J'écoute : Le ronronnement de la clim
Je regarde : la photo de mon Homme
Je lis : Assimil -> Anglais, il faut que je me perfectionne
Je mange : un prince
Je bois : un marco polo de chez mariages frères
Je cite : Tout vient à point à qui sait attendre

27/04/2007

27/04/07 - 15:40

Une petite dernière avant de partir ;)

27/04/07 - 15:10

Holidays ...



Allez, je vous dis à dans 8 jours, pour le 6 mai.

Pour ma part, je pars une petite semaine en vacances à plusieurs milliers de kilomètres de la France.

Et le 6mais, pensez à voter pour Nicolas Sarkozy

27/04/07 - 11:52

Au revoir


MSTILAV ROSTROPOVITCH

Aujourd'hui, l'un des plus grands virtuoses vient de nous quitter...

27/04/07 - 11:47

Audimat

Du point de vue audimat, Nicolas Sarkozy est sorti vainqueur lors de ses 2 confrontations...

Sur TF1 10 millions pour Sarkozy, 8 millions pour Royal.
Sur France2 4 millions pour Royal, 5 millions pour Sarkozy.

Cela est asez compréhensible, le candidat Sarkozy est clair dans ses réponses, directs, vivants, tandis que la candidate Royal est soporiphique, ambigus, brouillonne, rigide

27/04/07 - 11:42

Citation du jour

Françoise Giroud : La femme sera l'égale de lhomme lorsqu'une femme IMCOMPETANTE sera présidente de la république et malheureusement je crois qu'on y arrive.

27/04/07 - 10:44

Boycotte

Geremek


Nous devons soutenir la liberté, et nous devons monter au dirigeant polonais notre attachement à celle-ci, nous devons boycotter tous les produits provenants de ce pays.

27/04/07 - 10:30

La vraie histoire du mot racaille




27/04/07 - 10:03

Sarkozy est un méchant, c'est moi Bayrou qui vous le dit

Moi, François Bayrou, vous le dit, Nicolas Sarkozy est un méchant monsieur, il ne veut pas que moi le perdant de l'élection présidentielle de 2007 puisse rencontrer lors d'un débat entre Mme Royal et moi...
Après avoir eux un entretien avec le président du Syndicat de la presse régional, NDLR, Démentis par l'intéressé et environ 500 témoins, Mme Royal et moi ne pourront nous entretenir vers 11h00 pour mettre au point notre stratégie du Tous Sauf Sarkozy... Mais voilà C+ est arrivé à notre secours et nous a proposé un débat télé samedi matin à 11h00. Mais voilà, le CSA a mis son vétoNDLR, Démentis par l'intéressé pour respecter la parité...


Dans ses 2 affaires, il paraitrait que M. Nicolas Sarkozy ou les membres de son staff serait les responsables... Ils auraient fait pression comme au temps de tonton pour m'interdire de parler à Ségolène ma nouvelle copine rien qu'à moi...

Ceux-ci est tout simplement ridicule, Canal+ est ouvertement une chaine de TV de gauche, si M. Sarkozy ou son staff avait fait pression sur cette chaine, certaines éminences grises de la chaine n'aurait pas manqué de le dire, hors rien de tel...

M. Bayrou et Mme Royal cessaient votre diabolisation. Avouez plutôt que cela vous arrange bien de ne pas débattre, ainsi aux yeux de l'opinion vous aurez tout fait pour le faire, mais le méchant Sarkozy aurait lui tout fait pour vous empêcher de le faire...

Comme quoi, M. Bayrou et Mme Royal sont bien 2 adeptes du système et du copinage... Que ne ferait on pas pour conserver le pouvoir.

26/04/2007

26/04/07 - 17:25

Bayrou de droite ?

Oui à lire le programme de M. Sarkozy qui :
-d'exonérer les heures supplémentaires de charges patronales et salariales, ce qui permet :
-> au salarié de toucher 60 % de plus (contre 35 % avec Bayrou)
-> à l'entreprise de payer l'heure supplémentaire moins qu'une heure normale
- d'augmenter de 4 milliards d'euros (40 % en 5 ans)les crédits de recherche.
-que l'Etat apure instantanément toutes ses dettes de plus de 45 jours à l'égard des PME dès son arrivée.
- de renégocier le traité OMC qui nous interdit actuellement de garantir 20 % des marchés publics aux PME.
-d'interdire à l'Etat d'emprunter pour financer son fonctionnement courant
- de ne remplacer qu'un fonctionnaire sur deux partants à la retraite.
- d'exonérer de droits de succession 95% des patrimoines, de mettre le bouclier fiscal à 50% et de permettre aux personnes redevables de l'ISF de réduire jusqu'à 50 000 euros l'impôt dû à raison des sommes investies dans le financement des projets des PME.
-de donner à tous les lycées de France un égal accès aux formations supérieures d'excellence, mesure de discrimination positive pour rétablir l'égalité réelle des chances.
- d'augmenter de moitié le budget de l'enseignement supérieur et d'engager une réforme profonde des universités en leur donnant l'autonomie.
-la création d'un service public de la caution pour le logement
- le service minimum garanti dans les transports publics.
dès l'été.
- le maintien d'une PAC ambitieuse, des aides à l'installation, d'encourager l'investissement dans l'aval des filières, d'étendre dans le monde la politique de traçabilité et les normes sanitaires et environnementales européennes.
-de limiter à 15 le nombre de ministres.
-de soumettre les nominations importantes à l'approbation des commissions compétentes du Parlement.
- en matière d'environnement, une redevance sur le transport routier pour doubler le financement des infrastructures de transport ferroviaires, fluviales et maritimes. Il propose aussi une taxe sur le contenu en carbone des produits importés de pays qui ne s'engagent pas dans le protocole de Kyoto : le produit de cette taxe augmenterait les recettes propres de l'Union européenne pour financer une politique commune de la recherche.
- pour les retraites, de rétablir l'équité entre les régimes de retraite en reformant les régimes spéciaux, ce qui donner les marges de manoeuvre nécessaires pour revaloriser très sensiblement le minimum vieillesse et les pensions de réversion.
- une démocratie irréprochable avec : un renforcement des prérogatives du Parlement (une plus grande maîtrise de l'ordre du jour, la fin du domaine réservé en matière de défense et de politique internationale, instauration d'un contrôle sur l'activité des services de renseignement), la validation des nominations de hauts responsables
par le Parlement, une justice responsable et indépendante (le Chef de l'Etat cesse de présider le CSM dont la composition est élargie à des non magistrat par le Parle

26/04/07 - 17:25

Bayrou = Royal ?

NON , certainement pas car à lire les propositions de M. Bayrou, Mme Royal va devoir faire beaucoup de modifications à son pacte pour le compter dans ses rangs car le programme de M. Bayrou est très proche de celui de M. Sarkozy :

Bayrou proposait
-de payer les heures supplémentaires 35 % de plus qu'une heure normale sans charge supplémentaire pour l'entreprise.
-d'augmenter les crédits de la recherche de 5 % par an pendant 10 ans.
- d'obliger l'Etat à respecter des règles en matière de délais de paiement.
- de garantir 20 % des marchés publics aux PME.
- d'interdire à l'Etat d'emprunter pour financer son fonctionnement courant
- de réformer l'Etat.
- d'alléger la fiscalité sur le patrimoine (exonération des droits de succession en ligne directe et réforme de l'ISF).
- de donner à tous les lycées de France un égal accès aux formations supérieures d'excellence.
- d'investir dans l'université et de leur donner plus de liberté de gestion.
- de créer un système d'assurance mutuelle pour supprimer les garanties et cautions exigées des locataires.
- le service minimum garanti dans les transports publics.
- le maintien d'une PAC ambitieuse, des aides à l'installation, d'encourager l'investissement dans l'aval des filières, d'étendre dans le monde la politique de traçabilité et les normes sanitaires et environnementales européennes.
- de limiter le nombre de ministres à 20.
proposait une taxe sur les énergies fossiles.
- de réformer les régimes de retraite et revaloriser les petites pensions.
- une démocratie assainie reposant sur la responsabilité des gouvernants ainsi que la séparation et le contrôle des pouvoirs.

26/04/07 - 11:23

Le message de Nicolas Sarkozy aux LGBT en vidéo


Nicolas Sarkozy en GayFriendly de la droite française alors que le PS dénonce «un sous-mariage réservé aux homosexuels», un «sous-statut pour des gens traités comme des sous-citoyens»...



Le premier tour des élections présidentielle a été le théâtre d'un clivage partisan sur les questions LGBT. Entretenu en fin de campagne par les militants LGBT des partis, c'est au tour des responsables politiques et des candidats d'en faire de même.

La campagne du second tour ne manquera pas de revenir sur la confrontation des deux projets défendus par les candidats : celui de l'égalité pleine et entière pour les LGBT de Ségolène Royal avec l'ouverture du mariage civil et le droit à l'adoptions pour les couples homosexuels. A l'opposé celui moins disant de Nicolas Sarkozy, qui tout en garantissant de sa volonté de lutter contre les discriminations ne propose qu'un contra d'union civile, conclu en Mairie, et qui octroie une égalité de droits et de devoirs entre couples gays et hétérosexuels mariés en dehors de la filiation. Sur ce volet un statut du beau-parent serait adopté.

Si les deux principaux intéressés ont déjà publiquement réaffirmé leurs positions sur le sujet à plusieurs reprises, Nicolas Sarkozy, dans une vidéo diffusée à l'occasion de l'anniversaire des militants LGBT de l'UMP, GayLib, est revenu sur son projet : «J'ai voulu surtout que la Droite française ne soit pas aussi rigide sur les questions de société. Le question de l'homosexualité, elle est importante, il faut la prendre en considération et on doit respecter les homosexuels» déclare-t-il dans le message diffusé en son siège de campagne le 13 avril dernier.

Sur la question du déterminisme génétique, il revient sur le sujet : «Je crois qu'on ne choisit pas sa sexualité, on choisit de l'assumer, de la révéler ou de la dissimuler. Et comme ce n'est pas un choix sa sexualité, son identité sexuelle, toute discrimination serait absolument scandaleuse. C'est la raison pour laquelle j'ai voulu que la Droite française évolue».

Sur son choix d'un contrat d'union civil, il s'en explique : «J'ai posé la question de l'amour homosexuel (...). L'amour, on veut qu'il s'exprime socialement parlant mais le Greffe du Tribunal d'Instance (NDR : où sont enregistrés les Pacs) pour signer nuitamment un Pacs ne répond pas à cette question de la révélation sociale de son amour. C'est la raison pour laquelle j'ai proposé un contrat d'union civil, avec une cérémonie en Mairie».

Le candidat a ensuite féilicité GayLib pour son action au sein de l'UMP comme d'autres personnalités dont les messages ont été enregistrés : Jean-François Coppé, Patrick Devedjian, Laurent Wauquiez, Roselyne Bachelot, Jean-Pierre Raffarin ou bien encore Françoise de Panafieu.

Si cette déclaration d'amour GayFriendly du Président de l'UMP pour ses militants LGBT ne semble pas feinte, Nicolas Sarkozy n'a pas levé le doute concernant la suppression du Pacs au profit du Contrat d'union civil, au contraire, ni n'a évoqué le sort des familles homoparentales ni un éventuel calendrier de ses mesures. Egalement, et alors que GayLib nous assurait souhaiter que le contrat d'union civil soit ouvert à tous les couples, homosexuels ou non, Nicolas Sarkozy n'a pas levé cette ambiguïté alors même qu'il avait préalablement déclaré qu'il ne voyait pas l'intérêt pour un couple hétérosexuel de privilégier ce statut à celui du mariage.

A l'opposé, et à la veille du premier tour, Adeline Hazan, Secrétaire nationale aux Droits de l'Homme et Libertés et François Vauglin, Délégué national aux questions LGBT, ont dénoncé le projet de l'UMP dans une lettre ouverte : «Ce projet d'union civile donne donc des droits spécifiques à une population particulière. C'est une démarche communautariste, et qui enferme. Il faut le dénoncer fortement car le seul critère de cet enfermement serait l'orientation sexuelle. C'est d'une grande violence symbolique : un sous-mariage réservé aux homosexuels, c'est un sous-statut pour des gens traités comme des sous-citoyens. Il s'agirait alors d'une législation homophobe» estiment-ils.

«Cette proposition portée tant par Nicolas Sarkozy que François Bayrou insiste sur la différence sexuelle quand l'important est dans le projet de vie. Introduire dans la loi une hiérarchie entre les couples est une attaque sournoise contre notre modèle républicain et un grave recul pour le principe d'égalité.» continuent-ils en dénonçant également sur la question de l'homoparentalité la position de la droite française.

