit automatiquement délocalisation.

12/02/07 - 11:22

Ralliement

Ce matin, j'ai cru entendre que Jean-Jacques Goldman soutenait la candidature de N. Sarkozy ?

Est-ce vrai, j'avais tjs entendu dire que J.J. Goldman était plutôt de sensibilité communiste?
Est-ce que tous les people qui votaient communiste, se détournent du parti pour soutenir N. Sarkozy ?

12/02/07 - 09:52

"Pacte républicain" contre "Pacte présidentiel"

Lequel de ses 2 pactes l'emportera ???

Résultats le soir du 22 avril 2007 pour le 1er tour.

12/02/07 - 09:45

LE CLAN DES DIVORCEES



Ce WE petite sortie au théâtre avec mes parents...

Nous sommes allés voir cette pièce de théâtre, et ce fut durant 1h30 rire et hilarité, vraiment un moment très sympathique...

Je recommande vivement cette pièce.

09/02/2007

09/02/07 - 10:46

Le vrai visage de Marie-Ségolène

09/02/07 - 10:43

La nouvelle bourde de la gauche

Il y a quelque temps de cela toute la gauche critiqué le fait que la police est utilisé des moyens plutot musclé pour retrouver le Scooter de l'un des enfants du couple Sarkozy...
Hors ce matin, nous apprenons que le fils de Mme Royal et M. Hollance, avait lui aussi perdu son scooter, il y a de cela 2/3 ans, et que les forces de l'ordre avait procédé de la même façon en utilisant un relevé d'empreinte ADN... je crois que les socialistes (les 2 sus-nommés) ont la mémoire courte...


Autre information croustillante du matin, les RGs ont menés une enquête interne pour découvrir le nom du fontionnaire de Police à l'origine de cette fuite... Et voilà, le corbeau a été démasqué, c'est un Commissaire de Police, syndicaliste et adhérant/militant des Verts.

Et après, on va nous dire que la droite, pardon, l'UMP, que dis-je, Nicolas Sarkozy est responsable de tous les coups bas... Comme quoi, les vrais responsables des sales sont toujours ceux qui crient le plus fort, et surtout au LOUP...

08/02/2007

08/02/07 - 13:58

Bizarre, vous avez dit bizarre

Depuis quelques temps d'anciens fidèles de la gauche Mitterandienne, désertent le parti socialiste...
Et apportent plus ou moins implicitement leur soutien à Nicolas Sarkozy.....

Roger Hanin, Pascal Sevran, Bernard Tapie, Bernard Kouchner ...

Y aurait-il une certaine désertion au sein du PS ...

Dernièrement j'ai entendu que Strauss-Kahn avait une légère préfèrence lui aussi pour Sarkozy ???


Le comité de soutien people comprendrait : Christian Clavier, Jean Reno, Johnny Hallyday, Doc Gynéco, Pascal Sevran, Pierre Palmade, Faudel, Jean-Michel Jarre, Steevy... Le Monde - 08 septembre 2006

08/02/07 - 13:49

"Notre République"

Attention, c'est très long, mais c'est pour moi, un magnifique discours...


Mes amis,

Mon devoir, ma responsabilité, mon ambition est celle de l'union de tous ceux qui veulent la victoire de nos idées. Que nul ne doute en cette minute que je ne faillirai pas à ma mission. Je veux l'unité. Je suis le garant de l'unité. Et s'il le faut je serai unitaire pour tous les autres.

Je salue le Périgord où depuis que le premier artiste dessina il y a 20 000 ans sa première représentation sur les parois de Lascaux il se tisse entre la nature et l’Homme ce lien profond et mystérieux qui sur tant de territoires rattache les Français d’où qu’ils viennent à une terre, à des paysages, à un climat.
Je salue les Périgourdins qui choisirent toujours la fidélité à la France et qui furent dans leur histoire toujours du côté de la justice et de la tolérance.
Je salue cette terre généreuse où les exilés et les proscrits ont toujours trouvé l’hospitalité et où naquit le premier Français qui osa proclamer que « la nature de l’homme est d’être libre et de vouloir l’être ».
Je salue cette terre où depuis les maquis contre les Anglais de la guerre de Cent Ans jusqu’aux maquis contre les Allemands de la Deuxième Guerre Mondiale, depuis les guerres de religions jusqu’aux révoltes paysannes se sont cachés dans ses grottes et dans ses forêts tant d’hommes qui avaient compris que pour devenir libre il faut avoir la force de dire «non ».
Français de toutes les provinces, nous sommes les citoyens d’un vieux pays qui a surmonté bien des épreuves et bien des drames. Nous sommes les citoyens d’un vieux pays qui s’est toujours relevé quand on le croyait terrassé, qui a toujours résisté quand tout le monde l'imaginait vaincu, qui a toujours repris son essor quand on le pensait condamné à la décadence.

Il y a dans le peuple français une énergie qui vient du fond des âges et qui resurgit quand tout semble perdu. Tant de fois la France parut sur le point de se défaire, tant de fois elle sut se ressaisir ! Tant de fois elle parut sur le point de s’effacer, tant de fois elle étonna le monde en ressuscitant !
Il y a des pays qui sont portés à la grandeur par le patient et laborieux effort d’un peuple persévérant.

Alors que le monde se met à douter de la France, et que les Français eux-mêmes s’interrogent, voilà qu’une fois de plus, des tréfonds du pays je sens monter cette volonté de renouveau que je veux incarner et par laquelle je veux vaincre la fatalité. Cette force que j'imagine, elle est en vous. Elle est dans cette foule immense rassemblée ce soir à Périgueux.
Vous êtes les héritiers d’une grande histoire. Vous êtes les héritiers de tous ceux qui refusent l'idée même du renoncement, qui connaissent le sens des mots résistance, honneur, fraternité, liberté, justice, et pour lesquels par dessus tout la République n’est pas une pensée morte mais une idée vivante.
Je le sais. Je le sens. La Dordogne est passionnément républicaine.

