J'écoute : Le ronronnement de la clim Je regarde : la photo de mon Homme Je lis : Assimil -> Anglais, il faut que je me perfectionne Je mange : un prince Je bois : un marco polo de chez mariages frères Je cite : Tout vient à point à qui sait attendre
Je vais mourir ! Ce que je vous demande, toi, en particulier ma petite maman, c'est d'être courageuse. Je le suis et je veux l'être autant que ceux qui sont passés avant moi. Certes, j'aurais voulu vivre. Mais ce que je souhaite de tout mon cœur, c'est que ma mort serve à quelque chose. Je n'ai pas eu le temps d'embrasser Jean. J'ai embrassé mes deux frères Roger et Rino. Quant au véritable je ne peux le faire hélas ! J'espère que toutes mes affaires te seront renvoyées elles pourront servir à Serge, qui je l'escompte sera fier de les porter un jour. A toi petit papa, si je t'ai fait ainsi qu'à ma petite maman, bien des peines, je te salue une dernière fois. Sache que j'ai fait de mon mieux pour suivre la voie que tu m'as tracée.
Un dernier adieu à tous mes amis, à mon frère que j'aime beaucoup. Qu'il étudie bien pour être plus tard un homme.
17 ans 1/2, ma vie a été courte, je n'ai aucun regret, si ce n'est de vous quitter tous. Je vais mourir avec Tintin, Michels. Maman, ce que je te demande, ce que je veux que tu me promettes, c'est d'être courageuse et de surmonter ta peine.
Je ne peux en mettre davantage. Je vous quitte tous, toutes, toi maman, Serge, papa, en vous embrassant de tout mon cœur d'enfant. Courage !
Votre Guy qui vous aime.
Guy
Dernières pensées : Vous tous qui restez, soyez dignes de nous, les 27 qui allons mourir !"
il parait qu'on a retrouvé la lettre de guy moquet dans la poche dee la sans papier chinoise s'est defenestrée.
Elle croyait peut etre nous attendrir? seulement ce qu'elle ne sait pas c'est que nous sommes dans un etat de droit et qu'il existe des lois ici... et que le president a été élu au suffrage universel pour appliquer son programme.
Sans une contextualisation rigoureuse, je ne vois malheureusement pas l'intérêt civique de cette lettre - bien sûr, la charge émotive y est très forte et là on rejoint le post de Cyril 34 sur les risques de méprise et d'assimilation au suicide des adolescents.
La lettre en elle-même n'a effectivement pas d'intérêt sans la contextualisation.
Guy Môquet est un martyre, parmi d'autres, dont le nom a été mis en exergue parce que le Parti Communiste a voulu, après coup, qu'il en soit ainsi. Cela n'enlève rien à l'émotion que peuvent susciter la lettre et l'exécution ordonnée par l'occupant allemand, ni à l'acte de bravoure que peut constituer la distribution de tracts communistes, alors que le parti était interdit.
Mais, alors que les enseignants d'histoire disposent d'environ 6 heures pour traiter de la Seconde Guerre mondiale (dont 2 heures pour la France dans la Seconde Guerre mondiale) en fin de programme de la classe de première, de deux heures pour traiter le thème "Bilan et mémoires de la Seconde Guerre mondiale" en classe terminale, et alors que le programme (dans la dernière partie du programme) et alors que le XXe siècle n'est pas traité dans le programme de la classe de seconde, cette lecture, qui demande une longue explication, ne me paraît pas opportune.
J'ai aussi une autre objection : pourquoi les enseigants devraient-ils objecter à un désir du président de la République pour étudier un texte à un moment précis, texte qui n'est en rien fondateur et qu'aucun historien n'admet comme un des grands textes de référence de l'histoire (c'est un texte parmi d'autres, sans plus ; mieux vaut s'attarder sur l'appel du 18 juin de De Gaulle, me semble-t-il) ?
Enfin, je livre ici cette réflexion, publiée dans "Le Monde" voci quelques mois :
Guy Môquet : le mythe et l’histoire?Le Monde
Le 23.06.07
"De Jeanne d’Arc à Bara, les usages politiques de figures héroïsées sont classiques. Tous les régimes, tous les partis, tous les pays usent d’un procédé qui n’est pas avare d’arrangements avec la réalité historique. Pour exalter des vertus nationales, morales, patriotiques ou donner en modèle l’exemplarité de leurs destins, on accapare des figures symboliques qu’on n’hésite pas à parer de valeurs contradictoires.
Le destin du jeune Guy Môquet, fusillé par les Allemands à l’âge de 17 ans, le 22 octobre 1941, n’échappe pas à cette règle. “Je laisserai mon souvenir dans l’histoire car je suis le plus jeune des condamnés”, aurait confié Guy Môquet à l’abbé Moyon, qui assista les otages de Châteaubriant. De fait, dès l’Occupation, il a été célébré comme un martyr et nombre de groupes de partisans se sont réclamés de lui.