Egalement et soulignant «un vrai clivage gauche-droite» sur ces questions, ils rappellent que c'est «Au nom de l'égalité des droits, l'ensemble de la gauche est rassemblé sur les propositions portées par Ségolène Royal pour la lutte contre l'homophobie, l'amélioration du pacs, et l'ouverture du mariage et de l'adoption pour les couples de même sexe» alors que «Au nom de la prééminence des symboles, l'ensemble de la droite persiste dans son refus de la reconnaissance du fait social homoparental. Et force est de constater qu'au-delà de l'aggiornamento de convenance sur le pacs, l'UMP et l'UDF donnent une nouvelle illustration de leurs convergences politiques : ils n'acceptent toujours pas cette reconnaissance moderne du couple, l'un et l'autre cherchant en réalité sa disparition».

Si dans une élection comme celle des présidentielles les positions catégorielles ne conduisent pas forcément à des votes communautaires, une absence d'éclaircissement et de réaffirmation des positions des candidats sur ces questions peut coûter des voix. Notamment, les 500000 signataires de Pacs pourraient se retrouver contraints de choisir entre le mariage et le contrat d'union civil en fonction de leur situation alors qu'ils ne le souhaitent pas forcément et qu'à défaut ils se retrouveraient sans droits liés au Pacs originellement.

Il reste 13 jours aux candidats pour convaincre les électeurs de porter leur choix sur leur personne.

25/04/2007

25/04/07 - 17:09

Avances inconvenantes

Peyrelevade dénonce "les avances inconvenantes" de Royal à Bayrou
25 avril 12:53 - PARIS (AFP) - Jean Peyrelevade, ancien président du Crédit Lyonnais et proche de François Bayrou, a qualifié mercredi d'"avances inconvenantes" la main tendue par Ségolène Royal au candidat centriste, l'accusant de vouloir faire une alliance "à l'arraché, dans l?humiliation du partenaire hier vilipendé".

Jean Peyrelevade, ancien président du Crédit Lyonnais et proche de François Bayrou, le 14 février 2003 à Paris

AFP - Eric Feferberg

Dans un commentaire diffusé sur le site des Echos, M. Peyrelevade ajoute que "les propositions obscènes et donc maladroites" de Mme Royal sont "sans doute contre-productives en termes électoraux".

Il condamne l'initiative de la candidate socialiste pour "des raisons de forme" et "de fond".

"Comment peut-on aujourd'hui proposer un débat, des ministres, demain Matignon peut-être, à quelqu'un dont on disait hier qu'il n'était pas le troisième homme, qu'il était un homme de droite", se demande-t-il.

Selon lui, "l'ouverture de Ségolène Royal constitue une double erreur de diagnostic". D'abord, "l'objectif de François Bayrou n'est pas de devenir ministre de qui que ce soit, mais de construire une force nouvelle et centrale capable de rénover la vie politique française".

Ensuite, le PS, qui "n'a plus de ligne directrice dominante", "n'est plus en état de gouverner durablement le pays", affirme Jean Peyrelevade.

Avant d'envisager quoi que ce soit avec entre la gauche et le centre, il faudrait que le PS "surmonte sa crise et se réforme".

"A terme, l'alliance de sa composante sociale-démocrate et du centre est la seule chance pour la gauche de gouvernement de revenir au pouvoir. Mais cela nécessite du soin, du temps, un long mûrissement et ne se fait pas à l'arraché, dans l'humiliation du partenaire hier vilipendé".

M. Peyrelevade estime que ce sont "le centre et François Bayrou qui seront en fait le vrai moteur, les vrais pivots du changement, pas le PS".

25/04/07 - 15:59

Parti Démocrate

Je suis contre la bipolarisation, je ne suis pas un pro américain...
Mais comme au USA, je crais le parti démocrate et à terme il y aura une bipolarisation de la classe politique en France...

Comme quoi, notre cher François a été plutot malin, mais cela lui réussira t'il ?

Seul l'avenir nous le dira, mais certains de ses soutiens de la société civile prennent un peu leur distance.

25/04/07 - 10:32

Nicolas Sarkozy à Rouen

Intervention de Nicolas SARKOZY
Rouen – Mardi 24 avril 2007


Seul le prononcé fait foi

Mes chers amis,


Le peuple français s’est exprimé.
On le disait fatigué et il s’est levé.
On disait qu’il n’attendait plus rien de la politique et jamais la participation n’a été aussi forte.
On disait qu’il était devenu conservateur et il a préféré le changement.
On disait qu’il était prisonnier du passé et il a préféré l’avenir.
On disait que le débat ne l’intéressait plus et il a choisi le débat.
On disait qu’il ne croyait plus en la France et il a suffi qu’on lui parle davantage de la France pour qu’il reprenne goût à la politique.
On disait qu’il n’avait plus d’ambition pour lui-même et il a montré qu’il était bien décidé à ne laisser personne décider à sa place.

Le peuple français est un grand peuple qui veut continuer à écrire lui-même son histoire.
Il a compris, au plus profond de lui-même, l’importance de l’enjeu. Il a compris qu’il était temps de décider, qu’il était temps de choisir, que la France ne pouvait plus attendre, qu’elle avait déjà trop attendu.
Il a voulu le débat le plus clair, le plus tranché. Il a voulu le débat entre deux projets de société et deux conceptions de la politique.
Le peuple français veut choisir son destin, et il veut le faire en toute connaissance de cause.

En se détournant des extrêmes et en se rendant massivement aux urnes, le peuple français n’a pas exprimé sa confiance retrouvée dans le système politique, il n’a pas voulu dire qu’il était moins inquiet de son avenir, il n’a pas voulu dire qu’il était moins révolté, moins en colère contre ses élites.
La France du non ne s’est pas dissoute dans la France du oui. La France qui a le sentiment que quoi qu’elle fasse, elle ne pourra pas s’en sortir, la France qui a peur du déclassement, la France qui vit dans l’angoisse de l’exclusion, la France qui n’a pas assez de pouvoir d’achat, la France qui n’en peut plus de la violence et de l’insécurité, cette France exaspérée, cette France qui souffre, elle n’a pas disparu, elle est toujours là.
Ce vote du premier tour, qui est une victoire pour notre démocratie, n’exprime pas un contentement, il n’exprime pas une satisfaction, il exprime une attente, il exprime une exigence.
Oui, une exigence, une exigence forte, une exigence que nul ne peut ignorer, à laquelle nul ne peut se dérober, une exigence à laquelle je veux répondre.

Dimanche dernier, le peuple français a dit qu’il voulait un vrai débat, ce débat nous le lui devons, dans la clarté, dans la sincérité, dans la dignité.
Dimanche dernier, le peuple français a dit qu’il voulait espérer encore. Ne pas répondre à cette demande d’espérance serait désastreux pour notre démocratie.

Le peuple français veut qu’on l’écoute, il veut qu’on lui réponde.
C’est à lui que nous devons parler et non aux appareils.
C’est à lui que nous devons nous adresser et non aux partis.
C’est au peuple français dans son ensemble, dans sa diversité d’origines, d’opinions, de croyances, de conditions, que nous devons une attention, une écoute, des réponses.
Le but de la politique c’est le bonheur du peuple, pas celui des appareils.
Le but de la politique c’est de servir son pays, pas de servir son parti.
Je ne me suis pas présenté à l’élection présidentielle pour faire gagner mon parti.
Je me suis présenté parce que j’avais la conviction que je pouvais apporter quelque chose à la France et aux Français.
Je me suis présenté parce qu’ayant tout reçu de la France, lui devant tout, je voulais lui donner à mon tour.

J’ai dit : « Je veux faire gagner la France et les Français ».
Madame Royal a dit : « Je veux faire gagner le Parti Socialiste ».

J’ai dit que je me sentais en tant que Français aussi l’héritier de Jaurès et de Léon Blum.
Monsieur Hollande a répondu : « C’est une captation d’héritage. »

J’ai parlé de Guy Môquet, ce jeune Français fusillé par les Allemands à dix-sept ans et demi pour faits de résistance.
Madame Buffet a hurlé : « Je vous l’interdit ! » Parce qu’à ses yeux ce n’était pas un jeune Français mais un jeune communiste.

J’ai dit : « Il n’y a qu’une seule histoire de France. »
Les socialistes ont protesté qu’il y avait une histoire de France de droite et une histoire de France de gauche.

J’ai dit : « Il n’y a qu’une seule France. »
La gauche a objecté : « Il y a une France de droite et une France de gauche. »

J’ai dit : « Il n’y a qu’un seul peuple français. »
La gauche a décrété qu’il y avait un peuple de gauche et un peuple de droite.

Cette gauche qui ne veut pas rassembler les Français mais qui veut les diviser, qui veut les opposer, qui raisonne encore comme au temps de la lutte des classes, qui prétend avoir le monopole de la générosité et de la justice, cette gauche est sectaire.
Le sectarisme pour moi c’est le contraire de la République.

Cette gauche croit plus aux étiquettes qu’aux convictions.
Moi je crois plus aux convictions qu’aux étiquettes.

Cette gauche négocie des alliances, elle négocie des ralliements, elle négocie avec l’extrême-gauche, avec les trotskistes, elle négocie avec les communistes, elle négocie avec les Verts. Elle rêve de négocier avec le centre. Elle rêve de l’époque des combinaisons partisanes, de l’époque de la Troisième Force, de la IVe République où les partis s’arrangeaient entre eux sans les électeurs, où les partis faisaient leur petite cuisine entre eux.

Cette gauche hésite entre la gauche de Guy Mollet et celle de François Mitterrand. Elle voudrait n’avoir pas à choisir entre l’alliance à gauche et l’alliance au centre. Elle voudrait contenter à la fois le trotskiste, le communiste, l’écologiste, le chevènementiste, le socialiste, le radical de gauche et le centriste.
Une telle coalition ne pourrait pas être une force de proposition puisque ceux qui y participeraient ne seraient jamais d’accord sur rien, ne seraient jamais capables de travailler ensemble, de construire ensemble.
Une telle coalition ne pourrait être soudée que par la volonté de s’opposer.
Mais de s’opposer à quoi ?
De s’opposer à des idées ? Mais lesquelles et au nom de quels principes, de quelles valeurs, eux qui n’ont rien en commun ?
La vraie question ce n’est pas à quoi veulent-ils s’opposer mais à qui ? Le Parti Socialiste rêve d’un front qui serait constitué non contre mes idées, contre mes convictions, contre mes propositions, contre mon projet mais contre ma personne.
Il rêve d’une diabolisation qui tiendrait lieu d’argument.
Il rêve d’une diabolisation qui remplacerait le débat.
Il rêve d’une diabolisation qui lui éviterait d’avoir à défendre ses idées, ses convictions, ses propositions.
Il rêve d’une diabolisation qui lui permettrait de constituer le front commun des haines et des intolérances.
Qu’ils essayent, les socialistes, si c’est leur façon de concevoir la politique ?
Qu’ils essayent, s’ils n’ont pas l’impression en le faisant d’avilir la démocratie.
Qu’ils essayent, s’ils sont convaincus que la fin justifie les moyens.
Qu’ils continuent, avec leurs appels du pied, leurs clins d’œil et leur main tendue.

Moi je pense que notre démocratie mérite mieux que ça.
Je pense que la fonction présidentielle exige plus de dignité dans le comportement politique.
Je pense que la démocratie exige plus de clarté dans le débat.
Je pense que la fin ne justifie pas tous les moyens.
Je pense qu’en politique aussi il y a une morale et que la crise actuelle de la politique est d’abord imputable à la crise de la morale en politique.
Je pense que les Français attendent autre chose de la politique que les coups bas et les attaques personnelles.
Je pense que les Français qui se débattent dans les difficultés et qui souffrent de la dureté de la vie sont en droit d’exiger d’autres comportements de leurs dirigeants politiques.
Je pense que les Français ne sont pas dupes de telles stratégies, qu’ils sont attachés au débat d’idées, qu’ils ne veulent pas que l’on se moque d’eux et qu’ils veulent qu’on les respecte.

Moi je veux respecter les Français. Je veux leur parler de mes idées, de mes convictions, de mon projet. Je veux continuer d’aller à leur rencontre. Je veux les écouter. Je veux partager leurs joies, leurs peines, leurs douleurs. Je veux comprendre leurs angoisses. Je veux leur donner de l’espérance.

C’est la ligne que je me suis fixée depuis le début de cette campagne. Je n’en changerai pas. Je continuerai de ne pas répondre aux attaques personnelles, aux insinuations et même aux caricatures. Je ne chercherai pas à constituer des coalitions artificielles. Je ne négocierai pas de compromis qui serait contraire à mes convictions et aux engagements que j’ai pris et pour lesquels plus de onze millions de Français m’ont fait confiance au premier tour.