En 1940 la Dordogne accueillit les habitants de Strasbourg évacués devant l’avancée des troupes hitlériennes. Des milliers de Juifs alsaciens furent cachés dans les villages et dans les fermes. Certains parmi vous sont les enfants de ces persécutés que la milice et la Gestapo ne trouvèrent jamais et qui finirent la guerre dans la brigade Alsace-Lorraine. Malraux, qui se battit ici aux côtés des maquisards de Dordogne, disait d’eux : « ces quelques centaines d’hommes à quatre pattes dans les bois, avec quelques revolvers et un drapeau fait de trois mousselines nouées, ont maintenu la France avec leurs mains nues ».
Ils ont fait la République fraternelle dans laquelle je crois.
La République ne se définit pas seulement par ce à quoi elle s’est opposée – l’absolutisme, le cléricalisme, l’antidreyfusisme, le collectivisme ou le totalitarisme – mais aussi par ce qu’elle propose.
La République ce n’est pas seulement le contraire de l’Ancien Régime. Ce n’est pas seulement l’antithèse de Vichy. Ce n’est pas non plus uniquement la démocratie.
La République c’est la compréhension mutuelle, le respect de l'autre et la solidarité pour tous.
C’est la liberté de chacun garantie par la liberté de tous.
C’est l’égalité des droits pour tous garantie par les devoirs de chacun.
C’est la souveraineté de l’individu garantie par la souveraineté du peuple.
C’est l’espérance de la justice.
C’est la volonté générale exprimée par la loi.
C’est la nation qui se gouverne elle-même.
C’est l’Etat impartial. Idée sur laquelle je ne transigerai pas et qui passe par des nominations elles aussi impartiales.
C’est la foi dans la raison, dans l’Homme et dans le progrès.
C’est le mérite.
C’est la vertu civique comme fondement de la citoyenneté.
C’est la propriété et son respect comme conditions de la liberté.
C’est le service public comme condition de l’égalité de tous les citoyens, quel que soit leur rang, quel que soit leur handicap, quel que soit le territoire où ils vivent.
C’est l’éducation comme condition de l’émancipation.
La République fraternelle c’est celle des paysans périgourdins qui cachent les Juifs alsaciens au péril de leur vie.
La République fraternelle c’est celle d’Eugène Leroy et des croquants, celle de Mirabeau et des droits de l’homme, celle de Victor Hugo et des « Misérables », celle de Jules Ferry et des instituteurs, celle de Jaurès et des dreyfusards, celle du Général De Gaulle et des Français libres.
Nous sommes les héritiers de tous ceux qui dans l’histoire ont porté haut les idées de nation et de République quel que fût leur parti.
Qu’il soit bien entendu que nous ne laisserons pas plus le monopole de la République au Parti Socialiste que nous ne laisserons le monopole de la nation à l’extrême-droite.
Qu’ont fait les socialistes, pour la République ? Rien ! Qu’ont-ils l’intention de faire ? Pas davantage ! Les socialistes de jadis étaient d’abord des Républicains. Les socialistes d'aujourd'hui sont d’abord des socialistes. Ils ne sont pas préoccupés par l’avenir de la République. Ils sont préoccupés par l’avenir du socialisme. Ils n'ont pas tort : la République est toujours une idée neuve tandis que le socialisme est déjà une idée morte. Pour eux la République c’est l’affaire des partis. Pour nous c’est le problème de la nation. Pour eux la République c’est la gauche. Pour nous la République ce n’est pas la droite, ce n’est pas la gauche, ce sont tous les Français.
J'affirme qu’on affaiblit la République quand on cherche à abaisser l’autorité de l’Etat. On affaiblit la République quand on dénigre la nation. On affaiblit la République quand on soutient ceux qui violent la loi, ceux qui squattent le bien d’autrui, ceux qui veulent avoir tous les droits sans respecter les droits des autres. On affaiblit la République quand on s’efforce par tous les moyens de ruiner la morale de l’effort et du mérite, quand on transforme le citoyen en assisté, quand on confond l’égalité avec l’égalitarisme, la solidarité avec l'assistanat.
On affaiblit la République quand on la livre aux corporatismes et aux clientélismes, quand on l'abandonne aux communautarismes.
A ceux qui veulent l’ordre sans le mouvement, je dis que la République est un idéal de progrès, et que dans un monde qui change la République immobile est vouée au déclin.
A ceux qui veulent le mouvement sans l’ordre je dis que le désordre prépare toujours le triomphe de la loi du plus fort, qui est le contraire de la République.
Je veux dire que la République n'est pas un modèle figé pour l'éternité mais un projet toujours inachevé, un élan du cœur et de l'esprit, un idéal de civilisation et d'humanisme, un rêve d'universalité et de fraternité.
Je veux dire que la République, depuis 200 ans, c’est une continuité de principes, de valeurs, d’objectifs et une variété de moyens, de procédures et de priorités en fonction des circonstances.
Je veux dire que la République de Jules Ferry et de Gambetta n’était pas celle de Danton pas davantage celle de Robespierre, que celle de Clemenceau n’était pas celle de Lamartine et pas non plus celle du Général De Gaulle. Elle fut tour à tour girondine, jacobine, libérale, anticléricale, sociale, radicale... Elle se développa tour à tour par la conscription, par le suffrage universel, par l’école, par la laïcité, par la Sécurité sociale ou par le droit du travail… Elle s’affirma tour à tour dans la guerre et dans la paix, mais toujours combattant pour le même idéal.
Il y a cent ans presque jour pour jour Clemenceau prononça à la Roche-sur-Yon, sur cette terre vendéenne où il était né, un de ces discours dont il avait le secret «le combat éternel pour la libération de l’Homme continue, non plus nécessairement à coups de fusils mais à coups de pensées, par le livre, par la parole, par la leçon. Le combat n’est plus aux chemins creux, il est à l’école (…) La République n’est rien qu’un instrument d’émancipation, un instrument d’évolution par l’éducation de tous ». On ne saurait mieux dire !
Nul ne se bat plus pour le drapeau blanc ou pour le drapeau rouge.
Nul n’a plus à choisir entre la liberté ou la mort.
Il n’y a plus de sans-culotte pourchassant les aristocrates.
Il n’y a plus de chouans en Vendée, ni de croquants en Périgord.
La République a accompli le vieux rêve des rois. Elle nous a fait une nation une et indivisible. Une communauté de libres citoyens.
Il y a bien une exception française auquel il est légitime que nous soyons attachés, non parce qu'il est la marque d'une quelconque supériorité par rapport aux autres, mais parce qu'il exprime ce que nous sommes et ce qui nous unit. Cette exception tient en trois mots : la Nation, la République, l'Etat. Cette exception est politique. Elle est intellectuelle. Elle est morale. Elle est culturelle.
C’est le miracle de la France de conjuguer une identité si forte avec une aspiration si grande à l’universalisme.
C’est le miracle de la France d’être une grande patrie faite d’une multitude de petites patries unies par une formidable volonté de vivre ensemble, de partager une langue, une histoire, une façon d’être et de penser, où chacun se reconnaît dans un idéal et un destin communs sans que soient effacés les histoires personnelles et les destins particuliers.
C’est le miracle de la France d’avoir forgé de l’unité sans jamais fabriquer de l’uniformité.
C’est le miracle de la France de combiner une aussi haute idée de l’Etat avec une passion aussi grande de la liberté.
C’est le miracle de la France d’être aussi fortement attachée à l’idée de nation et en même temps aussi ouverte sur le monde.
C’est le miracle de la France d’aimer d’une même passion l’égalité et le mérite, le sentiment et la raison.
Mais chacun sent bien que ce miracle est menacé.
L’Etat s’abîme dans l’impuissance, la nation dans la repentance, la République dans le communautarisme, les discriminations, le chômage et la pauvreté.
Dès lors, mon projet est simple : Je veux construire une nouvelle relation avec les Français, faite de vérité, de respect de la parole donnée, de confiance. Je veux un nouvel Etat, une nouvelle nation, une nouvelle République.


La République c'est d'abord une certaine idée de la Nation.
A force de demander à la France d’expier son passé,
A force de demander aux enfants de se repentir des fautes des pères,
A force de réécrire l’histoire avec les préjugés d’aujourd’hui,
A force de dénigrer la nation et de la charger de tous les péchés de la Terre,
A force de nourrir la honte d’être Français au lieu de chercher les raisons d’en être fier.
A force c’est notre capacité à vivre ensemble qui s’abîme, c’est notre participation à un destin commun qui est remise en question.
A force ce sont les valeurs de la République qui se trouvent menacées.
A la gauche je dis : non, la nation n’est pas l’ennemie de la République. La nation c’est ce qui fait que la République n’est pas seulement une idée généreuse mais aussi une réalité vivante.
A l'extrême droite je dis : non, la République n’est pas l’ennemie de la nation. La République est l’ennemie du nationalisme. La République c’est une conception ouverte, tolérante et généreuse de la nation. Le nationalisme c’est une conception fermée, intolérante et agressive de la nation.
A tous, je veux dire :
La nation n’est pas un obstacle à la démocratie, elle en est la condition.
La nation n’est pas un obstacle à la paix. C’est le mépris des nations et de leurs identités, c’est la violation du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes qui sont les principales causes de la guerre.
La nation n’est pas un obstacle à la construction de l’Europe, à l’organisation du commerce mondial ou à la lutte contre l’effet de serre.
Ceux qui voudraient construire le monde de demain contre les nations au lieu de travailler à leur entente et à leur coopération courent droit à l’échec. Un monde sans attache, sans frontière et sans souveraineté serait un monde sans liberté, sans solidarité et sans responsabilité. Un monde qui aurait perdu en humanité.
L’homme ne grandit pas quand la nation décline. Entre la fuite en avant dans le mondialisme et l’enfermement dans le local, entre le marché planétaire et les féodalités, entre le nomadisme et le tribalisme, je le dis haut et fort : la conception française de la nation est une force d’émancipation.
Le 21 avril 2002, le non à la Constitution européenne, la montée du vote extrême et du vote protestataire qui mettent la République en péril sont d’abord l’expression d’une profonde crise de l'identité nationale. Nous n'avons pas pris cette crise suffisamment au sérieux. Il faut cesser de se voiler la face, de se soumettre à la dictature du politiquement correct et de la pensée unique.
Il faut dire les choses comme elles sont :
C’est le dénigrement et l’affaiblissement de la nation qui attisent le nationalisme.
C’est l’incapacité croissante de la nation à protéger qui nourrit l’exaspération sociale.
C’est l’affaissement de l’identité nationale qui nourrit la crispation identitaire.
C’est le déclin du volontarisme qui nourrit la défiance envers des élus condamnés à répéter qu’ils ne peuvent rien.
La France est généreuse, la France est tolérante, la France est ouverte. Mais la France ne renoncera pas à son identité, à sa culture, à sa langue.
La France c’est la nation mise au service d’une certaine idée de l’homme, et cette idée de l’homme la France est bien décidée à ne pas la renier.
La France est accueillante mais elle ne veut pas qu’on s’installe chez elle sans respecter ses lois, ses mœurs, ses traditions, ses valeurs.
La France est prête à faire des efforts pour mieux intégrer ceux qui viennent d’ailleurs, pour leur donner des droits, pour lutter par tous les moyens contre les discriminations, contre les ségrégations et contre le racisme. Elle est prête à donner plus à ceux qui ont moins. Elle est prête à promouvoir la diversité partout où elle a du mal à s’imposer. Mais elle ne veut pas accepter le communautarisme. Elle ne veut pas de ceux qui ne la respectent pas. Elle ne veut pas de ceux qui ne l'aiment pas.
La France veut garder vivantes les langues et les cultures d’origine et les langues et les cultures régionales, parce que c’est une richesse et parce que la francité c’est quelque chose en plus, pas quelque chose en moins, une adhésion, pas une amputation.
Mais je n'accepterai jamais qu’il y ait en France des enfants qui n’apprennent pas le Français, qu’il y ait en France des enclaves linguistiques ou des citoyens qui seraient autorisés à utiliser une autre langue que le Français dans leurs rapports avec l’administration.
La France est prête à organiser le dialogue entre l’Etat et les grandes religions, elle veut que tous les croyants puissent prier dans des lieux de culte convenables, elle veut que les croyances de chacun soient respectées, mais elle ne veut renoncer ni à la liberté d’expression - les menaces contre un enseignant sont un scandale - ni à la laïcité. Elle ne veut pas le voile à l’école, ni l’infériorisation des filles, ni les mariages forcés, ni la polygamie, ni l’excision. Elle ne veut pas de la confusion entre le spirituel et le temporel, ni du fanatisme. Elle ne tolérera sur son sol ni les guerres de religions, ni le séparatisme religieux, ni l'extrémisme sous quelque forme que ce soit.
Elle ne reniera pas non plus, il faut avoir le courage de le dire, deux mille ans de chrétienté, deux mille ans d’héritage de valeurs spirituelles et de valeurs de civilisation que notre morale laïque a incorporées et qui sont inscrites dans les valeurs de notre République.
La France qui a porté la grande idée de l'Europe politique rejette le nationalisme qui n’est pas l’amour de la patrie mais la haine des autres. Elle est le seul pays qui, en hissant la fraternité au même rang que la liberté et l’égalité, dit au monde comme Antigone : « je suis née pour partager l’amour, non pour partager la haine ».
Mais si la France se trahit quand elle se laisse aller à la haine des autres, elle se détruit quand elle se laisse aller à la haine de soi. Il faut en finir avec le masochisme national. Si nous ne sommes plus unis par la fierté d’être Français, si nous ne prenons plus en partage une histoire et une civilisation, sur quoi allons-nous fonder notre appartenance à une communauté de destin ? Sur quoi allons-nous fonder notre solidarité ? D’où viendront nos droits et nos devoirs les uns vis-à-vis des autres ?
Je suis fier d’être Français et personne ne m'enlèvera cette fierté.