Dans l’immédiat après-guerre, avec les “27 de Châteaubriant”, il a incarné les valeurs résistantes et le sacrifice du “Parti des fusillés”. Et puis le temps a passé, la Résistance a perdu la place prééminente qui était la sienne dans la mémoire nationale. Le nom de Guy Môquet, comme ceux de Jacques Bonsergent ou d’Estienne d’Orves, a perdu son sens pour la plupart des gens.
De façon inattendue, la dernière campagne électorale a ramené Guy Môquet sur le devant de la scène médiatique par les citations d’un candidat qui, élu président, a tenu à faire lire le jour de sa prise de fonction la dernière lettre du jeune homme près d’un autre lieu symbolique : la cascade du bois de Boulogne où une cinquantaine de jeunes gens désireux de participer aux combats de la capitale furent fusillés en août 1944.
L’initiative a suscité des réactions variées - indignation, satisfaction ou curiosité -, sans que la réalité historique soit pour autant interrogée. Au contraire, on a vu ressurgir à cette occasion les stéréotypes et clichés d’une “histoire” de la Résistance et du PCF qu’on croyait définitivement rangée au magasin des mythes et légendes.
Faire de Guy Môquet et de ses vingt-six camarades des “résistants de la première heure” relève de la téléologie, puisque la plupart d’entre eux ont été arrêtés en un temps où le PCF, pris dans la logique du pacte germano-soviétique, était tout sauf résistant. Après avoir mis au rayon des accessoires son antifascisme, condamné une guerre devenue “impérialiste” et appelé plus ou moins ouvertement au sabotage de l’effort de guerre au printemps 1940, le Parti a profité de l’effondrement militaire de la France et de la chute de la République bourgeoise pour prendre à l’été 1940 une série d’initiatives qu’aucun martyre ultérieur ne saurait effacer : tractations avec les autorités d’occupation pour la reparution de la presse communiste dont les arguments désormais connus donnent une idée du “patriotisme” du Parti.
Guy Môquet, arrêté le dimanche 13 octobre 1940 à la gare de l’Est par trois policiers de la préfecture de police, agissant “sur indication”, revendique dans sa déposition avoir voulu remplacer son père, le député communiste Prosper Môquet, militant depuis 1925, élu lors des élections de 1936, invalidé et condamné par la IIIe République pour son refus de désavouer le pacte germano-soviétique.
Jeune lycéen exalté, il a dès son plus jeune âge baigné dans une culture politique bolchevique, porteur de la tradition familiale stalinienne, par ses parents, par ses oncles et tantes qui travaillent pour l’appareil clandestin du Parti. Les tracts qu’il distribue en cet été-automne 1940 s’inscrivent totalement dans la ligne du Parti et n’appellent donc pas à la résistance.
Prisonnier de la logique d’un parti enfermé dans les compromissions de l’alliance Staline-Hitler, Guy Môquet n’a pas pu être le “résistant” qu’on célèbre à tort. Ses camarades des Jeunesses communistes ont en revanche constitué, à l’été 1941, après l’offensive de la Wehrmacht contre l’Union soviétique, le fer de lance de la lutte armée initiée dans la plus totale improvisation par le Parti.
Les premières agressions contre des soldats allemands par les jeunes militants des Bataillons de la jeunesse vont provoquer des représailles sanglantes codifiées en septembre 1941 par le décret Keitel. C’est l’attentat du 20 octobre 1941 contre le Feldkommandant de Nantes, abattu par un commando de trois jeunes communistes venus de Paris, qui est la cause directe de la fusillade des 27 de Châteaubriant et de 21 autres otages originaires de la région, à Nantes et au Mont-Valérien, le 22 octobre.
En dépit de la tentative du ministre de l’intérieur Pucheu pour orienter le choix des Allemands vers des communistes, c’est bien l’occupant qui désigna en dernier ressort les fusillés - Hitler dans un premier temps exigeait 150 exécutions - parmi les emprisonnés et internés à disposition dans les camps et prisons. Pour ce choix, il appliqua le décret Keitel en respectant une vague proportionnalité dans l’ordre des responsabilités : des jeunes, des communistes, des gens originaires de Nantes.
Accaparer cette tragédie à son seul profit et pour sa seule gloire, comme l’a fait le PCF depuis 1942, relève de la récupération politique. Les otages fusillés n’étaient pas tous communistes, Guy Môquet n’était pas le seul jeune… On chercherait en vain dans les discours prononcés à Châteaubriant, sur les plaques et dans les écrits dressés à la gloire de la résistance communiste, les noms de Christian Rizzo, Marcel Bourdarias, Fernand Zalkinov et leurs camarades, arrêtés, jugés, condamnés et exécutés au printemps 1942 pour avoir fait ce que Guy Môquet, en communiste discipliné, n’avait pas fait.