J’irai vers le peuple et non vers les partis, vers les plus humbles et les plus modestes et non vers les plus puissants et les plus connus.
J’irai à la rencontre du peuple comme celui qui veut cesser d’être l’homme d’un parti et qui aspire à devenir l’homme de la nation.
C’est ce que je suis venu faire ici aujourd’hui à Rouen. Loin des coulisses du pouvoir et des tractations d’état-major. Loin des marchandages. Je suis venu à la rencontre du peuple français parce que c’est lui seul qui décidera le 6 mai de son destin et de celui de la France.

Comment être à Rouen et ne pas penser à Corneille, son enfant le plus célèbre ?
Comment être à Rouen et ne pas penser au Cid, à Horace, à Polyeucte, à tous ces héros qui nous ont tant appris quand nous étions enfants sur la grandeur de l’homme et sur la dimension tragique de la vie ?
Comment être à Rouen, penser à Corneille, à Horace et au Cid et ne pas songer à ce qu’un peu plus d’intégrité morale et de grandeur d’âme pourrait apporter à la politique dans notre pays ?

Comment être à Rouen et ne pas penser à Flaubert ?

Comment être à Rouen et ne pas penser à Jeanne d’Arc ?
Comment être à Rouen et ne pas penser à cette jeune fille innocente de 19 ans, seule devant ses juges ?
Comment être à Rouen et ne pas penser à Jeanne sur son bûcher, criant le nom de Jésus au milieu des flammes tandis que, selon les témoins du temps, « dix mille hommes pleuraient »…
Comment être à Rouen et ne pas penser à Jeanne d’Arc qui prit les armes pour sauver la France lorsqu’elle sut « la pitié qu’il y avait au royaume de France » ?

Comment être à Rouen et ne pas penser à ce que Michelet disait d’elle :
« Souvenons-nous toujours, Français, que la patrie chez nous est née du cœur d’une femme, de sa tendresse et des larmes, du sang qu’elle a donné pour nous » ?

Comment être à Rouen et ne pas penser à ce que Barrès disait d’elle : « Etes-vous catholique ? C’est une martyre et une sainte que l’Eglise met sur les autels. Etes-vous royaliste ? C’est l’héroïne qui a fait consacrer le fils de Saint Louis par le sacrement de Reims. Pour les républicains c’est l’enfant du peuple. Enfin les socialistes ne peuvent oublier qu’elle disait : « J’ai été envoyée pour la consolation des pauvres et des malheureux. »
Elle dépasse tous les partis, nul ne peut la confisquer. »

Comment avons-nous pu laisser Jeanne d’Arc confisquée par l’extrême-droite pendant si longtemps ? Comment pendant si longtemps avons-nous pu laisser confondre le patriotisme qui est l’amour de la patrie avec le nationalisme qui est la haine des autres ?

Avec Jeanne d’Arc finit le temps de la chevalerie et commence celui de la nation.
Michelet, encore, disait : « En elle apparurent à la fois la Vierge et déjà la patrie ».

Et Malraux quand il vint à Rouen en 1964 commémorer sa mort eut cette phrase admirable, qui exprime mieux qu’aucune autre ce qu’elle représente presque inconsciemment pour l’idée que les hommes se font de la France : « O Jeanne sans sépulcre et sans portrait, toi qui savait que le tombeau des héros est le cœur des vivants, peu importe tes vingt mille statues, sans compter celles des églises : à tout ce pour quoi la France fut aimée, tu as donné ton visage inconnu ».

Pourquoi me direz-vous reparler encore de cette vieille histoire ?
Pour une raison bien simple : si l’on en parlait plus de Jeanne d’Arc c’est parce qu’il était devenu presque impossible de parler de la France. Ou peut-être parce que l’on avait pris tellement l’habitude de la dénigrer qu’il était devenu impossible d’évoquer celle qui lui avait donné son plus beau visage, qui était un visage de pureté et d’innocence.
Nous avions abandonné Jeanne d’Arc non parce que nous avions honte d’elle, mais parce que nous avions honte de la France, de son histoire, de ses valeurs.
La France ne pouvait pas être sainte puisqu’elle était chargée de tous les péchés de la Terre.

J’ai voulu remettre la France au cœur de la politique française parce que c’est le dénigrement et l’affaiblissement de la nation qui attisent le nationalisme.
C’est l’incapacité croissante de la nation à protéger qui nourrit l’exaspération sociale.
C’est l’affaissement de l’identité française qui nourrit la crispation identitaire.

Qu’est-ce que la France sinon d’abord une idée de l’homme, du respect qu’on lui doit, des droits que nul ne peut lui retirer ?
Qu’est-ce que la France sinon un combat multiséculaire pour la dignité de la personne humaine et pour sa liberté ?
Qu’est-ce que la France sinon une culture qui se veut l’héritière de toutes les cultures qui dans le monde ont apporté quelque chose à l’idée d’humanité ?
Qu’est-ce que la France sinon la foi dans la capacité de l’homme à s’améliorer ?
Qu’est-ce que la France sinon cet effort continuel pour faire la synthèse de ce qu’il y a de plus grand et de plus beau dans les hommes, sinon cet intercesseur unique entre ce qu’il y a de singulier dans chaque homme et ce qu’il y a d’universel dans tous les hommes, entre le sentiment de chacun et la raison de tous ?
La France c’est un art, c’est une culture, c’est une manière d’être et de penser.
La France c’est la pensée claire, c’est la raison, c’est l’esprit des Lumières.
C’est aussi 2000 ans de christianisme, 2000 ans de civilisation chrétienne. C’est Saint Denis, c’est Reims, c’est Domrémy, c’est le Mont Saint-Michel. C’est Dieu sorti de la pénombre du sanctuaire où l’art roman l’avait enfermé pour être offert à la lumière des cathédrales.
C’est la morale laïque qui incorpore 2000 ans de valeurs chrétiennes.
C’est le respect de toutes les religions.
C’est l’universalisme et c’est l’humanisme.
Cette culture est une part de nous-mêmes, nous n’avons pas le droit de la renier, nous avons le devoir de la transmettre à nos enfants. Je veux que l’école redevienne un lieu de transmission de la culture. Je veux qu’à l’école on enseigne aux enfants les grands auteurs. Et je le dis pour que les choses soient claires. Nul ne peut faire le tri dans la culture française que l’on doit enseigner dans les écoles et les collèges. Nul ne peut exiger la censure d’un grand auteur parce qu’il heurte ses convictions philosophiques ou religieuses.
Voltaire, pour ne citer que lui, continuera si je suis élu à être enseigné dans les écoles françaises, il continuera à être dans les programmes des examens, il continuera à être joué librement dans les théâtres qui le souhaitent et je ne tolérerai pas que quiconque tente de s’y opposer par la violence. Parce que pour moi la liberté de l’esprit c’est la première valeur de la culture française et la première qualité de l’intelligence humaine. Si nous voulons une société de liberté, si nous voulons contribuer à faire de nos enfants des hommes libres, si nous voulons former des âmes libres, il nous faut protéger et encourager la liberté, et que reste-t-il de la liberté si les fanatiques peuvent menacer de mort les professeurs de philosophie, interdire les caricatures et mettre Voltaire à l’index ?
Celui qui ne veut pas respecter nos valeurs de liberté n’est pas obligé de rester.
Celui qui ne veut pas respecter notre conception de l’homme, celui qui récuse l’humanisme et l’universalisme, celui qui récuse l’usage de la raison, celui qui veut abolir l’héritage des Lumières et celui de la Révolution, celui qui ne veut pas reconnaître que la femme est l’égal de l’homme, celui qui veut cloîtrer sa femme, obliger sa fille à porter le voile, à se faire exciser ou à se marier de force, celui-là n’a rien à faire en France et il doit savoir que s’il reste, les lois et les principes de la République s’appliqueront à lui comme à tous les autres citoyens.
La République c’est la compréhension mutuelle, le respect de l'autre et la solidarité pour tous.
C’est la liberté de chacun garantie par la liberté de tous.
C’est l’égalité des droits pour tous garantie par les devoirs de chacun.
C’est la souveraineté de l’individu garantie par la souveraineté du peuple.
C’est l’espérance de la justice.
C’est la volonté générale exprimée par la loi.
C’est l’Etat impartial. Idée sur laquelle je ne transigerai pas et qui passe par des nominations elles aussi impartiales.
C’est la foi dans la raison, dans l’Homme et dans le progrès.
C’est le mérite.
C’est la vertu civique comme fondement de la citoyenneté.
C’est la propriété et son respect comme conditions de la liberté.
C’est le service public comme condition de l’égalité de tous les citoyens, quelque soit leur rang, quelque soit leur handicap, quelque soit le territoire où ils vivent.
C’est l’éducation comme condition de l’émancipation.
La République fraternelle c’est celle de Mirabeau et des droits de l’homme, celle de Victor Hugo et des « Misérables », celle de Jules Ferry et des instituteurs, celle de Jaurès et des dreyfusards, celle du Général De Gaulle et des Français libres.
Nous sommes les héritiers de tous ceux qui dans l’histoire ont porté haut les idées de nation et de République quel que fût leur parti.

La France a affronté tant d’épreuves, surmonté tant de drames, qu’elle s’est forgé un caractère, une personnalité dont la force a souvent étonné le monde. La France de toujours, la vraie France, celle qui s’inscrit dans une longue histoire, celle qui est la somme de tous ces destins individuels, ne peut pas mourir parce que chacun d’entre vous veut qu’elle vive.
La France, dont tous ceux qui se sont battus pour elle de génération en génération ne savaient au fond qu’une chose c’est qu’ils ne voulaient pas la perdre, parce qu’ils sentaient que c’était ce qu’ils avaient de plus précieux à transmettre à leurs enfants, parce qu’ils comprenaient qu’en se battant pour elle ils se battaient pour eux, parce qu’ils avaient au fond de leur cœur le sentiment que ce lien mystérieux les rattachait à une destinée commune exceptionnelle à la grandeur de laquelle chacun avait sa part. J'affirme qu’on affaiblit la République quand on cherche à abaisser l’autorité de l’Etat. On affaiblit la République quand on dénigre la nation. On affaiblit la République quand on soutient ceux qui violent la loi, ceux qui squattent le bien d’autrui, ceux qui veulent avoir tous les droits sans respecter les droits des autres. On affaiblit la République quand on s’efforce par tous les moyens de ruiner la morale de l’effort et du mérite, quand on transforme le citoyen en assisté, quand on confond l’égalité avec l’égalitarisme, la solidarité avec l'assistanat.
On affaiblit la République quand on la livre aux corporatismes et aux clientélismes, quand on l'abandonne aux communautarismes.
A ceux qui veulent l’ordre sans le mouvement, je dis que la République est un idéal de progrès, et que dans un monde qui change la République immobile est vouée au déclin.
A ceux qui veulent le mouvement sans l’ordre je dis que le désordre prépare toujours le triomphe de la loi du plus fort, qui est le contraire de la République.
Je veux dire que la République n'est pas un modèle figé pour l'éternité mais un projet toujours inachevé, un élan du cœur et de l'esprit, un idéal de civilisation et d'humanisme, un rêve d'universalité et de fraternité.
Je veux dire que la République, depuis 200 ans, c’est une continuité de principes, de valeurs, d’objectifs et une variété de moyens, de procédures et de priorités en fonction des circonstances.
Je veux dire que la République de Jules Ferry et de Gambetta n’était pas celle de Danton pas davantage celle de Robespierre, que celle de Clemenceau n’était pas celle de Lamartine et pas non plus celle du Général De Gaulle. Elle fut tour à tour girondine, jacobine, libérale, anticléricale, sociale, radicale... Elle se développa tour à tour par la conscription, par le suffrage universel, par l’école, par la laïcité, par la Sécurité sociale ou par le droit du travail… Elle s’affirma tour à tour dans la guerre et dans la paix, mais toujours combattant pour le même idéal.

J’ai voulu remettre la France à l’honneur parce que la repentance est une mode exécrable.
Les adeptes de la repentance qui veulent ressusciter les haines du passé en exigeant des fils qu’ils expient les fautes supposées de leur père et de leurs aïeux.

Je suis de ceux qui pensent que la France n’a pas à rougir de son histoire. Elle n’a pas commis de génocide. Elle n’a pas inventé la solution finale. Elle a inventé les droits de l’Homme et elle est le pays du monde qui s’est le plus battu pour la liberté.