La décentralisation est une nécessité pour que l’action publique se rapproche des citoyens. Parce que les problèmes ne sont pas identiques en Picardie et en Provence, en Alsace et en Aquitaine, à la Réunion et en Martinique. Parce que les priorités ne sont pas les mêmes, parce que les atouts sont différents d’une région à l’autre.

Mais il est hors de question que la France devienne un Etat fédéral. Il est hors de question que renaissent des féodalités locales et des principautés, hors de question que les territoires riches deviennent toujours plus riches et les pauvres toujours plus pauvres, ou que la citoyenneté devienne à géométrie variable, hors de question que l’unité nationale et l’égalité qui en est la clé de voûte soient remises en cause par quiconque.
La France a besoin de l’Europe, la France veut l’Europe, mais la France ne veut pas que l’Europe se construise contre la nation. La France veut déléguer sa souveraineté pour qu'elle soit exercée en commun parce qu’elle sait bien que toute seule elle n’aura pas les moyens de faire entendre sa voix dans le dialogue des cultures, ni de jouer un rôle décisif dans l’économie globale.
Mais la France ne veut pas par la dérive des jurisprudences et par une interprétation abusive des traités que la démocratie nationale soit vidée de sa substance au profit d’une technocratie communautaire. Elle veut que le principe de subsidiarité soit strictement appliqué et que l’Europe soit un multiplicateur de puissance, non une cause d’affaiblissement.
Elle veut que l’Europe soit une protection, non le cheval de Troie d’une concurrence déloyale.
Elle veut le marché unique et la libre concurrence à l’intérieur de l’Europe mais elle ne peut accepter que l’Union serve de prétexte à tous les dumpings fiscaux et à tous les dumpings sociaux. Elle veut le droit à la libre circulation des personnes à l’intérieur de l’Europe mais elle ne peut pas tolérer que certains pays négligent le contrôle de leurs frontières ou que d’autres procèdent sans concertation à des régularisations massives d’immigrés clandestins.
Elle veut les règles du libre-échange mais si tout le monde les respecte.
Elle veut être un acteur de la mondialisation mais elle ne veut pas que l’éducation, la santé, la culture, l'agriculture ou l’environnement soient soumis au seul droit du commerce et à la seule loi du profit.
Elle veut tirer des leçons des expériences réussies des autres nations, mais elle ne veut en imiter aucune.
Elle veut être l’amie de tout le monde, mais elle ne veut être la vassale de personne.
Elle veut être idéaliste, mais elle ne veut pas être naïve.
Elle veut être ouverte et accueillante mais elle ne veut pas se dissoudre.
Il n’y a, à mes yeux, qu’une seule politique qui vaille pour la France : celle qui défend en toute circonstance son honneur, son identité, ses intérêts et ses valeurs. Au final, sa capacité à être exemplaire.


La République c'est aussi une certaine idée de l'Etat.
En France l’Etat a une importance qu’il n’a nulle part ailleurs.
C’est l’Etat qui a fait la France.
C’est l’Etat qui a forgé la nation et qui en a maintenu l’unité.
C’est l’Etat, tour à tour administrateur, militaire, instituteur, entrepreneur qui nous a faits ce que nous sommes.
Toujours, l’effondrement de l’Etat a coïncidé avec l’effondrement de la nation.
Nous ne moderniserons pas la France et nous ne conforterons pas la République sans refaire l’Etat.
Je récuse l’étatisme et le dirigisme.
J’ai la conviction que l’Etat n’a pas vocation à se mêler de tout, à intervenir partout.
J’ai dénoncé plus que quiconque les dérives et les excès de l’Etat-Providence qui ont contribué à créer un climat délétère d’irresponsabilité, d’assistance et de nivellement.
Je ne suis pas spontanément porté au jacobinisme et au centralisme.
Mais je ne suis pas de ceux qui pensent que c’est en abaissant l’Etat que l’on relèvera la France.
La France pour être forte a besoin d’un Etat fort.
Or, aujourd'hui il est faible parce qu’il est étouffé par son endettement et par sa bureaucratie.
Il est faible parce qu’il se charge de trop de missions qu’il n’a pas les moyens d’accomplir.
Il est faible parce qu’il est miné par les corporatismes et paralysé par les conservatismes.
La faiblesse de l’Etat, elle est dans le renoncement politique bien plus que dans la défaillance de l’administration.
Quand l’Etat est humilié c’est la France qui est humiliée. Quand l’autorité de l’Etat est bafouée c’est la République qui est bafouée. Quand l’Etat est faible ce sont les plus vulnérables qui en souffrent le plus.
Comme en 1958 il faut refaire l'Etat. Sauf que le problème aujourd'hui n'est pas dans la Constitution. Il est dans les comportements, dans les façons de penser, dans la manière de gouverner.
Je veux un Etat respecté.
Je veux un Etat que les fonctionnaires soient heureux de servir et dont les Français soient fiers.
Je veux un Etat exemplaire sur le plan de la diversité et de la lutte contre les discriminations.
Je veux un Etat qui domine les intérêts catégoriels au lieu d’être dominé par eux.
Je veux un Etat qui ne soit pas fragilisé par le laxisme et par la fraude.
Je ne veux pas que ceux qui ne veulent rien faire, que ceux qui ne veulent pas travailler vivent sur le dos de ceux qui se lèvent tôt et qui travaillent dur.
Je ne veux pas que ceux qui fraudent l’assurance chômage, l’assurance maladie, les allocations familiales, ceux qui escroquent le fisc ou les ASSEDIC, ceux qui détournent de l’argent public par copinage ou par favoritisme, continuent à mettre en péril la solidarité nationale.Parce que cela renforce la crise morale et la défiance vis-à-vis de ceux qui sont vraiment dans le besoin.
Il y a beaucoup d’économies à faire dans l’Etat. Mais ce ne sont pas les économies qui feront la réforme, c’est la réforme qui fera les économies. Et c’est la réforme aussi qui fera la croissance.
Depuis 20 ans, on échoue à réformer l’Etat parce que l’on se refuse à y consacrer les moyens nécessaires.
Je propose que soit créé un budget annexe dédié exclusivement à la réforme de l’Etat qui sera abondé par les recettes de privatisation. Je propose que le principe de la gestion de l’Etat soit désormais la productivité et l’efficacité de la dépense publique, et non plus les tours de vis indifférenciés qui accroissent les dysfonctionnements au lieu de les réduire.
Je propose que l’on entreprenne la réforme de l’Etat par l’évaluation des politiques publiques, en supprimant celles qui ne sont pas efficaces ou qui sont contradictoires.
Je propose que l’on supprime tous les organismes, toutes les commissions, tous les comités, tous les observatoires qui ne servent à rien, et qu’on continue de créer à tour de bras pour satisfaire des clientèles ou pour faire croire qu’on est décidé à s’attaquer à des problèmes qu’en réalité on ne veut pas résoudre.
On ne refera pas l’Etat sans les fonctionnaires. A fortiori contre eux. Je veux le dire ce soir : je n’aime pas la façon dont on parle des fonctionnaires dans notre pays.
Chercher à opposer les salariés du secteur public à ceux du secteur privé est dangereux.
Chercher à faire des fonctionnaires le boucs émissaires de la faillite des politiques dont ils ne sont en rien responsables est indigne.
Chercher à faire passer les fonctionnaires pour des privilégiés est injuste.
Les fonctionnaires sont comme tout le monde, ils veulent être reconnus et ils veulent être respectés. Ils sont prêts au changement mais ils veulent y être associés.
Les fonctionnaires ont la sécurité de l’emploi, mais ils ont vécu depuis 25 ans la même dégradation de leurs conditions de travail et de leur pouvoir d’achat que tous les autres salariés.
L’ascenseur social est en panne dans le secteur privé. Il l’est aussi dans le secteur public. La promotion interne s’est ensablée dans les contraintes budgétaires et les méandres de la gestion des corps.
Au fonctionnaire qui se sent mal payé, je dis que ma volonté est qu’il y ait moins de fonctionnaires mais qu’ils soient mieux payés et mieux considérés.
Au fonctionnaire qui se sent démotivé parce que ses efforts ne sont jamais récompensés je dis que mon objectif est que le mérite soit reconnu et les gains de productivité partagés.
Au fonctionnaire qui est prisonnier des règles de gestion des corps je dis que mon objectif est de supprimer la gestion par corps pour la remplacer par une gestion par métier qui ouvrira des perspectives de promotion professionnelle beaucoup plus grandes. Je ne veux pas que la seule voie de réussite soit celle des concours et des examens. L'expérience, cela compte aussi.
A l’infirmière qui veut progresser je dis que je veux lui donner la possibilité d’acquérir une formation complémentaire qui lui permette de devenir médecin par la promotion interne si elle en a l'aptitude et la motivation. Je veux par dessus tout qu'elle gagne plus parce qu'elle le mérite.
Au fonctionnaire qui souffre de la désorganisation créée par les 35 heures, en particulier à l’hôpital, je dis que mon objectif est la remise à plat complète des 35 heures dans le secteur public de sorte que ceux qui veulent travailler davantage et gagner davantage aient le droit de le faire.
Au fonctionnaire de police, au professeur, à l'agent hospitalier, au chauffeur de bus, au contrôleur de la SNCF qui se font insulter, agresser, menacer, je dis que cette violence dont ils sont les victimes est inacceptable et qu’elle doit être éradiquée, parce qu’ils ont droit à leur dignité et parce qu’à travers eux c’est à l’autorité de l’Etat qu’on porte atteinte, c’est la République qu’on offense.
Je veux dire aux juges que je veux une justice respectée.
Je veux dire aux juges que je sais à quel point leurs conditions de travail sont difficiles, à quel point leurs moyens matériels et humains sont insuffisants. Je veux leur dire combien la justice à mes yeux est une institution essentielle de la République.
Mais je veux leur dire aussi que dans la République nul ne peut prétendre se soustraire à la critique. Je veux leur dire que l’indépendance de la justice ne peut les exonérer d’avoir à rendre compte au peuple de la manière dont la justice est rendue en son nom. Je veux rappeler qu’ils ont mission d’appliquer la loi, non de la faire. Je veux rappeler qu’ils ont à juger en fonction du droit et non d’une idéologie. Je veux rappeler qu’ils ont pour fonction de rendre justice aux victimes.
Je veux leur dire que je serai toujours à leurs côtés pour défendre l’indépendance de la justice et l’accroissement de ses moyens.
Mais je serai toujours l’adversaire du corporatisme judiciaire, de l’impunité des juges qui ont commis des fautes, d’une justice qui n’aurait d’autre but que d’accorder davantage de considération au délinquant qu’à la victime.
Dans la République, la justice est rendue au nom du peuple.
Je propose qu'en correctionnelle, pour les affaires les plus importantes, on introduise le jury aux côtés des magistrats comme c'est déjà le cas en assises.
La parole rendue au peuple, le pouvoir redonné au peuple, c'est ça la République.