Ces jeunes militants commirent les premiers attentats sur ordre d’un parti qui mit des années à en assumer la paternité après avoir calomnié leurs auteurs (”ceux qui ont tué le Feldkommandant Hotz sont ceux qui ont incendié le Reichstag”), avant de les effacer purement et simplement de la mémoire. Si la dernière lettre de Guy Môquet est émouvante, les leurs ne le sont pas moins, mais personne ne rappelle leur mémoire…
Jacques Duclos, qui transmit à Aragon les lettres des 27 avec cette injonction : “Fais de cela un monument”, fut à l’origine d’un petit arrangement avec l’histoire qui consista à mettre en pleine lumière des militants arrêtés avant la rupture du pacte germano-soviétique et à rejeter dans l’ombre mémorielle ceux dont l’attitude soulignait trop crûment les aspects les moins avouables d’un passé que le PCF devenu patriote, républicain et résistant voulait faire oublier.
Avec le sang des otages, le Parti communiste lavait une des périodes les plus troubles et ambiguës de son histoire en même temps qu’il dressait un obstacle moral à toute critique de son attitude. Si les mythes sont aussi importants que la réalité, l’histoire existe pour rappeler cette réalité, aussi tragique ou décevante soit-elle…"
Jean-Marc Berlière est professeur d’histoire contemporaine à l’université de Bourgogne, chercheur au Cesdip (CNRS/ministère de la justice).
Nous qui restons, sommes nous dignes d'eux ?
Je n'en suis pas si sûr, et en particulier, est-il digne d'utiliser la mémoire d'un gamin qui aujourd'hui conchierait sûrement allègrement notre petit président ?
En l'honneur de Guy Môquet, refusons de lire en public la dernière lettre privée à sa famille.
Quand tu fais oeuvre de propagande, essaie au moins de ne pas faire de fautes !
On voit le respect que tu portes à cette histoire, t'es même pas foutu d'ecrire son nomm sans faute !
Mister B. (visiteur)
22/10/07 - 15:22
effectivement c'est très drôle de voir tout ces fascistes, pardon, hommes respectables de droite, se branler sur la mémoire de Guy Môquet, alors que remis dans le contexte d'aujourd'hui ca serait un petit Anar fumeur de pétards.
Quand le suivisme aveugle des fans du président leur enlève toute once de sens critique.
déteste ton prochain, meurt pour ton leader et pour le libéralisme....
Sarko veut redorer le blason du PC et de l'extrême gauche en valorisant ce militant communiste et ce afin de pomper des voix au candidat du PS au PREMIER tour des présidentielles de 2012 vers les candidats communistes.
En effet Sarko préfère avoir Bayrou comme opposant au DEUXIEME tour plutôt qu'un candidat socialiste qui ratisserait plus large que Bayrou et risquerait de l'emporter sur lui surtout qu'il y aura nécessairement des déçus du sarkozysme en 2012 !
laugure (visiteur)
23/10/07 - 22:31
Mon sens de l'ouverture me conduit à penser aux gaullistes, qui doivent certainement se demander pourquoi on ne les honorent pas, eux qui n'attendirent pas juin 1941. http://c
j habite calais et a cette date je viens de lire le nord littoral qui et un journal du nord et il y a des lettres des personnes qui on ecrit a leurs proche avant de partir mourir ce faire fusillier a des ages tres jeunes qui non pas eu le temps de vivre et eduquée leurs enfants je trouve sa injuste je n'ai pas trouvé de mots pour dire ce que j'ai ressentie en lissant ces lettre il ne disent meme pas s'y il ont ete rapatrier comme c'etait leurs souhait avant de partir il sont actuellement a loos je ne comprend pas la mechanceter des gens ma penser et de reflechir avant de donner des opinions sur certaines choses par exemple il faut arreter d'etre mechants pour certains il ont le bonheur et la chance de finir leurs beau jours avec une santer de fer et vive avec beaucoup de gentilesse pour d'autre il gache leurs vie a faire des cancans voyait vous la chance que vous avait si la santer vous suis moi je voulais vous dire soyer heureux d'etre en vie et en bonne santer pour certains et ne la gachée pas ne vous occuper que de vous si ses le qu'a partagée votre bonheur avec vos proche car pour certains sa n'a pas ete le qu'a mon dernier mots serait vivait heureux et profiter des bonne chose de la vie la santé avant tous on et née pour vivre notre vie alors foncée droit devant vous bonne chance pour tous le monde vous vous levée le matin avec le chant des oiseaux car vous avait le bonheur d'entendre les bruits se nes pas pour tous le mondes vous voyer les belle choses de la vies la nature et bien d'autres vous avait les mains et les pieds pour ressentir se que vous touchers car d'autres non pas la meme chance vous etes enfants et adulte reflechissez avant d'agir et arreter de faire souffrir les autres je vous demande simplement de lires et a vous de vous faire une opinions seul. tous le monde ses que cela existe non je n'es jamais ete pres de la morts et je vie ma vie comme tous le monde mes je me dits la vie et s'y belle a vivre pourquoi la gachée a vous de voir
21/10/07 - 20:22
"Guy Moquer"
C'est pas beau de se moquer de Môquet !
karedig