Je suis convaincu que pour un Français, haïr la France, c’est se haïr lui-même.
Je suis convaincu que la haine de soi est le commencement de la haine des autres.
Je veux dire que durant la guerre tous les Français n’ont pas été pétainistes, qu’ils y a eu aussi les héros de la France libre et de la résistance, que si certains Français ont dénoncé des Juifs à la Gestapo, d’autres, beaucoup plus nombreux, les ont aidés au péril de leur vie, que des mères ont caché des enfants juifs parmi leurs propres enfants.

Je veux dire que dans les colonies, tous les colons n’étaient pas des exploiteurs, qu’il y avait parmi eux beaucoup de gens courageux qui avaient travaillé dur toute leur vie, qui n’avaient jamais exploité personne, qui avaient construit des routes, des hôpitaux, des écoles, qui avaient enseigné, qui avaient soigné, qui avaient planté des vignes et des vergers sur un sol aride, qui ne devaient rien qu’à eux-mêmes, qui avaient beaucoup donné à une terre où ils étaient nés et qui un jour n’ont eu le choix qu’entre la valise et le cercueil. Ils ont tout perdu.
Je veux qu’on les respecte.

Je veux dire que si la France a une dette qu’elle n’a pas réglée, c’est celle qu’elle a vis-à-vis de ceux qui en Indochine et en Algérie se sont battus pour elle et ont du quitter leur pays pour ne pas être assassinés.

Je veux que la France reconnaisse sa dette, vis-à-vis des harkis et des supplétifs d’Indochine et qu’elle l’honore. C’est une question d’honneur et l’honneur pour moi c’est encore une vertu cardinale pour un homme comme pour une nation.

J’ai voulu remettre la France au cœur de la politique parce que la crise de l’identité française devenait préoccupante.
J’ai voulu remettre la France à l’honneur dans la politique française, parce qu’on ne peut intégrer personne quand on ne sait plus qui on est. On ne peut pas faire aimer aux autres ce qu’on n’a pas appris à aimer soi-même. Je veux que l’identité de chacun soit respectée.
Je veux que nul n’oublie son origine, son histoire, sa culture, parce que je crois que la différence est une richesse.
Mais je veux que la politique de l’immigration soit liée à la politique de l’intégration. Et qu’est-ce qu’une intégration réussie sinon de se sentir français à part entière ? Sinon d’être fier d’être français ? Sinon d’avoir ajouter à sa culture d’origine, la culture française ? Sinon d’avoir ajouté à l’identité qu’on apporte avec soi, l’identité française qui fonde le sentiment d’appartenance à cette communauté de destins qui s’appelle la France ?

Je refuse le communautarisme qui rendrait ce qui nous sépare plus fort que ce qui nous unit.
Je refuse le communautarisme qui enfermerait chacun dans ses origines, ses croyances, son identité.
Je refuse le communautarisme qui ouvrirait la voix à la loi des tribus et à la violence.
Je refuse le communautarisme qui serait le contraire de la République.

J’ai voulu remettre la France au centre du débat politique, parce que l’on ne peut pas s’ouvrir aux autres, on ne peut pas accepter l’échange et le mélange quand on n’est pas sûr de son identité.
On ne peut pas aimer les autres si on ne s’aime pas soi-même. J’ai voulu que l’on reparlât de la France dont on ne parlait plus, parce que dans le monde tel qu’il est l’homme a besoin de se sentir protégé et que la première fonction de la nation c’est de protéger. Ce retour est logique. Il exprime la crainte de se retrouver seul face à l’inconnu, face à un monde d’autant plus menaçant que l’on peine à le comprendre tant il change vite.
La nation, c’est l’expression de ce besoin qui grandit de ne pas être seul pour affronter un avenir incertain. C’est l’expression d’un besoin de protection, de solidarité, d’action collective. C’est l’expression du besoin d’être ensemble pour relever un défi dont au fond nous ne savons qu’une chose avec certitude, c’est qu’il est trop grand pour un homme seul.
Le retour de la nation que l’on voit partout dans alors qu’il n’y a pas si longtemps on nous annonçait la fin des nations, c’est un besoin d’identité et un besoin de politique. Le local c’est important mais c’est trop petit. L’Europe c’est l’avenir mais c’est trop grand et c’est encore trop incertain, trop faible pour remplacer la nation. Il faut protéger pour mieux inciter à la prise de risque, à l’audace. La protection c’ est la contrepartie d’une société plus ouverte et plus risquée.

La Nation qui protège, ce n’est plus l’Etat Providence des années 60 et 70, ce n’est plus l’Etat social d’avant la mondialisation. Ce n’est plus seulement l’Etat qui étendait sans cesse sa protection sociale pour que le monde n’ait plus à subir ce qu’il avait subi lors de la grande crise des années 30 qui avait débouché sur la misère, le fascisme et la guerre.
Mais au prétexte que l’Etat Providence ne peut plus fonctionner comme il y a quarante ans, il serait désastreux de décréter que l’Etat ne doit plus s’intéresser à l’économie, qu’il ne doit plus jamais intervenir, que le marché a toujours raison et qu’il doit décider seul, qu’il n’y a qu’à laisser faire et laisser passer. Depuis vingt ans nous avons déjà trop cédé sous l’effet de notre propre renoncement et du renoncement de l’Europe.
A une France si éprouvée par les restructurations industrielles et qui continue de payer très cher les conséquences non maîtrisées de la mondialisation, à une France qui demande depuis 30 ans tant de sacrifices aux Français pour faire face à la concurrence et dont chaque succès est un miracle d’énergie et de volonté, je veux dire que je n’accepte pas l’idée d’une désindustrialisation inévitable. Je n’accepte pas l’idée d’une France sans usine. Je n’accepte pas l’idée d’une France sans ouvrier, sans paysan, sans artisan.
Je veut protéger notre industrie, notre artisanat , notre agriculture contre une vision naïve de la concurrence. Le mot protection ne me fait pas peur.
Je n’accepte pas l’idée d’une France qui se contenterait de répondre à la mondialisation en investissant dans la haute technologie et les services à forte valeur ajoutée, et qui laisserait tomber tout le reste. Car lorsque les usines seront parties, lorsque l’agriculture aura disparu, lorsque les artisans ne pourront plus vivre, tout le reste partira aussi, parce que les Chinois et les Indiens forment aussi des savants, des ingénieurs, des financiers, des techniciens, parce qu’une fois les ateliers partis, les secrets de fabrication sont plus difficiles encore à préserver, parce que l’innovation se fait toujours au plus près du processus de production.
Si l’on ne fait rien, si l’on continue d’accepter les dumpings sociaux, écologiques, monétaires, fiscaux, si l’on continue d’accepter la concurrence déloyale, l’Europe finira par devenir un désert industriel et un désert agricole avant de devenir un désert économique. Regardez ce que l’euro fort face au dumping monétaire américain fait à Airbus. Pourtant rien n’est perdu. Mais il faut voir à long terme, il faut ancrer le système productif dans les territoires.
Je ne peux pas accepter d’abandonner des pans entiers du territoire qui ont une longue tradition industrielle derrière eux. Je ne peux pas accepter qu’une masse croissante d’exclus aille s’entasser dans les banlieues des grandes villes et que les emplois s’en aillent à l’autre bout du monde.
Je veux protéger le travail. Je veux être le Président qui mettra tout en œuvre pour que les dumpings de toute sorte cessent de tirer les salaires vers le bas et de dégrader les conditions de travail.
Je veux être le Président qui mettra tout en œuvre pour faire obstacle aux chantages à la délocalisation. Je veux prendre l’engagement de revaloriser le travail et de remettre le travailleur au centre de la société.
Je veux prendre l’engagement de mettre en œuvre une politique économique qui fera augmenter le pouvoir d’achat des salaires, parce qu’en France les salaires sont trop bas et les prix trop hauts.
Parce que j’ai mis le travail et les travailleurs au cœur de mon projet politique, parce que j’ai mis le pouvoir d’achat et l’emploi au premier rang de mes priorités.
Je veux être le Président qui moralisera le capitalisme financier, qui donnera la primauté à la logique de la production sur la logique financière, qui donnera la primauté à l’entrepreneur et au travailleur sur le spéculateur et le rentier, qui mettra un terme au scandale des parachutes en or et à l’injustice des stocks options réservées à quelques-uns.
Je veux être le Président qui protègera le capitalisme familial par rapporta au capitalisme boursier et qui aidera les PME françaises au moins autant que les Américains soutiennent les PME américaines.
Je veux être le Président qui prendra à bras-le-corps le problème des délocalisations et qui mettra au cœur des négociations européennes la question de la surévaluation de l’euro et celle de la préférence communautaire.
Je veux être le Président qui proposera à nos partenaires la mise en œuvre d’une véritable politique industrielle européenne et qui mettra en œuvre une politique industrielle française.
On dira que c’est impossible, mais pour la pensée unique tout est toujours impossible. On disait qu’il était impossible de sauver Alstom et j’ai sauvé Alstom.
On dira que l’industrie c’est fini, mais on le disait aussi de la sidérurgie il y a 20 ans.
Je veux être le Président qui prendra la mondialisation comme un défi et non plus comme une fatalité.
Je ne veux pas d’une Europe qui subit et d’une France qui souffre parce qu’il n’y a pas de volonté européenne et pas de volonté française. Il y a en France une peur du chômage, cette peur de ne pas retrouver d’emploi, cette peur de tout perdre, d’être happé par l’exclusion. Cette peur qui paralyse tant de Français grandit avec l’âge, avec les charges de famille, avec les difficultés du secteur dans lequel on travaille, avec la persistance du chômage de masse. Le meilleur remède c’est bien sûr le plein emploi, qui est la conséquence d’une politique économique réussie. En attendant que le plein emploi protège efficacement les travailleurs, il faut éviter que perdre son emploi devienne synonyme de tout perdre. Il ne faut pas que les travailleurs vivent dans la peur. Une société dynamique, productive, c’est une société qui n’a pas peur. Pour renouer avec la croissance, le monde du travail doit d’abord vaincre la peur.
Même si la politique monétaire, la politique fiscale, la politique budgétaire, la politique industrielle, l’aménagement du territoire peuvent contribuer à amortir les chocs, à rendre les ajustements et les transitions moins brutaux, la stabilité de l’emploi restera moins grande qu’à l’époque des Trente Glorieuses.
Il est nécessaire de repenser la protection du travailleur car à trop vouloir protéger les emplois, on ne fait que retarder les évolutions nécessaires et à décourager l’embauche parce que le chef d’entreprise craint d’avoir les mains liées. Notre droit du travail avec toutes ses protections ne protège plus ou alors si mal. Il ne permet plus depuis longtemps d’endiguer la précarité. La protection sociale doit accompagner le changement, non l’empêcher. Elle doit être un facteur de dynamisme, non une cause d’immobilisme car l’immobilisme fait courir à toute la société un risque bien plus grand que celui du changement.
Nous devons donc repenser notre protection sociale à partir de deux exigences : éviter la peur qui paralyse, éviter l’immobilisme qui fige l’économie.
L’économie a besoin de souplesse. La rupture du contrat de travail par consentement mutuel doit devenir possible sans que le salarié soit privé de ses droits à l’assurance chômage. Le licenciement pour cause économique doit cesse d’être un véritable parcours du combattant. Il doit être plus facile. Mais l’indemnité de licenciement doit être plus importante et il est impensable qu’au début du XXIe siècle quelqu’un puisse être licencié sans qu’on lui dise pourquoi.

Je souhaite que soit discutée avec les partenaires sociaux la création d’un contrat de travail unique. Ce contrat unique, qui pourrait être rompu par consentement mutuel, constituerait le cadre commun dans lequel s’inscriraient tous les contrats particuliers qui forment aujourd’hui un inextricable maquis dans lequel se perdent les droits et les devoirs de chacun et qui alimente le développement sans fin des contentieux. Il serait à durée indéterminée et assorti de droits qui se renforceraient avec le temps.
Dans l’avenir, je suis convaincu qu’il faudra moins protéger les emplois que les personnes, qu’au lieu d’essayer vainement d’interdire les licenciements il vaudra mieux accompagner les travailleurs tout au long de leur vie active pour éviter les décrochages, pour faciliter les transitions, pour les aider à trouver un emploi, à se reconvertir.
Le contrat de transition professionnelle actuellement expérimenté va dans ce sens. L’assurance que j’ai proposée pour ceux qui touchent des salaires faibles de voir leur rémunération maintenue en cas de chômage en échange de l’engagement de ne pas refuser plus de deux offres d’emploi correspondant à leur qualification va aussi dans ce sens.