La République c’est aussi le civisme, une certaine idée du mérite et de l'équité.
J’ai proposé à la jeunesse de France d’instituer le service civique obligatoire. On m'a répondu que c’était impossible. Nos aïeux ont fait le service militaire obligatoire et nous, nous ne serions pas capables de faire le service civique obligatoire ! De qui se moque-t-on ? Il faut en finir avec cette pensée unique qui dit toujours que ce qui est nécessaire est impossible. C’est ça la rupture !

La République pour moi c’est à chacun selon son mérite.
La République pour moi c’est le travail récompensé. C’est le partage des fruits de la croissance. Ce n’est pas tous les profits pour quelques-uns et rien pour tous les autres.
Je le dis comme je le pense : aujourd’hui en France les prix sont trop hauts et les salaires sont trop bas.
L'euro que j'ai voté a masqué une réelle hausse des prix qui pèse sur le pouvoir d'achat, les 35 heures ont empêché la hausse des salaires.
Bloqué entre la concurrence des pays à bas salaires, l'appréciation de l'euro et le chômage de masse, le salarié français ne voit pas le bout du tunnel de la rigueur salariale alors qu'il doit faire face à l'envolée des prix de l'énergie et de l'immobilier.
Je le dis comme je le pense : il y a en France beaucoup trop de travailleurs pauvres c'est à dire qui n'ont pas la récompense de leurs efforts.
La République pour moi ce n’est pas seulement l’augmentation du SMIC comme le proposent les socialistes. C’est l’augmentation des salaires pour tous ceux qui le méritent.
Je propose que les subventions aux nouveaux Etats membres de l'Europe ne puissent pas servir à alimenter le dumping fiscal à l'intérieur de l'Europe. Ils ne peuvent pas être à la fois suffisamment pauvres pour bénéficier des subventions et suffisamment riches pour baisser leurs impôts. La solidarité européenne, ce n'est pas pour moi des pays qui importeraient nos ressources fiscales pour mieux exporter leur chômage.
Je propose que les heures supplémentaires soient exonérées de toutes charges salariales et de tout impôt pour que ceux qui veulent travailler davantage pour gagner plus puissent le faire.
Je propose que le maintien des exonérations de charges pour les entreprises soit dorénavant conditionné à la hausse des salaires et à la revalorisation des grilles de rémunérations fixées par les conventions collectives.
Je propose que la participation soit débloquée pour libérer du pouvoir d'achat et que toutes les entreprises soient incitées à la mettre en œuvre.
Je propose que les plans de stock-options, lorsqu'une entreprise y recourt, concernent obligatoirement l'ensemble des salariés.
Je propose que la prime pour l'emploi revienne à sa vocation d'origine qui était l'incitation au travail et qu'elle ne devienne pas qu'un complément de salaire qui soit un encouragement à la modération salariale.


La République c'est enfin pour moi une certaine idée de la liberté.
C’est la liberté d’expression et la liberté de conscience qui sont de nouveau menacées par le fanatisme et par l’extrémisme. Nulle divergence d’opinion n’autorise la menace de mort. Nous n’avons pas séparé dans la douleur l’Eglise et l’Etat il y a 100ans pour composer aujourd’hui avec le fanatisme religieux.
La République pour moi c’est la liberté d’aller et de venir sans se faire agresser.
C’est la liberté de choisir sa manière de vivre en fonction de ses aspirations.
C’est la liberté de choisir l’école de ses enfants.
C’est la liberté de travailler plus pour gagner plus ou de travailler moins pour gagner moins.
C’est la liberté pour la femme de choisir d’élever ses enfants et de travailler. C'est pourquoi je propose que toutes les familles de France puissent laisser leurs enfants en études dirigées après les cours sur la base du volontariat et que ces derniers rentrent à la maison leurs devoirs faits.
C’est la liberté d’entreprendre.
C’est la liberté de léguer à ses enfants le fruit de son travail.
C’est l’augmentation du pouvoir d’achat parce que le pauvre n’est pas libre.
C’est l’emploi parce que le chômeur n’est pas libre.
C’est l’effort personnel comme contrepartie de l’aide parce que l’assisté n’est pas libre.
C’est l’éducation et la culture pour chacun parce que l’ignorant n’est pas libre.