Il en va de même du droit à la formation tout au long de la vie que je veux garantir, de l’allocation formation à partir de 18 ans que je veux attribuer à tous ceux qui suivent une formation et des écoles de la deuxième chance que je souhaite créer dans tous les départements. Dans le même esprit d’accompagnement des parcours individuels, une politique de reclassement des chômeurs plus active me paraît nécessaire sur le modèle de ce qui se pratique avec succès dans beaucoup d’autres pays. La fusion de l’ANPE et de l’UNEDIC, qui attend depuis vingt ans, permettrait de créer enfin les conditions de cet accompagnement.

L’aide à la mobilité, la possibilité d’emprunter à taux zéro pour financer un projet professionnel, pour se payer une formation, pour s’acheter un fonds de commerce ou une voiture pour pouvoir aller travailler, le cautionnement public pour ceux qui ont des projets mais pas de garanties personnelles, tout cela contribuera à sécuriser les parcours individuels.

Permettre aux plus modestes de devenir propriétaires en facilitant l’accès à la propriété du logement social et déduire les intérêts d’emprunt pour l’achat de la résidence principale du revenu imposable est aussi une autre façon de sécuriser les parcours parce que l’on est moins vulnérable aux accidents de la vie professionnelle quand on est propriétaire de son logement.


La France pour moi c’est tous les Français, toutes les villes, tous les quartiers, tous les villages. C’est la France de la mer et celle des campagnes, celle de la métropole et celle de l’outre-mer. C’est une seule et même France, une et indivisible, qui tire le meilleur parti de toutes ses ressources, de tous ses potentiels, de tous ses atouts, de tous ses talents, de tous ses territoires, qui n’en laisse aucun de côté, qui n’en gaspille aucun. Ce que je vous propose c’est que nous relevions ensemble et non pas séparément le défi de la mondialisation, de cette nouvelle donne internationale, de cette concurrence impitoyable qui broiera ceux qui ne se seront pas donné les moyens de l’affronter.
Ensemble, tous ensemble, nous pouvons réussir à relever ce défi. Séparément nous échouerons.
En ne changeant rien nous perdrions tout.
En changeant tout ce qui est la cause de nos échecs nous pourrons préserver et faire fructifier le merveilleux héritage de civilisation et de culture que nous ont légué toutes les générations qui pendant des siècles ont travaillé à faire la France. Et cet héritage nous pourrons à notre tour le léguer à nos enfants.

Je n’ai que deux choses à vous dire, deux choses qui viennent du fond du cœur, deux choses qui nous unissent, qui nous rassemblent :

Vive la République !
Vive la France !

24/04/2007

24/04/07 - 14:28

Le 2 mai

A 21h sur TF1 et France 2 aura lieu le grand débat entre Marie-Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy de Nagy de Bosca.

Pour le moment, les 2 journalistes retenus sont PPDA pour TF1 et Arlette Chabot pour France 2.

Actuellement seul Nicolas Sarkozy a dit son accord pour ses 2 journalistes, nous attendons l'accord de Ségolène Royal.

En espérant qu'elle ne change pas d'avis au dernier moment.

24/04/07 - 10:38

La France se réveil... la France veut le changement... la France vote Sarkozy

24/04/07 - 10:30

L'UDF ...



L'UDF rejoint l'UMP, ce qui est logique, l'UDF et l'UMP ont toujours fait bon ménage, une majorité de député de l'UDF vont rejoindre l'UMP. Normal, ils sont plutot de droite, et leur electorat lui est de droite.

24/04/07 - 10:20

Les engagements que j’ai pris, je les tiendrai

Nicolas Sarkozy
Président de l'Union pour un Mouvement Populaire

Dijon - lundi 23 avril 2007


Seul le prononcé fait foi



Intervention de Nicolas SARKOZY
Dijon – lundi 23 avril 2007


Mes chers amis,

Merci, merci de votre présence, merci de votre soutien, merci de votre enthousiasme, merci de votre ardeur, merci de votre amitié.
C’est ici ce soir, en Bourgogne, que commence la campagne pour le second tour. C’est ici à Dijon que je veux m’adresser aux 11 millions de Français qui m’ont apporté leurs suffrages. Je veux leur dire que je ne les trahirai pas, que tous les engagements que j’ai pris je les tiendrai.
Je veux leur dire que si j’ai voulu mettre la morale au cœur du débat politique, je veux aussi la mettre dans le comportement politique.
Je n’ai jamais cru au cynisme en politique. Je n’ai jamais cru à la politique qui oublie ses promesses sitôt l’élection passée.
J’ai toujours cru à cette vérité toute simple que la politique pour être respectée doit être fidèle à la parole donnée.
J’ai toujours cru à cette vérité toute simple que la crise de confiance qui mine la politique serait résolue quand le mensonge cesserait d’être une arme de la politique.
J’ai toujours cru à cette vérité toute simple que les Français se réconcilieraient avec la politique dès lors que la politique les respecterait.
Aux 11 millions de Français qui m’ont fait confiance dès le premier tour, je veux dire que mon souhait de moraliser la politique et de remédier à la crise de confiance commence pour moi par la volonté de ne pas les décevoir.
Je veux leur dire que c’est autour d’eux que je compte faire le rassemblement du peuple français le plus large possible.
Aux électeurs qui ont voté pour d’autres candidats au premier tour et qui sont des femmes et des hommes de bonne volonté, je veux dire qu’ils ont toute leur place dans ce rassemblement dès lors qu’ils partagent eux aussi les valeurs de l’identité nationale, du travail, du mérite, du civisme, de la justice.
Je leur dis que le moment est venu où chacun doit prendre ses responsabilités, où, pour chacun, il s’agit de savoir si la France choisit le changement ou l’immobilisme, l’audace ou la frilosité, le renouveau ou le déclin.
A tous les Français, je dis qu’ils ont tous, riches ou pauvres, forts ou faibles, droit au même respect, au même amour, à la même compréhension, et que ce respect, cet amour, cette compréhension ce sont les valeurs, les sentiments qui fondent mon idée de la France.
A tous les Français, je dis qu’il n’est nul besoin d’être d’accord sur tout lorsqu’on est d’accord sur l’essentiel, sur l’amour que l’on porte à son pays, sur les devoirs que l’on se sent à son égard.
Nul besoin d’être d’accord sur tout pour que chacun puisse travailler avec les autres pour le bien commun, pour un même idéal.

Durant cette campagne pour le second tour, je ne me livrerai à aucune ouverture politicienne qui chercherait à rassembler à travers les débauchages et les marchandages, je ne me laisserai pas aller à l’ouverture partisane qui n’est rien d’autre que le masque derrière lequel se dissimulent les manœuvres et les combinaisons d’appareil.
Que l’on ne compte pas sur moi pour faire quelque concession que ce soit au régime des partis.
Que l’on ne compte pas sur moi pour renier mon projet dans le but d’obtenir un consensus entre les partis.
Je ne scellerai pas d’alliance au détriment de mes convictions.
Je ne construirai pas une union des partis sur le sacrifice de ma sincérité.
Je veux être le candidat de l’ouverture parce que je veux être le Président de l’ouverture, mais d’une ouverture qui n’a rien à voir avec la politique politicienne, d’une ouverture qui n’est pas l’ouverture vers les appareils.
L’ouverture dont je veux être le candidat c’est l’ouverture d’esprit. L’ouverture d’esprit c’est être capable de prendre en considération les raisons de l’autre, c’est être capable de penser que l’autre pourrait avoir raison, c’est être capable d’échanger avec l’autre et de le respecter même quand on pense qu’il a tort.
L’ouverture d’esprit c’est accepter de réfléchir, de se remettre en cause. C’est reconnaître que l’on ne sait pas tout, que l’on a toujours quelque chose à apprendre.
L’ouverture dont je veux être le candidat, c’est l’ouverture vers les autres, vers ceux qui ne pensent pas la même chose que moi, qui n’ont pas le même parcours, pas la même expérience de la vie, pas la même histoire, vers ceux qui n’ont pas voté pour moi, vers ceux qui parfois m’ont combattu.
L’ouverture pour moi c’est l’ouverture à d’autres gens que ceux que l’on a l’habitude de rencontrer, à des sentiments que l’on n’a jamais éprouvés, à des idées nouvelles.
L’ouverture pour moi c’est le contraire du reniement, c’est l’expression d’une grande force de conviction, parce que pour s’ouvrir aux autres, pour s’ouvrir à d’autres idées, à d’autres opinions il faut se sentir assez assuré dans ce que l’on est, dans ce que l’on pense et dans ce que l’on croit.
L’ouverture pour moi c’est la compréhension, c’est le respect, c’est l’amour des autres. Ce n’est pas le marchandage, ce n’est pas la négociation des places. Je ne marchanderai pas, je ne négocierai pas mais je ferai preuve d’ouverture d’esprit et d’esprit de tolérance, et je serai compréhensif et respectueux. Je serai fraternel. Tout en continuant d’être sincère, d’être loyal vis-à-vis de tous ceux qui m’ont d’ores et déjà fait confiance.
Pour rassembler il faut comprendre, il faut respecter, il faut aimer. Et le rôle d’un Président de la République c’est de rassembler. Pour moi, dans cette campagne du second tour de l’élection présidentielle, il n’y a pas deux camps, il n’y a pas deux partis dressés l’un en face de l’autre. Il n’y a pas l’UMP et le Parti Socialiste, il n’y a pas le peuple de droite et le peuple de gauche. Parce que pour moi il n’y a qu’un seul peuple qui est le peuple français. Il n’y a qu’une seule France qui est le bien commun de tous les Français. Comme il n’y a qu’une seule histoire de France qui appartient à tous les Français.
Je veux être le Président de tous les Français, qui parlera en leur nom à tous, qui les respectera et qui les aimera tous, qui s’efforcera de les rassembler, de les unir.
Nous n’allons pas élire le Président de la France de droite ou celui de la France de gauche, nous allons élire le Président de la République, et la République est à tout le monde, la République c’est nous tous.
La République c’est le contraire du sectarisme, c’est le contraire de l’intolérance, c’est le choix des valeurs universelles autour desquelles les Français peuvent s’unir.

La majorité présidentielle que je veux rassembler c’est une majorité dans laquelle tous les Français, quelles que soient leurs croyances, quelle que soit leur sensibilité, quelles que soient leurs origines, doivent pouvoir se reconnaître, doivent pouvoir retrouver cette part d’eux-mêmes, cette part de leur identité qui leur donne le sentiment qu’ils appartiennent à la même république et que ce qui les unit est plus fort que ce qui les sépare.

Quand je parle de l’autorité, de l’ordre, de l’immigration choisie, de la nation, de la valeur travail je ne parle pas qu’à la France de droite, je parle à tous les Français.

Quand je parle de la fraternité, de la justice, de la protection sociale, je ne parle pas qu’à la France de gauche, je parle à tous les Français.

L’identité nationale, la récompense du mérite, la fermeté contre la délinquance, contre la fraude, contre la violence, la lutte contre l’immigration clandestine, ce n’est pas que pour la droite. C’est pour tous ceux qui sont les premières victimes du laxisme, pour les sans papiers qui vivent dans des conditions indignes et qui sont exploités, pour tous ceux qui n’ont pas les moyens de se protéger, qui payent toujours pour les autres, qui payent pour les fraudeurs, qui payent pour les casseurs, qui subissent la violence, qui ne sont jamais récompensés de leurs efforts, qui ont besoin de la nation parce qu’ils n’ont pas la capacité d’affronter tous seuls la dureté de la vie. C’est Jaurès qui disait que la nation était le seul bien des pauvres.

Le pouvoir d’achat, la moralisation du capitalisme financier, la protection contre les délocalisations, le plan Marshall pour offrir à tous les jeunes de banlieue une formation qui débouche sur un emploi, les écoles de la deuxième chance, la sécurité sociale professionnelle, l’allocation formation pour ceux qui s’engagent à étudier, le droit opposable à l’hébergement, au logement, à la garde d’enfants, à la scolarisation des enfants handicapés, la garantie publique pour ceux qui ne peuvent pas emprunter parce qu’ils n’ont pas de relations, pour ceux dont la famille n’a pas les moyens de se porter caution, pour les malades qu’on veut faire payer plus cher parce qu’on considère qu’ils représentent un plus grand risque, la main tendue aux exclus, ce n’est pas que pour la gauche. C’est pour tous ceux qui un jour ou l’autre pourront se trouver confrontés à un accident de la vie. C’est pour tous ceux qui veulent s’en sortir mais qui ont besoin d’aide parce qu’ils ne peuvent pas y parvenir tous seuls.

L’ordre ce n’est pas que pour la droite.
Le mouvement ce n’est pas que pour la gauche.