La République pour moi c’est l’égalité réelle qui n'est pas l'égalitarisme comme condition de la liberté.
Comment peut-on encore parler de République quand le destin de l’enfant est à ce point déterminé par le quartier où il est né ?
Comment peut-on parler de République quand l’origine ethnique constitue à ce point un obstacle à l’ascension sociale ?
Comment parler de la République au fils de harki, à l’enfant noir ou au fils de l’immigré maghrébin qui mesure le peu de chances qu’il a d’accéder un jour à des postes de responsabilités ou même simplement de trouver un emploi ?
Comment parler de la République à ceux dont les enfants se font racketter à l’école et qui ont peur de sortir de chez eux parce qu’ils subissent la loi des bandes et des caïds ?
Comment faire aimer la République à tous ceux qu’elle laisse à l’écart : travailleurs pauvres, mères qui élèvent seules leurs enfants, ruraux qui voient partir tous les services publics, agriculteurs à la pension de retraite dérisoire, ouvriers de l’industrie en concurrence avec la main d’œuvre bon marché du Tiers-Monde, jeunes qui mettent des années à accéder à un emploi stable, personnes âgées abandonnées à leur solitude ?
Comment faire espérer dans une République qui continuerait à tenir si peu ses promesses ?
Je ne me résigne pas à ce qui serait un désastre.
Je veux l’égalité des chances pour tous.
C'est pour cela que je propose à la jeunesse des internats d’excellence, des classes de 15 élèves dans les banlieues défavorisées, les devoirs faits à l’école, le droit à la formation tout au long de la vie, le droit à la deuxième chance, le droit à la première expérience professionnelle, le droit à la création. Et le plus important peut-être : le droit pour tous à une éducation d’excellence.
Parce que l’élitisme républicain a toujours fait davantage pour la promotion sociale que le nivellement et l'égalitarisme.
Parce qu’il n’y a pas plus grand mépris vis-à-vis d’une partie de la jeunesse que de la croire indigne des grandes œuvres de l’esprit, et de la culture la plus exigeante.
Je veux la culture pour chacun, parce la culture c’est la clé de l’égalité des chances.
J’ai proposé aussi la suppression de la carte scolaire parce qu’elle favorise la ségrégation sociale. On m'a répondu que c’était injuste et anti républicain. Comme si ce n’était pas plutôt d’obliger les enfants de familles modestes à fréquenter des écoles qui concentrent tous les handicaps sociaux qui était profondément injuste et anti républicain !
D’autres comme d’habitude m’ont dit que c’était impossible. J’ai envie de leur répondre : si vous croyez sincèrement que tout ce qui renforce la justice est impossible ne faites pas de politique et, une fois pour toutes, laissez dormir la République ! Je veux leur dire : la différence entre vous et moi c’est que je veux faire en sorte que tout ce qui est nécessaire et qui est juste devienne possible et vous ne le voulez pas !
Je veux l’égalité des territoires devant le service public. Je veux que les services publics reviennent dans les quartiers en difficulté.
Je veux que les services publics restent présents dans les zones rurales.
Je veux la mutualisation des risques par le moyen d’un cautionnement public pour que le malade puisse emprunter, pour que l’enfant de famille modeste ait le même droit à l’emprunt que l’enfant de riche, pour que celui qui n’a pas les moyens d’apporter une garantie puisse quand même louer ou emprunter pour financer ses projets.
Je veux que grâce à la mutualisation des risques il y ait plus d’investissement immobilier, plus d’opportunités d’entreprendre, plus de création, plus d’invention, plus de consommation et donc plus d’égalité de chances et plus de croissance.
Je veux qu’il y ait plus d’égalité et de justice dans les retraites.
La nécessaire réforme des régimes spéciaux doit être l’occasion de mieux prendre en compte la pénibilité réelle du travail.
Je pense notamment aux agriculteurs. Je pense plus encore à leurs veuves qui ont tant travaillé toute leur vie et qui ne touchent pas de quoi vivre. Je pense à ces femmes du Périgord si dures à la peine et que le veuvage réduit presque à la misère.
Je trouve que c'est bien mal récompenser leur peine et leur courage, et à travers elles celles de toutes ces femmes admirables, de ces épouses infatigables, de ces mères dévouées qui n'ont jamais pris de vacances de leur vie et pour lesquelles la durée du travail, les jours fériés et les congés payés n'ont jamais rien voulu dire. Je trouve que c'est indigne de notre République.
En 1936, pour la première fois dans l'histoire de France, trois femmes entrèrent dans le gouvernement Léon Blum. Suzanne Lacore fut l'un d'entre elles. Elle était institutrice en Dordogne. Elle est morte centenaire dans un petit village tout près d'ici. Le combat de sa vie était pour la condition de la femme. Dans les années 30 elle avait écrit : "la femme entend être non une ménagère et une maman avant tout. Avant tout elle veut être elle-même. Non un moyen, mais un être humain ayant sa fin en soi". L'aspiration demeure toujours aussi insatisfaite et toujours aussi vive. Depuis qu'en 1944 le Général de Gaulle a fait entrer les femmes de plain-pied dans la République en leur donnant le droit de vote, les progrès ont été bien insuffisants. Je le dis là encore comme je le pense : malgré la loi sur la parité, malgré la loi sur l'égalité professionnelle, les femmes ne sont pas encore des citoyennes à part entière dans notre République.
Je veux un Etat exemplaire en matière d'égalité professionnelle entre les hommes et les femmes et on est encore bien loin du compte.
Je veux que dans les conseils d'administration des entreprises publiques il y ait au moins 50% de femmes. Je veux que le principe de la parité tel qu'il s'applique à la politique s'applique aussi aux représentants du personnel dans les entreprises.
Je veux que le temps passé à l'éducation des enfants soit intégralement pris en compte pour le calcul des retraites, que les femmes aient continué de travailler en les élevant ou qu'elles aient cessé de travailler pour les élever.
Je veux que les femmes qui ont cessé longtemps de travailler pour élever leurs enfant et qui se séparent de leur mari soient davantage aidées pour retrouver un emploi.
Je veux que les femmes au chômage qui cherchent un emploi aient le droit de faire garder leurs enfants comme les femmes qui travaillent.
Je veux que la violence conjugale soit plus durement réprimée et que les femmes qui en sont victimes soient mieux accompagnées.
Je veux répéter qu'aucune coutume, aucune culture d'origine, aucune pratique religieuse ne saurait en France autoriser quiconque à proclamer l'infériorité intrinsèque de la femme. Je veux que partout en France les femmes soient libres de se promener en jupe, libres de vivre comme elles l'entendent, libres de se marier à leur guise.
Je veux que la République s’attaque aux nouvelles inégalités. Depuis des années, au nom de la morale républicaine, on proclame des droits qui ne sont pas suivis d’effet.
Parce qu’au fond personne ne se sent réellement concerné.
Parce que dans les méandres de la décentralisation les institutions et les collectivités ne cessent de se défausser les une sur les autres.
Qu’il s’agisse de l’hébergement d’urgence, du logement, de la garde des enfants, de la dépendance des personnes âgées, cela n'avance pas assez vite.
Il faut passer des droits virtuels aux droits réels.
Je propose que l'on passe de l'obligation de moyens à l'obligation de résultats. Parce que la question en politique ce n'est pas de savoir si oui ou non on a fait tout ce qu'on a pu pour résoudre un problème mais de savoir si oui ou non on l'a résolu.
Je propose que pour chaque droit nouveau une collectivité responsable soit désignée, de sorte que la responsabilité politique soit clairement établie.
Je propose que les citoyens puissent faire valoir leurs droits devant les tribunaux face aux collectivités ou aux institutions qui ne se seraient pas donné les moyens de rendre effectifs les droits dont elles sont responsables. Sinon il ne se passera rien parce que tout le monde continuera à ne pas se sentir concerné.
Pour faire cesser cette honte de ceux qui n'ont rien et sont condamnés à dormir sur les trottoirs, je propose que le droit à l'hébergement devienne opposable devant les tribunaux et que les collectivités publiques concernées disposent de deux ans pour créer les places nécessaires pour accueillir ceux qui n'ont même pas un toit pour s'abriter.
Pour que ceux qui travaillent ou qui ont travaillé toute leur vie aient la possibilité de se loger dignement, pour que le jeune qui gagne le SMIC ne soit pas obligé d'habiter indéfiniment chez ses parents, je propose qu'au bout de cinq à dix ans le droit au logement devienne opposable de façon à créer une forte incitation à construire des logements manquants là où ils sont nécessaires pour que tous les français puissent trouver un toit.
Pour faire cesser la situation insupportable de la mère qui travaille, qui élève seule ses enfants et qui n'arrive pas à les faire garder, je propose que le droit de faire garder ses enfants quand on travaille ou quand on est à la recherche d'un emploi devienne opposable au bout de cinq ans afin d'obliger tout le monde à créer au plus vite les capacités d'accueil nécessaires.
Pour faire cesser le scandale des personnes âgées condamnées à mourir dans la solitude parce que tout le monde s'est désintéressé de leur sort et pour que la dépendance puisse être prise en charge dans la dignité, je propose que le droit à la prise en charge de la dépendance devienne opposable au bout de cinq ans pour qu'enfin l'effort de la nation en faveur des personnes âgées soit à la hauteur des enjeux.
C'est ambitieux, mais ce n'est pas utopique.
C'est cela, la rupture : se donner les moyens de construire une société où chacun de ceux qui ont une responsabilité se trouve obligé de se sentir concerné par les drames humains et les souffrances sociales.
C'est cela la rupture : ne plus tolérer des injustices qui font honte à notre République.
L'Angleterre et l'Ecosse ont un droit au logement opposable, et la France ne pourrait pas y songer ?
Au Danemark, les femmes qui travaillent n'ont pas de problème de garde d'enfants et la France, elle, ne pourrait pas résoudre ce problème ?
Je vous le dis : l'opposabilité des droits va tout changer.
En devenant effective de façon irréversible à une date donnée, elle mettra tout le monde au pied du mur.