La France est une synthèse, sans cesse recommencée. Je veux faire la synthèse de l’ordre et du mouvement, de l’autorité et de la fraternité, de la liberté et de la justice.
Si je suis élu Président de la République, tout ce que la droite républicaine n’osait plus faire parce qu’elle avait honte d’être la droite je le ferai.
Tout ce que la droite républicaine a abandonné à la gauche et à l’extrême-droite je m’en saisirai.
Tout ce que la gauche a laissé tomber, tout ce qu’elle a renié des valeurs universelles, des valeurs de la France, je le reprendrai à mon compte.
C’est ce qu’a fait le Général De Gaulle. Il disait : « la France, ce n’est la gauche, La France ce n’est pas la droite. La France, c’est tout les Français. »
Faire revivre les valeurs qui sont au cœur de notre identité, c’est nous montrer capables, de faire la synthèse que Jaurès lui même appelait de ses voeux entre l’ordre et le mouvement.

Pour parler de cette synthèse fondée faite de compréhension, de respect, d’ouverture d’esprit, de fraternité, j’ai choisi la terre de Bourgogne.
Où pourrais-je le faire mieux qu’ici ?
Où pourrais-je le faire mieux que sur cette terre où les valeurs de compréhension, de respect et de tolérance ont toujours été si présentes ?
En Bourgogne on sait ce que cela signifie la compréhension, l’ouverture d’esprit, la fraternité.
En Bourgogne où passa pendant tant de siècles la frontière entre le Saint Empire et le Royaume de France, on connaît la valeur de la tolérance, et de la synthèse.
En Bourgogne où le Nord et le Sud mêlant leurs génies, leurs intelligences et leurs sentiments ont façonné une culture à nulle autre pareille, qui est presque une civilisation et dont l’âme est dans les paysages, dans les abbayes et dans le vin.
La Bourgogne c’est le pays des grands saints et des grands orateurs qui d’une parole parviennent à changer le monde.
La Bourgogne c’est le pays de Bossuet, de Buffon et de Lamartine.
La Bourgogne c’est le pays de Saint Bernard avec la croisade des chevaliers. C’est le pays de Carnot avec les soldats de l’An II.
La Bourgogne, c’est un vieux pays où l’on travaille, où l’on prie, où l’on crée depuis des millénaires.
La Bourgogne, c’est un vieux pays où l’on ne se bat que lorsque c’est nécessaire, que lorsque l’essentiel est en jeu. C’est un vieux pays où l’on aime la vie, où l’on aime la liberté, où l’on aime la République, où l’on aime la terre qui vous a vu naître.
C’est ici, à Dijon, au milieu de la Bourgogne, au milieu de vous, que j’ai voulu me trouver ce soir, au commencent de cette campagne de second tour, pour lancer un appel au calme, à la modération et à la dignité.

Le débat entre deux projets politiques, deux visions de la France, deux conceptions de la société et de la politique les Français l’ont voulu. Il doit avoir lieu. Mais l’injure, le mensonge, le discrédit jeté sur l’adversaire au moyen de l’insinuation et de la rumeur doivent être exclus. Ils n’apportent rien au débat, ils le dénaturent, ils empêchent d’aller au fond des idées, des propositions, des convictions de chacun.
Oui, entre ces deux projets, ces deux conceptions de la société et de la politique, le débat doit avoir lieu. Il peut être, il doit être sans concession. Ce débat nous le devons aux Français. Nous le devons à la démocratie. Mais ce débat doit être digne.
Oui, nous avons des opinions, des convictions, des croyances qui sont différentes, qui sont opposées, il nous revient d’en débattre, d’en débattre librement, poliment, comme il se doit dans une démocratie apaisée où les citoyens se respectent.
Alors, pourquoi tant d’attaques personnelles, pourquoi tant de violence, pourquoi tant de haine ?

Oui, pourquoi tant de haine ? Parce que je parle de la France ? De son identité ? De ses valeurs ? Parce que ce sont devenus des gros mots ?

Pourquoi tant de haine ? Parce que je dis que dans l’identité française il y a des valeurs qui ne sont pas négociables ? Parce que je dis que l’égalité de la femme et de l’homme ce n’est pas négociable ? Parce que je dis que la laïcité ce n’est pas négociable ? Parce que je dis que la liberté de conscience ce n’est pas négociable ? Parce que je dis que le refus de la polygamie, de l’excision, du mariage forcé ce n’est pas négociable ?

Pourquoi tant de haine ? Parce que je n’accepte pas la repentance ? Parce que je ne veux pas qu’on demande aux enfants d’expier les fautes supposées de leurs pères ? Parce que je considère que la France n’a pas à avoir honte de son histoire ? Parce que je dis que la France n’a pas inventé la solution finale, ni commis de génocide et qu’elle est le pays au monde qui a le plus fait pour la liberté des hommes ?

Pourquoi tant de haine ? Parce que je dis que tous les Français n’étaient pas pétainistes ? Que des mères ont caché des enfants juifs au milieu de leurs propres enfants ? Que des résistants sont morts dans les maquis ?

Pourquoi tant de haine ? Parce que je dis que tous les colons n’étaient pas des exploiteurs, que beaucoup d’entre eux avaient passé leur vie à bâtir, à soigner, à éduquer, à cultiver un morceau de terre aride pour en tirer de quoi faire vivre leur famille et parce que je dis qu’ils étaient respectables ?

Pourquoi tant de haine ? Parce que je dis que si la France a une dette morale c’est envers eux, auxquels un jour on n’a donné le choix qu’entre la valise et le cercueil et qui ont tout perdu ?

Pourquoi tant de haine ? Parce que je dis que si la France doit une compensation, c’est aux supplétifs d’Indochine et aux harkis qu’elle la doit, eux qui ont tout perdu pour l’avoir servie ? Parce que je dis que cette dette de la France à leur égard est une dette d’honneur ?

Pourquoi tant de haine ? Parce que je dis cette vérité d’évidence que pour un Français haïr la France c’est se haïr lui-même ? Parce que je dis que ce que nous avons à offrir à ceux qui veulent devenir Français c’est la fierté d’être Français et de prendre en partage l’identité française ?

Pourquoi tant de haine ? Parce que je dis que la France ne demande qu’une seule chose à ceux qu’elle accueille, c’est qu’on l’aime et qu’on la respecte, ce qui est bien la moindre des choses ?

Pourquoi tant de haine ? Parce que je dis tout haut ce que tout le monde pense tout bas, que si l’on n’aime pas la France on n’est pas obligé d’y venir et on n’est pas obligé d’y rester, mais que lorsque l’on y reste on est tenu de respecter ses lois, ses valeurs et ses mœurs ?

Pourquoi tant de haine ? Parce que je dis que les régularisations massives et les régularisations automatiques pour les sans papiers ont des conséquences dramatiques ? Parce que je refuse ces régularisations qui constituent un formidable appel d’air pour l’immigration clandestine ? Parce que je dis que ceux qui ont été expulsés ne doivent pas obtenir de visa pendant les cinq années suivantes ?

Pourquoi tant de haine ? Parce que je dis que le regroupement familial ne doit être possible que si l’on est en mesure de faire vivre sa famille avec les revenus de son travail et pas seulement avec les revenus de l’assistance ? Parce que je dis que si l’on veut venir vivre en France il faut faire l’effort d’apprendre le Français avant de s’installer en France ?

Pourquoi tant de haine ? Parce que je ne veux pas laisser croire que la France pourrait accueillir toute la misère du monde ? Parce que je veux une immigration choisie, négociée avec les pays d’origine ? Parce que je veux que l’immigration soit suffisamment maîtrisée pour que les immigrés puissent être accueillis dignement ?

Pourquoi tant de haine ? Parce que je dis que le communautarisme qui enferme tout le monde dans ses origines n’est pas compatible avec la République et que le refus du communautarisme n’est pas négociable ?

Pourquoi tant de haine ? Parce que je dis que la laïcité ce n’est pas la haine de toues les religions mais le respect de toutes les croyances ? Parce que je dis que j’admire Jean-Paul II pour son courage, pour sa fermeté, pour le rôle qu’il a joué dans la fin du communisme en Europe, pour sa profonde spiritualité ?

Pourquoi tant de haine ? Parce que je dis cette vérité que nous sommes les héritiers de deux mille ans de chrétienté dont les valeurs ont été incorporées dans notre morale laïque ? Parce que je suis prêt à dire comme Jaurès : « le mot Dieu ne me fait pas peur » ?

Pourquoi tant de haine ? Parce que je dis que je veux tourner la page de mai 68 ? Parce que je dis que je veux en finir avec l’héritage de mai 68, avec le relativisme intellectuel et moral de mai 68 ?

Pourquoi tant de haine ? Parce que je n’accepte pas que l’élève soit l’égal du maître ? Parce que je n’accepte pas que l’on confonde la démocratisation de l’enseignement avec l’abaissement du niveau d’exigence scolaire ? Parce que je n’accepte pas que l’école ne soit plus capable de faire accéder le plus grand nombre d’enfants aux plus grandes œuvres de l’esprit humain ?

Pourquoi tant de haine ? Parce que je dis la vérité sur l’école qui est défaillante, qui ne remplit plus son rôle, qui aggrave les inégalités sociales au lieu de les compenser, qui n’assure plus la promotion sociale, qui ne transmet plus une culture commune et une morale partagée ?

Pourquoi tant de haine ? Parce que je dis cette vérité que sans une culture commune et une morale partagée, notre capacité à vivre ensemble, à nous comprendre et même à nous supporter se trouve peu à peu remise en cause ?

Pourquoi tant de haine ? Parce que je dis que je veux l’école de l’excellence qui tire les enfants vers le haut, qui tourne le dos à l’égalitarisme, qui permet aux enfants des milieux modestes d’accéder à la promotion sociale, qui aide les enfants à devenir adultes et non à demeurer de grands enfants ?

Pourquoi tant de haine ? Parce que je souhaite une école du respect où les enfants se lèvent quand le professeur entre dans la classe ? Mais où l’enfant apprendra-t-il le respect s’il ne l’apprend pas à l’école ?

Pourquoi tant de haine ? Parce que je dis qu’il faut nous donner les moyens de supprimer la carte scolaire, qui n’est pas un moyen de lutter contre la ségrégation mais qui contribue au contraire à renforcer la ségrégation ? Parce que je veux rendre la liberté de choix aux familles les plus modestes qui sont aujourd’hui les seules à ne pas avoir les moyens de contourner la carte scolaire ?

Pourquoi tant de haine ? Parce que je veux une école qui donne aux enfants le goût de l’effort intellectuel et du travail ? Mais si l’enfant n’apprend pas le sens de l’effort à l’école, où l’apprendra-t-il ?

Pourquoi tant de haine ? Parce que je parle d’autorité ? Parce que je dis que tout ne se vaut pas ? Parce que je dis que le désordre est d’abord néfaste pour les plus modestes, les plus vulnérables ? Parce que je dis qu’il n’y a pas de société possible sans autorité ? Parce que je dis que lorsque l’autorité de l’Etat n’est plus respectée, c’est la loi du plus fort qui s’impose à sa place ?

Pourquoi tant de haine ? Parce que je souhaite que l’on enseigne le civisme à l’école et parce que je dis que la crise française est d’abord une crise morale, une crise des valeurs, une crise d’identité ?

Pourquoi tant de haine ? Parce que je veux que la police fasse son métier ? Qu’elle arrête les délinquants et les fraudeurs ? Qu’elle poursuive les voyous ? Parce que je dis que la victime vaut plus à mes yeux que le délinquant ?

Pourquoi tant de haine ? Parce que j’appelle voyou un voyou ? Parce qu’un jour j’ai traité des voyous de racailles ? Mais quels éducateurs serons-nous pour nos enfants si même cela nous n’avons pas le courage de le dire ? Si tout est excusable ? Si le délinquant s’en tire toujours ? Si le petit caïd reste impuni ? Si le multirécidiviste n’est pas plus lourdement sanctionné que celui qui commet un délit pour la première fois ?

Pourquoi tant de haine ? Parce que je dis que les juges aussi doivent être responsables de leurs actes et doivent être sanctionnés quand ils commettent des fautes ? Parce que je dis qu’il est scandaleux que l’affaire d’Outreau n’ait aucune conséquence sur la carrière de ceux qui sont responsables de ce désastre judiciaire ? Parce que je dis que dans la République nul ne peut échapper à ses responsabilités ?

Pourquoi tant de haine ? Parce que je dis que je veux réhabiliter la valeur travail ? Parce que je dis que promettre de gagner plus en travaillant moins c’est mentir aux Français ? Parce que je dis que les 35 heures ont freiné la hausse des salaires ? Parce que je dis qu’elles contribuent à détruire l’emploi et qu’elles ont désorganisé le service public, notamment à l’hôpital ?