La République ce n'est pas proclamer des principes que l'on n'applique pas, ce n'est pas non plus rendre supportables des inégalités qu'on ne veut pas réduire.
Ne plus tolérer l'intolérable. Ne plus accepter l'inacceptable. Voilà la rupture que je vous propose !

Pour compenser la discrimination négative il faut de la discrimination positive. Je propose un volontarisme républicain qui passe du discours aux actes. Je ne veux pas faire une discrimination positive sur des critères ethniques qui serait la négation de la République. Mais je veux que sur la base de critères économiques, sociaux, éducatifs, on mette tous les moyens nécessaires pour combler des écarts qui sont devenus insupportables et qui mettent en péril la cohésion nationale.
Il faut aider ceux qui veulent s’en sortir à s’en sortir.
Cela vaut d'abord pour les bassins d'emploi durement touchés par les fermetures d'activité et les délocalisations. Dans le cadre de la sécurité sociale professionnelle que je propose, les personnes percevant des bas salaires et qui perdent leur emploi doivent pouvoir bénéficier d'indemnités de chômage équivalentes à leur niveau antérieur de rémunération. Ce droit à compensation intégrale doit avoir pour contrepartie l'obligation dûment vérifiée de s'engager immédiatement dans une démarche active de recherche d'emploi. Conjugué à des services de l'emploi plus performants car profondément rénovés, à des droits à formation renforcés à travers la création d'un compte-épargne formation individuel, à un droit du travail simplifié et modernisé pour faciliter les embauches, il offrira des garanties nouvelles à tous ceux qui, malgré les coups du sort, n'ont pas renoncé à vivre debout des fruits de leur travail.
Cela vaut ensuite pour les individus qui souffrent des blocages de notre société.
Je propose une politique massive de discrimination positive non comme une réparation, non comme une compensation, mais comme un investissement, comme la possibilité donnée à celui qui veut faire des efforts de réussir, d’exploiter ses talents, de tenter sa chance. Je veux qu’on n’aide pas seulement les territoires ou les quartiers mais aussi les personnes. Aménager les territoires, rénover les immeubles c’est bien. Donner de la sécurité, de l’instruction, du travail, des moyens de transport à ceux qui les habitent, c’est mieux.
A ceux qui pensent que cela coûtera trop cher, je veux dire que ne pas faire assez pour restaurer le sentiment de l’égalité et de la justice coûterait infiniment plus cher.
A ceux qui pensent que la pureté idéologique de la République pourrait en souffrir, je veux dire que la République souffrira bien davantage de la persistance d’injustices intolérables. A ceux qui pensent que les bénéficiaires de la discrimination positive prendront les places des autres, je veux dire qu'il n'en sera rien car des places supplémentaires seront créées à cette fin.
C’est la violence née du sentiment d’injustice qu’il nous faut conjurer.
Ce sentiment d’injustice, il n’est pas que dans les quartiers défavorisés où s’entassent les enfants d’immigrés.
Il est dans les taudis des grandes villes.
Il est sur les trottoirs des rues.
Il est dans nos campagnes.
Il est dans nos usines.
Il est dans le cœur de tous les Français auxquels on ne rend pas justice de leurs efforts, de leur travail et de leur peine.
Notre République est un chef-d’œuvre mais c’est un chef-d’œuvre qui a besoin d'être conforté.
Tous les conservatismes se sont coalisés pour en faire une formule creuse qui sert de paravent ou d’alibi à nos renoncements, à notre immobilisme.
La République est une grande idée qu’on a dénaturée.
La République est un idéal qu’on a détourné.

On dit que la France est vouée au déclin et que les Français n’ont plus la volonté de se battre. On dit que la France n’est pas réformable et que les Français ont peur. On dit que la France est bloquée et que les Français sont fatigués.
Vous êtes la preuve vivante du contraire.
Vous êtes l’espérance qui ne veut pas s’éteindre.
Vous êtes les témoins d’une France qui veut renaître et qui ne craint ni le changement, ni l’avenir.
Vous êtes les témoins d’une France qui n’a pas peur de la rupture.
La rupture que je souhaite est au cœur de la République. C'est le meilleur de ce que la République nous a donné, en brisant les chaînes et les liens.
C'est le message de 1789, de 1848, de l'Appel du 18 juin. Quand un peuple décide de rompre ses entraves pour plus de libertés, plus d'égalité, plus de fraternité.

Je vous le promets, nous allons construire une France nouvelle dont vous serez les acteurs.
Je souhaite sceller un nouveau pacte avec tous les Français.

Nicolas Sarkozy - 12 Octobre 2006 - Périgueux
Candidat à la présidence de la République

07/02/2007

07/02/07 - 15:16

Jové Bové

Voilà, la justice a tranché, il est condamné en cassation à executer sa peine de 4 mois de prison ferme...
Mais je n'arrive pas à comprendre pourquoi la justice va faire traîner l'affaire après les élections présidentielles, que je sache il est condamné, et doit de ce fait, comme tout condamné à purger sa peine...

07/02/07 - 12:20

Sainte Marie-Ségolène



Mes biens chers frères, mes biens chères soeurs,
Vous êtes toutes et tous venus pour prier avec moi, et m'aduler, moi votre Madone, votre grande prêtresse...

Regardez mes belles dents blanches, vive Email Diamant rouge... j'ai les dents longues, votez pour moi, et vous l'aurez tous dans le Cul après... humm certains et certaines d'entre vous allez adorer...

Bande de petits cochons et de petites cochonnes...

07/02/07 - 12:06

Caricatures: Nicolas Sarkozy préfère un "excès de caricature"

PARIS (AP) - L'un des avocats de "Charlie Hebdo" a lu mercredi matin devant le tribunal correctionnel de Paris une lettre du ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy dans laquelle le candidat UMP à la présidentielle dit préférer "un excès de caricature à une absence de caricature".

Dans ce courrier lu par Me Georges Kiejman, M. Sarkozy, qui s'est dit "souvent cible privilégiée" de l'hebdomadaire satirique, explique accepter la caricature "au nom de la liberté de sourire de tout".

Poursuivi par la Grande mosquée de Paris et l'Union des organisations islamiques de France (UOIF) pour la publication de dessins jugés injurieux envers Mahomet, l'hebdomadaire est jugé pour "injures publiques envers un groupe de personnes en raison de leur appartenance à une religion" devant la 17e chambre correctionnelle. AP


Oui, il a raison, il faut soutenir la liberté d'expression, la liberté de la caricature...
Je n'aime pas les guignols de l'info, mais oui, il faut leur laisser le droit de s'exprimer, cela fait parti de la démocratie...

07/02/07 - 10:40

En réponse à l'article de Domarkito qui me censure

En réponse à cet article

Pour ma part, ce n'est pas la réaction de Sarkozy qui m'a géné ou choqué, mais plutot les propos de ses 2 homos, qui n'avaient que de la haine et de la rage... Ils ont donné une très mauvaise image de leur combat... Ils ont agis comme l'a fait en son temps Act Up pour le Sidaction, et on en a vu les résultats...

Ce n'est pas en étant hargneux que l'on obtient gain de cause, mais s'est en étayant avec des arguments et un certains calme...

Pour ma part, je trouve que de ce point de vue là, M. Sarkozy s'en est très bien sorti. Il a été honnête et fidèle à une partie de ses idées, même si je suis convaincus qu'au fond de lui, il est pour le mariage et l'adoption par des couples homos (Voir son livre témoignages).

06/02/2007

06/02/07 - 16:23

Grève des fonctionnaires

Et une de plus, encore une grève des fonctionnaires pour demander quoi... des augmentations...

Il faudrait peut-être leur dire qu'ils viennent d'être augmentés de 0.8%... et qu'ils seront encore augmentés cet été, eh oui, car les fonctionnaires grosso modo sont augmentés tous les 6 mois...

Je commence à en avoir marre de ses gens qui ne font grèves que pour une seule chose demander plus de sous, mais ils ont oublié que dès qu'on les augmente, il faut augmenter les impôts, car c'est avec nos impôts que nous les payons...

Qu'ils fassent grève pour un meilleur service au public, ok, mais pour leur salaire, là y'en a MARRE...

06/02/07 - 10:04

Sarkozy face aux Français



Bien entendu, hier soir, j'ai regardé cette émission, comme plus de 8 millions de français (Source médiamétrie). Et bien entendu j'ai été convaincu par ses propos, mais cela ne devrait surprendre personne...

Je l'ai trouvé très concret, très direct, très convaincant,très attentif, c'est un très bon orateur.
J'attend avec impatience, le débat qui sera proposé par Madame Royal. Car il est vrai que pour le moment, elle n'a pas été convainquante lors de ses allocutions télés... Il est vrai aussi qu'elle n'a pas encore de programme, qui arrivera il faut l'espérer le 11 février 2007. Mais entre temps, j'aimerai savoir ou elle est ? Est elle morte, malade ?