Pourquoi tant de haine ? Parce que je veux permettre à ceux qui veulent travailler plus pour gagner plus de pouvoir le faire ?

Pourquoi tant de haine ? Parce que je dis que l’assistanat est dégradant pour la personne humaine ? Parce que je souhaite que plus aucun revenu d’assistance ne soit versé à quelqu’un qui peut travailler sans qu’il soit exigé de lui en contrepartie une activité d’intérêt général ? Parce que je dis qu’aucun revenu d’assistance ne doit être supérieur au revenu du travail ? Parce que je dis qu’en payant mieux le non travail que le travail on démoralise la France qui travaille ?

Pourquoi tant de haine ? Parce que je veux augmenter le pouvoir d’achat des salaires ? Parce que je ne veux plus qu’il y ait de travailleurs pauvres qui ne peuvent pas vivre du fruit de leur travail ?

Pourquoi tant de haine ? Parce que je veux prendre à bras-le-corps le problème des conditions de travail qui amènent tant de travailleurs à la dépression ou au suicide ? Parce que je veux protéger les travailleurs contre les délocalisations ? Parce que je veux une préférence communautaire ? Parce que je veux lutter contre les dumpings et contre la concurrence déloyale ? Parce que je veux que l’entreprise qui délocalise rembourse les aides publiques qu’elle a reçues ? Parce que je veux que l’impôt sur les sociétés soit plus élevé pour les entreprises qui détruisent des emplois et qui délocalisent et que les entreprises qui créent des emplois et qui investissent payent moins d’impôt sur les sociétés ?

Pourquoi tant de haine ? Parce que j’ai dit que l’euro avait fait monter les prix ? Que l’euro surévalué pénalisait notre industrie et accélérait les délocalisations ? Que la taxation du travail était trop élevée ? Que si l’on taxait davantage le travail, les emplois partiraient ? Que si l’on taxait davantage le capital, le capital s’en irait ?

Pourquoi tant de haine ? Parce que j’ai dit que puisque l’on ne pouvait plus taxer le travail ni le capital, pour lutter contre les délocalisations il n’y avait pas d’autre moyen que de taxer moins le travail et plus la pollution et la consommation, qu’il fallait taxer moins le travailleur et plus le pollueur et le consommateur, moins la production de richesse que la richesse produite ?

Pourquoi tant de haine ? Parce que cette vérité, c’est la gauche qui aurait dû la dire et qu’elle ne l’a pas dite ?

Pourquoi tant de haine ? Parce que je dis que pour moi l’agriculture ce n’est pas fini, que l’artisanat ce n’est pas fini, que le commerce de proximité ce n’est pas fini, que la France rurale ce n’est pas fini, que la viticulture française ce n’est pas fini ? Parce que je dis que l’industrie ce n’est pas fini ? Parce que j’ai sauvé Alstom ? Parce que je dis que je ne laisserai pas partir toutes nos usines, parce que si toutes nos usines partent tout le reste partira aussi, parce que pour moi une France sans ouvrier, sans artisan, sans paysan serait une France appauvrie, appauvrie économiquement, socialement, culturellement ?

Pourquoi tant de haine ? Parce que c’est la gauche qui aurait dû le dire et que la gauche ne l’a pas dit ? Parce que la gauche aurait dû le faire et que la gauche ne l’a pas fait ? Parce que la gauche n’a pas sauvé Alstom et qu’elle a bradé la sidérurgie sous prétexte que la sidérurgie n’avait plus d’avenir ?

Pourquoi tant de haine ? Parce que je veux moraliser le capitalisme ? Parce que je veux en finir avec la pratique détestable des parachutes dorés ? Parce que je veux autant de sévérité à l’encontre des patrons voyous qu’à l’encontre des petits voyous ? Parce que je veux que les stock options soient pour tout le monde et pas seulement pour quelques-uns, parce que tous les salariés contribuent à la réussite de l’entreprise et pas seulement ses dirigeants ?

Pourquoi tant de haine ? Parce que tout cela c’est la gauche qui aurait dû s’en emparer ? Parce que je parle de Jaurès dont la gauche ne parlait plus ? Parce que je parle du travail que la gauche s’était mise à ignorer ? Parce que je parle aux travailleurs auxquels la gauche ne parlait plus ? Parce que le pouvoir d’achat, le logement, la moralisation du capitalisme c’est la gauche qui aurait dû en parler ?

Pourquoi tant de haine ? Parce que je veux que chacun puisse transmettre à ses enfants sans droit de succession le fruit d’une vie de travail et d’épargne ? Parce que je crois que la famille c’est important, que la famille ce n’est pas haïssable, que la solidarité familiale c’est la première des solidarités ?

Pourquoi tant de haine ? Parce que je ne veux pas que l’impôt puisse prendre plus de 50% du revenu ? Parce que je préfère que ceux qui réussissent reviennent en France créer de l’activité et des emplois au lieu de les créer à l’étranger ?

Pourquoi tant de haine ? Parce que je veux instaurer le service minimum dans les transports ? Parce que je ne veux plus qu’une minorité puisse prendre la majorité des citoyens en otage ? Parce que je veux faire respecter le principe fondamental de la continuité du service public ? Parce que je ne confonds pas le droit de grève avec le droit de bloquer tout le pays ?

Pourquoi tant de haine ?
Eh bien je vais vous le dire. D’abord parce qu’il y a les voyous, les trafiquants, les fraudeurs, les caïds, les bandes qui veulent faire leurs petites affaires tranquillement, qui veulent pouvoir frauder, racketter, trafiquer sans être dérangés. Il y a les casseurs qui veulent pouvoir casser en toute impunité. On n’est pas populaire parmi les voyous quand on veut faire respecter partout les lois de la République.

Ensuite, il y a ceux qui refusent obstinément de s’inscrire dans la République laïque, qui ne veulent pas séparer le spirituel du temporel. Chez ceux-là on n’est pas populaire quand on défend la laïcité.

Il y a aussi les appareils qui ont des intérêts à défendre, qui se sentent menacés par une défaite électorale et qui sont prêts à tout.

Il y a l’extrême-gauche avec son idéologie d’un autre âge, son esprit fermé, son intolérance, ses réflexes conditionnés, qui ne rassemble pas beaucoup de voix, qui est organisée, qui a ses réseaux, qui a son influence.

Et puis il y a la gauche qui ne croit plus à la politique, ne croit plus à la nation, ne croit plus à la République, ne croit plus à l’Etat.
La gauche qui ne croit plus que la politique puisse changer le monde ni même qu’elle puisse permettre d’atteindre le plein emploi.
La gauche qui n’a plus d’autre programme que la défense des droits acquis, des rentes de situation et du statu quo.
La gauche qui est dans la politique, dans les médias, dans l’administration, dans l’économie,
cette gauche qui a pris goût au pouvoir, aux privilèges, cette gauche qui n’aime pas la nation parce qu’elle ne veut plus rien partager,
cette gauche qui n’aime pas la République parce qu’elle n’aime pas l’égalité,
cette gauche qui prétend défendre les services publics mais qui ne prend jamais les transports en commun,
cette gauche qui aime tellement l’école publique qu’elle n’y met pas ses enfants,
cette gauche qui adore la banlieue mais qui se garde bien d’aller y habiter,
cette gauche qui trouve toujours des excuses aux voyous à condition qu’ils restent dans des quartiers où elle ne va jamais,
cette gauche qui fait des grands discours sur l’intérêt général mais qui s’enferme dans le clientélisme et dans le corporatisme,
cette gauche qui signe des pétitions quand on expulse des squatters mais qui n’accepterait pas que l’on s’installe chez elle,
cette gauche qui passe son temps à faire la morale aux autres sans être capable de se l’appliquer à elle-même,
cette gauche qui entre Jules Ferry et mai 68 a choisi mai 68,
cette gauche condamne la France à un immobilisme dont les travailleurs, dont les plus modestes, les plus pauvres, ceux qui souffrent déjà seraient les principales victimes.
Cette gauche condamne la France à un assistanat et à un égalitarisme généralisés qui portent atteinte à la dignité de la personne humaine et qui portent en germe la régression sociale.
Cette gauche de la bonne conscience est dangereuse parce qu’elle ne veut jamais mesurer les conséquences de ce qu’elle prône.
Elle ne veut pas voir les conséquences de l’impunité du voyou qui revient en héros dans sa cité.
Elle ne veut pas voir les conséquences du laxisme face à l’immigration clandestine.
Elle ne veut pas voir l’exploitation des clandestins dans le travail au noir qui ruine les patrons et les ouvriers qui déclarent tout et qui payent toutes leurs charges.
Elle ne veut pas voir le lien entre l’immigration non maîtrisée et les familles que l’on est obligé d’entasser dans des hôtels sordides et dangereux.
Elle ne veut pas voir l’impossibilité d’accueillir dignement toute la misère du monde.
Elle ne veut pas voir l’appel d’air que constituerait une régularisation massive et automatique des sans papiers et elle se moque des conséquences.
La bonne conscience de gauche dit que pour diminuer la fraude, il n’y a qu’à donner la gratuité aux Rmistes. Elle ne veut pas voir qu’ainsi, elle les enferme dans l’assistance. Pensez-donc s’ils retrouvent un travail il perdront le bénéfice de la gratuité c’est sans doute pour les socialistes ce que l’on appelle encourager le travail ! Les socialistes veulent toujours la gratuité comme réponse à la pauvreté. Moi je veux que les pauvres puissent gagner leur vie.

Voilà la coalition hétéroclite qui ne veut absolument pas que je sois élu. Qui est prête à tout pour faire barrage à ma candidature. Qui est prête à tout pour empêcher le débat. Qui est prête à tout pour discréditer, à tous les mensonges, à toutes les caricatures. Les insinuations, les procès d’intention, j’ai été étonné qu’on puisse en inventer autant me concernant. Les Français ne sont pas dupes de tels comportements, de telles pratiques.
L’important n’est pas là, il est dans la rencontre d’un homme et d’un peuple, dans ce miracle de l’élection présidentielle par lequel un homme cesse d’être l’homme d’un parti pour devenir l’homme de la nation, et qui est le fruit d’une exigence, d’une exigence humaine, d’une exigence morale davantage que d’une exigence politique.
La rencontre d’un homme et d’un peuple, pour y parvenir il faut ouvrir son âme et son cœur et rester sourd aux attaques, indifférent aux coups bas, aux manœuvres. Je ne dévierai pas de cette ligne de conduite.
Je ne veux me consacrer qu’à une seule chose : rassembler le peuple français autour d’un nouveau rêve français, celui d’une République fraternelle où chacun trouve sa place, où personne n’a plus peur de l’autre, où la diversité est vécue non comme une menace mais comme une richesse.
Ce rêve je sais qu’il est aussi le vôtre. Ce rêve je voudrais que nous le fassions partager à tous les Français quelles que soient leurs origines, leurs croyances, leur parti.
Ce rêve, je voudrais le faire partager à tous ceux qui aiment la France et qui pensent que c’est le bien le plus précieux qu’ils ont à transmettre à leurs enfants.
Il nous reste deux semaines pour faire partager ce rêve. Deux semaines pour que ce rêve renverse tous les conservatismes, tous les préjugés, toutes les hésitations. Deux semaines pour que ce rêve vienne à bout de toutes les angoisses, de toutes les peurs.
Deux semaines pour rendre ce rêve plus fort que les calomnies, plus fort que les mensonges. Nous avons encore deux semaines pour leur parler, pour leur expliquer, pour les convaincre, pour les mobiliser.
Nous avons encore deux semaines pour faire en sorte que ce choix soit un vrai choix.
Nous avons encore deux semaines pour montrer les véritables enjeux de cette élection.
Nous avons encore deux semaines pour faire en sorte que ce grand rendez-vous de la France avec elle-même qu’est l’élection présidentielle ne soit pas une fois encore un rendez-vous manqué comme ce fut si souvent le cas dans le passé.

J’ai besoin de vous.
J’ai besoin de vous pour que surgisse des tréfonds de notre pays ce grand mouvement populaire qui exprimera, loin des ambitions dévorantes qui suscitent tant de petitesses et de bassesses, l’ardeur d’une France qui ne veut pas mourir, qui ne veut pas s’effacer mais qui veut vivre, qui veut se relever, qui veut espérer.

Que dire de plus ? Sinon ces deux mots magnifiques :

Vive la République !
Vive la France !

23/04/2007

23/04/07 - 14:59

Pour un nouveau rêve français



Déclaration de Nicolas Sarkozy
Président de l'Union pour un Mouvement Populaire

1er tour de l'élection présidentielle
Dimanche 22 avril 2007




Mes chers compatriotes,

Ce soir, le peuple français s’est exprimé. Il l’a fait avec clarté.