Le reproche que je ferai à cette émission, 100 intervenants étaient un peu trop, il aurait mieux fallu en avoir 50, et que M. Sarkozy puisse répondre un poil plu slongtemps à chaque question, car certaines réponses furent baclées, et d'autres sans rapport à la question.

J'espère que si on demande à Mme Royal s'est revenu, elle y répondra avec la même franchise que lui, et sur le fait qu'il gagne 11 000€ par mois.


Hier soir, après cette émission, j'ai regardé France2 avec Yves Calvi, et j'ai trouvé que les porte-paroles de José Bové et Philippe de Villiers étaient tout simplement mauvais, au lieu de servir ou défendre leur candidat, ils n'ont à mon avis fait que l'enfoncer...
J'ai trouvé la porte-parole de M. Sarkozy plutot bonne, même si elle manque encore un poil d'expérience pour se faire mieux entendre... Jean-Marc Ayrault, toujours fidèle à lui même, langue de bois... et M. Morin, clone presque parfait de M. Bayrou...

Je comprend mieux après cette émission pourquoi je n'achète jamais Libération, son directeur M. Joffrin, je ne peux pas l'encadrer, il est très condescendant, et trop sûr de lui... le parfait stéréotype de la gauche caviar, qui s'est tout mieux que tout le monde... on voit les effets aujourd'hui, un journal au bord de la faillite...

05/02/2007

05/02/07 - 15:00

20h30 -> TF1



Ce soir, tous devant TF1 pour voir le débat avec Nicolas Sarkozy...
Lui au moins, il n'a pas peur d'aller au devant des français, on attend toujours les débats télévisuels de Royal

05/02/07 - 14:55

DOCTEUR ROYAL ET MISS SEGO

"Qui est Ségolène? "Sujet tabou, explique sa collaboratrice. Elle a verrouillé ses codes d'accès. Il fallait les décrypter, c'est pourquoi mon livre n'est pas un pamphlet, mais un portrait, où je n'avance rien qui ne soit vérifié ni vérifiable.

Ségoliste convaincue au début, j'ai, peu à peu, découvert une personnalité dont j'ai préféré me séparer.

En cette veille d'élection présidentielle, avant que les électeurs ne la choisissent ou ne la rejettent, j'entend qu'ils sachent qui elle est. Car il y a Dr Royal et Miss Ségo. Nul ne pourra dire qu'il n'a pas été prévenu."

Au moment d'établir mon contrat, Ségolène m'expliqua qu'elle ne serait sans doute pas en mesure de me verser un salaire équivalent à celui que je percevais avec (l'association) Curative.

Sur le moment, cela ne m'inquiéta pas outre mesure. Elle avait sans doute épuisé son indemnité parlementaire et tout rentrerait dans l'ordre quand les services de la questure de l'Assemblée nationale débloqueraient les fonds.

Mme Royal avait une solution de "dépannage" grâce à l'un de ses "camarades", trésorier d'une association de type loi de 1901 : Poitou 93.

Hormis la petite sensation désagréable d'avoir été un peu "baladée", je m'accomodai de cette proposition un peu "limite" en me disant que c'était une solution temporaire.

Il m'était revenu de contacter mon autre "demi-patron", le trésorier de Poitou 93, une association créée dans la petite commune de Melle, le 20 avril 1990, et présidée par Ségolène Royal.

Aux premiers mots échangés, je m'aperçus, avec stupéfaction, qu'il ignorait tout de mon existence, tout de la situation nouvellement créée et que Ségolène ne lui avait rien dit.

Je pris sur moi et, essayant de garder mon calme, je me décidai à expliquer le plus fermement que je le pouvais : "Ségolène m'a assurée que vous étiez disposé à prendre en charge la moitié de mon salaire."

Il blêmit, se leva de son bureau et se mit à arpenter la pièce ,contenant mal ce qui commençait à rassembler à une grosse colère. Au bout de quelques minutes, il explosa : "Elle est folle, complètement folle ! Avec ses histoires, on va tous finir en prison."

Suite au refus de l'association, Ségolène propose à Evelyne de lui verser le solde de son salaire de la main à la main. C'est à prendre ou à laisser. Elle prend...

Comme elle ne disposait pas de voiture et qu'elle ignorait visiblement qu'on peut en louer une auprès d'établissements spécialisés, un militant ou une militante était réquisitionné pour lui servir de chauffeur et la convoyer du matin jusqu'au soir.

Sitôt mon contrat signé, c'est à moi qu'échut cette mission qui allongeait indéfiniment mes journées de travail "à mi-temps". Avec deux problèmes supplémentaires à la clé.

D'abord, et au début au moins, Ségolène semblait ignorer superbement qu'il est nécessaire de faire, de temps en temps, le plein d'essence et que les stations préposées à cet effet ne distribuent pas gratuitement le précieux liquide qui sort de leurs pompes, comme le font avec l'eau les fontaines Wallace de Paris.

Il me faudra beaucoup de temps et de doigté pour l'avertir de cette mauvaise nouvelle.

Tout se passait bien sauf... à la fin de chaque mois, car je devais lui réclamer le complément de salaire qu'elle s'était engagée à me verser de la main à la main.

Je me retrouvais transformée en mendiante sollicitant d'une bonne âme le secours financier dont elle a besoin pour nourrir les siens.

C'était là une démarche profondément humiliante, dont je me serais volontiers passée car elle me faisait sentir la précarité de mon statut et ma totale dépendance à l'égard de ma "demi-employeuse".

Et, à chaque fois, Ségolène Royal semblait presque étonnée de me voir exiger mon dû, même si j'y mettais certaines formes.

Très vite, je découvris qu'elle entretenait des rapports plutôt singuliers avec l'argent. A la manière de son mentor, François Mitterrand, elle n'avait jamais de liquide sur elle.

Parfois, avant de repartir pour Paris, elle m'invitait à boire un verre au buffet de la gare. Comme deux amies de longue date, nous discutions autour d'un Perrier jusqu'au moment où, s'apercevant que l'heure avait tourné et qu'elle risquait de manquer son train, elle se levait précipitamment, me faisait "au revoir" avec un petit signe de la main et... me laissait régler l'addition.

Elle sait merveilleusement dissimuler (sa) tendance "colérique" en endossant, parfois inconsciemment, le rôle de la faible créature égarée dans un univers impitoyable d'hommes tous plus machistes les uns que les autres.

Elle est parfois une sorte de Saint-Sébastien cribé de flèches auquel le sens de l'honneur ordonne qu'on le délivre de ses boureaux.

Cela lui permet d'esquiver certains coups bas ou de placer ses adversaires en position de faiblesse.

S'ils la critiquent, ce n'est pas parce qu'elle a tort ou parce qu'ils ont une autre vision de la société. Non, elle est, en tant que femme, en tant que mère, en tant que Ségolène, la victime d'odieuses machinations qu'on épargne à ses rivaux.

Cette posture victimaire ne se traduit pas exclusivement chez elle par "des cris et des larmes". Elle en joue pour éluder toutes les questions embarrassantes.

Au cours de l'été 1996, Evelyne est devenue assistante parlementaire en titre, dépendant de l'Assemblée nationale, mais pour engager une personne supplémentaire, Ségolène médite de la faire rémunérer par EDF. La stupéfaction du responsable juridique de l'entreprise mettra un terme à cette velléité. Quelques mois plus tard, victime d'un accident vasculaire cérébral, Evelyne est en congé de maladie. Ségolène Royal lui garantit son paiement, quand arrive la fiche de paie de février 1997, où figure cette mention : "Suspension de salaire".

Ainsi, quand je lui expliquai que la suspension de salaire était une véritable catastrophe, elle me rétorqua simplement : "Mais Evelyne, vous avez une pension alimentaire".

De tout ce que j'ai pu entendre de Ségolène durant toute la durée de notre travail en commun, c'est probablement la phrase qui m'a le plus choquée.

Comment cette femme, estampillée militante de la cause des femmes et qui prétend même aujourd'hui faire bouger les choses très vite sur cette question si elle est élue présidente de la République, pouvait-elle considérer une pension alimentaire comme un privilège et non un droit ?

Et puis, de quel droit se permettait-elle de se s'immiscer dans ma vie privée sous le fallacieux prétexte de ne pas me payer mon salaire alors que, dans le même temps, elle percevait mes indemnités journalières ?

Visiblement impressionnée par ma réaction, elle finit par changer de ton, adoptant celui de la petite fille égarée dans un monde trop compliquée pour elle.

Elle s'excusa en m'expliquant qu'elle ignorait tout des démarches administratives et me promit que tout allait s'arranger...

Je pensais que plus rien ne pourrait me surprendre venant de sa part, quand soudain, elle proféra, avec une insouciance totale des propos qui, dix ans plus tard, me paraissent toujours inqualifiables.

Alors qu'elle évoquait certaines de ses déclarations sur la pédophilie dont la presse avait fait grand bruit et qui avaient assis sa réputation de femme d'ordre et d'autorité, elle se félicita elle-même d'avoir eu "la chance" - ce fut le terme qu'elle employa - d'avoir eu un cas de pédophile dans sa circonscription, "ce qui (lui donnait) de l'avance sur Claude Allègre".