Après tant de scrutins marqués par la montée de l’abstention, ce premier tour de l’élection présidentielle est une victoire pour notre démocratie. En se rendant massivement aux urnes, les Français ont exprimé leur volonté de ne laisser personne décider à leur place.

En me plaçant en tête de ce premier tour et en plaçant Madame Royal en deuxième position, ils ont marqué clairement leur souhait d’aller au bout du débat entre deux idées de la nation, deux projets de société, deux systèmes de valeurs, deux conceptions de la politique.

Ce débat, nous avons la responsabilité, Madame Royal et moi, de faire en sorte qu’il se déroule dans la clarté, dans la sincérité et dans le respect des personnes. Nous avons le devoir de donner à travers ce débat une image de dignité qui soit à la hauteur de la dignité de la fonction présidentielle. Pour ma part je ne changerai pas de ligne de conduite. Je veux dire à Madame Royal que je la respecte et que je respecte ses convictions et que je souhaite que le débat de ce second tour soit véritablement un débat d’idées. Les Français l’attendent depuis trop longtemps, le réclament avec trop de force pour qu’il soit dénaturé.

Aux 11 millions d’électeurs qui ont voté pour moi au premier tour parce qu’ils se sont reconnus dans les idées que j’ai exprimées, je veux dire merci du fond du cœur. Ils m’ont fait confiance. Je ferai tout pour être digne de cette confiance.

Tout au long de la campagne, j’ai souhaité m’adresser à tous les Français au-delà des partis. J’ai voulu parler à ceux auxquels on ne parlait plus, aux travailleurs, aux ouvriers, aux employés, aux artisans, aux agriculteurs, à la France qui donne beaucoup et qui ne reçoit jamais rien, à la France qui est exaspérée et qui souffre, celle des banlieues en difficulté, des bassins industriels en déclin, des cantons ruraux abandonnés.

J’ai voulu mettre au cœur de la politique des valeurs comme l’identité nationale, l’autorité, le travail, le mérite. J’ai voulu parler de morale. J’ai proposé la revalorisation du travail, l’école de l’excellence, la moralisation du capitalisme financier, la révolution du développement durable. J’ai dit que ma priorité était de donner à chacun le moyen d’accomplir ses rêves, de réaliser ses ambitions, de réussir sa vie.

Ces principes sont le fondement de mon projet politique. Quels que soient les obstacles, je n’y renoncerai pas, je ne les renierai pas parce que je suis profondément convaincu que l’avenir de notre pays, sa prospérité, sa place dans le monde en dépendent. Comme en dépend le bonheur des Français.

Dans les 15 jours qui restent avant le second tour, je veux dire à tous les Français qui ont peur de l’avenir, qui se sentent fragiles, vulnérables, qui trouvent la vie de plus en plus lourde, de plus en plus dure, que je veux les protéger.

Je veux les protéger contre la violence, contre la délinquance, mais aussi contre la concurrence déloyale et les délocalisations, contre la dégradation de leurs conditions de travail, contre l’exclusion. Je veux leur redonner le goût d’entreprendre, d’innover, le goût de l’aventure et du risque. Je veux pouvoir leur parler de protection sans être accusé de protectionnisme, comme je veux pouvoir leur parler de la nation sans être accusé de nationalisme.

Je veux parler à tous ceux que la vie a brisés, aux accidentés de la vie, à ceux qu’elle a usés, à ceux qui sont dans la détresse. Je veux parler aux malades, aux handicapés, aux personnes âgées, à ceux qu’une pression trop forte a épuisés, à ceux qui ont trop souffert. Je veux leur redonner de l’espérance. Je veux leur dire que la France dont je rêve est une France qui ne laisse tomber personne, une France qui est comme une famille où le plus faible, le plus vulnérable, le plus fragile a droit a autant d’amour, autant de respect, autant d’attention que le plus fort, une France où même dans celui qui n’a plus de force on reconnaît la dignité de l’homme et du citoyen.

Je veux m’adresser à tous les Français pour leur dire que la société du plein emploi est un moyen et que l’objectif c’est la société de la pleine citoyenneté. Je ne souhaite qu’une chose : rassembler le peuple français autour d’un nouveau rêve français, celui d’une République fraternelle où chacun trouvera sa place, où personne n’aura plus peur de l’autre, où la diversité sera vécue non comme une menace mais comme une richesse.

Cette France fraternelle, c’est celle qui m’a tout donné. Je lui dois tout. Et à mon tour je veux tout lui rendre. Cette France fraternelle j’invite tous les Français de bonne volonté quelles que soient leurs origines, leurs croyances, leurs partis à s’unir à moi pour qu’ensemble nous puissions la bâtir.

Vive la République !

Vive la France !

23/04/07 - 11:09

Merci



Merci, hier nous avons était plus de 85% du corps électoral à nous déplacer pour cette élection.
Un record, que nous n'avions pas vu depuis bien longtemps, 1974 pour les spécialistes. Les grandes démocraties, nous ont regardées hier soir, et on mit ce résultat en avant, car cela est rare de nos jours que les gens se déplacent autant.

Nous cherchions à savoir comment aller se reporter les votes, et voilà nous le savons plus de 31% a choisi Nicolas Sarkozy, puis à plus de 25.5% Marie-Ségolène Royal.

J'en suis heureux, tout le monde diabolisé Nicolas Sarkozy mais voilà 11 millions de gens ne sont pas de cet avis. Et quand on regarde les départements ayant portés Nicolas Sarkozy en tête on peut voir que les départements de la couronne parisienne, on votait massivement pour Nicolas Sarkozy, comme quoi, les habitants de ses banlieues n'ont pas si peur que cela de NS... et que dire des départements d'outre mer...

22/04/2007

22/04/07 - 20:02

On va gagner

SARKOZY Président


On va gagner

On va gagner

On va gagner

On va gagner

On va gagner

On va gagner

On va gagner

On va gagner

On va gagner

On va gagner

On va gagner



SARKOZY Président

21/04/2007

21/04/07 - 00:15

Dimanche on sera fixé...

Bon WE à toutes et tous, et dimanche, lorsque vous mettraient votre bulletin dans l'urne, l'un des treizes bulletins (12 candidats + 1 blanc), faites le en votre âme et conscience.
J'espère que vous ne votrez pas contre tel(le) ou tel(le) candidat(e), je pense ce genre de vote stupide au 1er tour, au second cela est logique.
Mais votait pour un projet, une conception de la société que nous propose nos 12 candidats et sachez que le candidat qui sera désigné, aura une dure responsabilité et beaucoup de boulot pour les 5ans à venir, car tous nos candidat(e)s sont de ce point de vue là honnête, la France est en très mauvaise posture.

Bon vote à toutes et à tous, et à dimanche 20h00 pour connaitre le résultat du 1er tour...
Nous verrons si les centaines de sondage que nous avons pu voir et lire depuis quelques semaines étaient juste ...

Vive la République
Vive la France

20/04/2007

20/04/07 - 11:42

Pourquoi ? ? ?

Une chose m'a surpis encore durant ses élections, pourquoi, les gens ne respectent pas les affiches des candidats.

Je reviens d'un séjour sur l'île de Saint Martin, mi française et mi hollandaise. De chaque coté de l'île, il y a des éléctions, du coté français, bien entendu présidentielle, et coté néerlandais, on élit son gouverneur.

J'ai été surpris par le contraste, du coté français des affiches d'un seul candidat, et du coté néerlandais voir français des dizaines d'affiche de tous les candidats, les gens avaient aussi mis des affiches sur leur voitures, des drapeaux etc et voilà aucune dégradation, les affiches du candidat coté français étaient intact et pourtant c'était les affiches de Nicolas Sarkozy, et du coté néerlandais pareil, voiture, affiche, drapeau, rien n'était abimé...
Quel contraste, de retour à Paris, je découvre des affiches taggés, toutes, de l'extrème gauche à l'extrème droite, même si suivant les quartiers ont peu voir que certaines affiches sont protégées.

Je me pose la question depuis quelque jours, pourquoi en France, nous ne respectons pas les affiches des candidats, le choix des gens, je pense que si je mettais des affiches de N. Sarkozy sur ma voiture, celle-ci serait vandalisé...
Pourquoi ?

20/04/07 - 10:29


Segolene_royal_methode_miracle
Vidéo envoyée par kozygolene

20/04/07 - 10:21

Discours de Nicolas Sarkozy à Marseille

Réunion publique de Nicolas Sarkozy à Marseille

Nicolas Sarkozy
Président de l'Union pour un Mouvement Populaire

Marseille - 19 avril 2007


Seul le prononcé fait foi

Mes chers amis,


Je veux vous dire mon bonheur d’être ici ce soir à Marseille pour cette dernière réunion publique avant le premier tour.
Marseille, cette ville qui ne ressemble à aucune autre, cette ville qui n’a eu d’autres rivales qu’Alexandrie, Gênes, Naples et Barcelone.
Marseille, vieille cité grecque qui depuis 26 siècles brasse les religions, les races et les cultures.
Marseille, jamais obéissante mais toujours fidèle.
Marseille, révoltée contre le comte, contre le roi, contre Paris, mais toujours patriote.
Marseille, c’est Mirabeau, ce géant qui lui ressemblait tant dont elle fit son député aux états généraux.
Marseille, ce sont les fédérés qui le 10 août montent à l’assaut des Tuileries en chantant la Marseillaise.
Marseille, c’est une offrande au ciel et à la mer. C’est une prière. C’est une histoire d’amour et un bonheur de vivre qui durent depuis 26 siècles.
Marseille, vieille cité coloniale, porte ouverte de la France sur l’Orient et sur l’Afrique, Marseille qui ressuscite toujours, Marseille qui se bat pour qu’on la désire.
Marseille, grand rêve de fraternité offerte à tous les hommes qui veulent la partager, je viens au terme d’une longue campagne puiser à ta source la force, l’énergie, l’enthousiasme sans lesquels nulle victoire n’est possible.

Nous voici à deux jours du premier tour.
Cette campagne qui aura été une épreuve de vérité.
Une épreuve de vérité pour moi. Parce qu’aller durant des mois à la rencontre des Français, à la rencontre de leurs joies et de leurs peines, de leurs espoirs et de leurs souffrances, oblige à aller jusqu’au bout de soi-même, jusqu’au bout de ses propres sentiments, au bout de son engagement et de sa sincérité.
Les joies et les peines, les espoirs et les souffrances auxquels on se trouve confronté on ne peut pas se contenter de les observer de loin, on ne peut pas les garder à distance. Pour les comprendre on doit les partager, les faire siennes.
Dans une campagne présidentielle on ne peut pas tricher, on ne peut pas faire semblant.
La rencontre d’un homme et d’un peuple, ce miracle de l’élection présidentielle par lequel un homme cesse d’être l’homme d’un parti pour devenir l’homme de la nation, c’est le fruit d’une exigence, d’une exigence humaine, d’une exigence morale davantage que d’une exigence politique.
La rencontre d’un homme et d’un peuple, pour y parvenir il faut ouvrir son âme et son cœur. C’est une communion, c’est un acte d’amour. Pour unir les Français, pour pouvoir parler en leur nom à tous, pour pouvoir les gouverner, il faut les aimer. Mais aimer c’est prendre le risque de souffrir parce que c’est abolir toutes les barrières, toutes les distances, c’est devenir plus sensible, plus vulnérable.
C’est prendre le risque de souffrir de la souffrance de l’autre, d’être malheureux des malheurs de l’autre, de nourrir son désespoir du désespoir de l’autre.
C’est prendre le risque d’ajouter la souffrance, le malheur et le désespoir de l’autre à sa propre souffrance, à son propre malheur, à son propre désespoir.
C’est prendre le risque que les blessures, les fragilités, l’interrogation de l’autre réveillent les blessures, la fragilité, les interrogations qui sont au fond de soi.
On ne sort pas indemne d’une telle campagne à cause de ce qu’elle contribue à révéler de soi-même, à cause de la profondeur des sentiments, de l’intensité de l’engagement qu’elle exige, beaucoup plus qu’à cause des insultes et des mensonges, des procès d’intention et des insinuations qu’elle oblige à subir.
Les insultes, les mensonges, j’en ai eu mon lot.
Les insinuations, les procès d’intention, j’ai été étonné qu’on puisse en inventer autant me concernant. Mais c’est, si j’ose dire, la loi du genre. Quand des candidats n’ont pas d’idée, pas d’argument, pas de conviction, quand ils ne croient en rien et ne travaillent pas, ils n’ont pas d’autre recours que l’insulte, le mensonge et l’insinuation. Je ne crois pas que les Français sont dupes de tels comportements, de telles pratiques.
Mais l’imp