Le terme "chance" me semblait plutôt mal approprié. Je ne voyais pas en quoi cela pouvait constituer pour une élue une occasion de se réjouir, ni de l'"avance" sur un autre ministre.

Sa langue n'avait pas fourché. Elle avait tenu ces propos parce qu'elle y croyait sincèrement, tout comme elles pensait qu'une pension alimentaire pouvait aisément permettre à une employée à plein-temps de se contenter d'un demi-salaire.

Cette phrase, prononcée de manière anodine, opéra en moi un véritable déclic.

La séduction cessa définitivement d'opérer.

Ce fut le dérapage de trop. Dorénavant, il ne me restait de ma collaboration avec Ségolène qu'une immense déception. Ma décision était prise, je ne travaillerais plus jamais à ses côtés."

Evelyne PATHOUOT démissionne en 1997. L'année suivante, avec deux de ses collègues, elle dépose une plainte aux prud'hommes pour récupérer des salaires non versés. S'ensuivront dix années de procédure.

Evelyne PATHOUOT, ancienne attachée parlementaire de Ségolène Royale dans les deux-Sèvres, auteur de "Ségolène Royal, ombre et lumière", qui sera en librairie le 8 février (Editions Michalon, 204p., 16€)
Le Figaro-Magazine, 3 février

05/02/07 - 13:36

Coca-cola ZERO



Ce midi, en allant acheter mon repas chez ma boulangère, elle m'a proposée une nouvelle boisson; elle savait que je ne buvais que du coca-cola light, elle m'a proposé de tester le nouveau coca-cola...
Il a le même gout que le coca-cola classique, mais il n'a pas de sucre...

Je me suis dis dans ma tête, cela est bizarre, mais allons y testons...
Et là, j'avoue je suis assez intrigué, car cela ressemble réellment à du vrai Coca, mais sans les 36 morceaux de sucre... J'avoue ne pas savoir comment ils ont fait...

05/02/07 - 10:08

Lecture du moment



Vendredi, j'ai regardé l'émission de Guillaume Durand sur France2, l'un des invités était ce professeur de Philosophie, menacé de mort pour ses écrits... Pour avoir utiliser tout simplement sa liberté d'expression, dans un pays de liberté...
Mais voilà depuis, il craint pour sa vie et celle de ses proches...
J'ai trouvé horrible ce qui lui est arrivé, ce que ses collègues lui ont fait... A l'écoute de son discours Vendredi soir, j'étais tout simplement dégouté, et j'espère que les enseignants qui osent s'appeler ses collègues. Ceux-ci qui se prétendent pour le plupart des humanistes, des gens de gauche, je leur dirai vous êtes de beau menteur et de beaux hypocrites, si c'est cela la gauche, je cois que vous ne valez pas mieux que les gens d'extrème droite... Honte à vous...
Je suis un fervent défenseur de la liberté d'expression, et je trouce choquant que les enseignants qui devraient eux aussi défendre cela, ne le fasse pas, et au contraire enfonce leur collègue... Il est vrai qu'en France, et surtout dans le milieu enseignant de Gauche, il est préférable de critiquer le catholicisme que l'islam...

Je suis donc allé Samedi acheter ce livre, et je l'ai en parti dévoré ce WE, et je tiens à dire que cela me fait froid dans le dos... dans quel pays vivont nous... est ce vraiment un pays de liberté comme je l'ai toujours cru ou alors plutot un pays qui n'accorde sa liberté qu'à ceux qui exprime la pensée unique...

Merci à vous messieurs des forces de l'ordre, qui protégeaient cet homme et sa famille... et Honte à vous messieurs les enseignants et collègues de cet homme.
Si j'étais votre supérieur, je vous demandeait à toutes et à tous votre démission, car vous n'éêtes plus digne d'être enseignants au sein d'un établissement scolaire français, car ne l'oublions jamais, la liberté est un droit que nos aieux ont difficilement acquis et qui peut disparaitre très rapidement... la liberté d'expression n'est pas acquis dans eaucoup de pays surtout dans ce qui ne partagent pas nos valeurs occidentales...

02/02/2007

02/02/07 - 14:19

Qui a érit ou dit cela ...

"
Des musulmans peuvent-ils être vraiment français? exceptionnellement , oui. D'une manière générale, non. Plusieurs dogmesfondamentaux musulmans s'y opposent. Avec certains, il y a des accomodements: avec l'un, celui du Medhi, il n'y en a pas: tout musulman croit qu'à l'approche du Jugement dernier, le Medhi, c'est à dire l'"envoyé d'Allah" surviendra, déclarera la guerre sainte, et établira l'islam par toute la terre, après avoir exterminé u subjugué tous les non-musulmans."

"Dans cette foi, le musulman regarde l'islam comme sa vraie patrie et les peuples non musulmans comme destinés à être tôt ou tard subjugués par lui, le musulman ou ses déscendants; s'il est soumis à une nation non musulmane, c'est un eépreuve passagère; sa foi l'assure qu'il en sortira et triomphera à son tour de ceux auxquels il est maintenant assujetti; la sagesse l'engage à subie avec calme son épreuve; "l'oiseau pris au piège qui se débat perd ses plumes et se casse les ailes; s'il se tient tranquille, il se trouve intact le jour de la libération", disent-ils; ils peuvent préférer telle nation à une autre, aimer mieux être soumis aux Français qu'aux Allemands, parce qu'ils savent les premiers plus doux; ils peuvent être attachés à tel ou tel Français, comme on est attaché à un ami étranger; ils peuvent se battre avec un grand courage pour la France, par sentiment d'honneur, caractère guerrier, esprit de corps, fidélité à la parole, comme les militiraes de fortune des XVIe et XVIIe siècles mais, d'une façon gén,érale, sauf exception, tant qu'ils seront musulmans, ils ne seront pas Français, ils attendront plus ou moins patiemment le jour du Medhi, en lequel ils soumettront la France.
"

02/02/07 - 14:09

Qui a écrit cela...

"
C'est très bien qu'il y ait des Français jaunes, des Français noirs, des Français bruns. Ils montrent que la France est ouverte à toutes les races et qu'elle a une vocation univelle. Mais à condition qu'ils restent une petite minorité. Sinon la France ne serait plus la France. Nous sommes quand même avant tout un peuple européen, de culture gresque et latine et de religion chrétienne. Qu'on ne nous raconte pas d'histoires! Les musulmans, vous êtes allés les voir? Vous les avez regardés, avec leurs turbans et leurs djellabas? Vous voyez bien que ce ne sont pas des Français! Ceux qui prônent l'intégration ont une cervelle de colibri, même s'ils sont très savants. Essayez d'intégrer de l'huile et du vinaigre. Agitez la bouteille. Au bout d'un moment, ils se sépareront de nouvea. Les Arabes sont des Arabes, les Français sont des Français.
"

02/02/07 - 10:05

L'histoire ne doit pas se répéter




SARKOZY doit être notre PRESIDENT

VOTEZ SARKOZY

01/02/2007

01/02/07 - 16:57

Les ENFOIRES

Voilà que nos chers artistes faisant parties de la troupe des Enfoirés, au profit je tiens à le rappeler des restos du coeur, n'ont rien trouvé de mieux que pour dépenser l'argent de cette association, que d'aller dormir dans l'un des hotels les plus chers de La Baule...
Je trouve cela tout simplement chouant, qu'ils aillent dormir dans un 3*, ok, mais ils n'ont vraiment aucune déscence qd je pense que desmilliers de personne vont achetés leur disque cela me dégoute, car un pourcentage de cet argent servira uniquement à payer leurs nuité d'hotel...

Honte à eux...
Et ses personnes se prétendent pour la plupart de gauche...

01/02/07 - 14:20

Votez pour moi



Et je supprimerai les Mc Do de France

01/02/07 - 14:18

Eveil matin Philips



Ce WE, on a offert à mon copain pour son anniversaire ce nouveau concept de réveil matin.
Au début, je n'ai pas trop vu de différence que le traditionnel réveil de mon téléphone, mais voilà, ce matin, lorsqu'il s'est levé à 5h pour aller bosser, j'ai quasiment pu me lever derrière lui, au lieu de mes 7h30 habituels, et là je suis en pleine forme.

Je pense que c'est vraiment un bon produit, hormis le prix un poil elevé.

 

Des sites sympas :
- Pour les amis des Furets - Le site de Nicolas Sarkozy - Le site de l' U M P pour la culture général, c'est toujours bien d'en avoir une... - Nicolas Président - Le blog de l'U M P
- Un site de chatplutot agréable ou beaucoup d'ancien du chat de gay attitude s'y retrouve...
- Un site sur star wars
- Un site sur les informations vrai ou fausse transmise sur internet
Blog d'Alain Juppe
Blog de Dominique Strauss kahn
Blog de Nicolas Sarkozy

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